Nantes. La fresque en hommage à Steve dégradée

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Il y a des actes qui scandalisent suffisamment pour faire l’unanimité contre eux ; ainsi en-est-il de ce qu’il s’est passé récemment à Nantes, où une fresque en hommage à Steve a été abîmée une première fois, avant d’être presque définitivement dégradée cette semaine.

La fresque avait été réalisée, il y a plusieurs mois, sur le mur d’un entrepôt du port de Nantes, par le collectif d »extrême gauche Nantes Révoltée, sans que l’on sache si elle avait été graphée avec ou sans l’accord des propriétaires des murs. Néanmoins, elle semblait plutôt faire consensus.

Une fresque réalisée suite à la mort de Steve Maia Caniço, un jeune homme de 24 ans, retrouvé mort noyé après la fête de la musique du 21 juin 2019, dans des circonstances jamais réellement élucidées à ce jour.

Cette fois-ci, les individus qui ont dégradé la fresque ont utilisé de la peinture et du goudron, rendant la restauration particulièrement compliquée. Et semblent avoir revendiqué leurs actes en peignant une croix celtique, ainsi que des noms : Mila, Marin, Esteban, et le mot Justice, sans que l’on comprenne toutefois bien le rapport avec Steve.

« Ces idiots ont réussi à faire l’unanimité contre eux » nous commente un observateur de la vie politique locale. « Dégrader une fresque hommage à un mort, c’est comme profaner une tombe, il y a des choses que l’on ne fait pas. Là, ils font du collectif Nantes Révoltée, qui a réalisé la fresque, presque des victimes aux yeux de l’opinion publique, alors même que ce collectif n’hésite pas lui aussi à revendiquer dans tout le centre-ville des tags, et des dégradations, en permanence. Ils auraient voulu s’y prendre plus mal qu’ils n’auraient pas pu.»

Même Valérie Oppelt, député LREM y est allée de son tweet pour soutenir la fresque réalisée par les grapheurs d’extrême-gauche.

Idem du côté de Johanna Rolland (pour qui cet acte pourrait être pain bénit : en attirant l’attention vers la profanation, elle évite qu’on pose la question de la responsabilité de la ville de Nantes dans l’organisation dangereuse de la Fête de la Musique) :

La fresque sera refaite, puisqu’en quelques heures, Nantes Révoltée – qui s’était fût un temps félicité de la profanation d’un monument aux morts à Nantes – a récolté plus de 2000 euros suite au lancement d’une cagnotte.

Cependant, si la Ville n’a pas bien assuré la sécurité des personnes le 21 juin dernier, elle se soucie de celle des lieux : l’endroit est l’un des plus vidéosurveillés de Nantes (voir ci-dessous extrait d’une carte réalisée par Nantes sous surveillance). Grâce aux caméras municipales, on devrait vite connaître le ou les auteurs du graffiti.

Acte idiot et lâche isolé, ou possible barbouzerie histoire de semer le trouble politique à Nantes ? Impossible de le savoir. Une chose est certaine : il faut être tomber bien bas pour attenter à la mémoire des morts….

YV

Crédit photo : Breizh Info
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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