Saint-Nazaire. Déjà 13 fusillades en 2020, encore des coups de feu à la gare

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Suite aux fusillades du 30 et 31 juillet dernier à Plaisance et au Petit Caporal, où deux personnes ont été blessées – un homme déjà très défavorablement connu de la justice et une fillette de 12 ans, atteinte au mollet par une balle perdue – de nouveaux coups de feu ont retenti ce 4 août vers 23h au pôle d’échanges multimodal de la gare de Saint-Nazaire.

L’inquiétude en ville de St Nazaire

Selon les témoins, un homme serait arrivé en moto et aurait tiré sur un autre, qui attendait au droit des arrêts de bus. Suite aux tirs, un groupe d’individus en aurait tabassé un autre, avec des casques et des lattes de bois. A l’arrivée des policiers, tout le monde s’est dispersé.

Ce 5 août, dans les bus qui sillonnent la ville portuaire, les vigiles étaient inquiets : « il y a beaucoup de tensions, pour l’instant ils n’ont pas encore tiré sur les bus, mais qui sait, on est très inquiets », confiait l’un d’eux près de l’Hôtel de ville. Un autre préférait braver la tempête : « armé ou pas, j’en vois un, je le jette du bus, on est là pour ça ». Ambiance…

Cette fusillade près de la gare est la 13e de l’année à Saint-Nazaire. Spécificité locale, les épisodes avec plusieurs fusillades dans divers quartiers dits « sensibles » de Saint-Nazaire. Par exemple, cinq épisodes ont eu lieu le 28 juin dernier, rue de Saint-Nazaire à Saint-Marc sur Mer (déjà visé dix jours auparavant), à la Berthauderie, au Petit Caporal devant un bar à chicha, et à la Bouletterie où une bande de jeunes délinquants armés de divers objets contondants s’est ruée dans une cage d’escalier rue Annie Girardot ; des tirs ont retenti et une locataire a été blessée.

Suite aux fusillades du 30 et 31 juillet dernier à Plaisance et au Petit Caporal, où deux personnes ont été blessées – un homme déjà très défavorablement connu de la justice et une fillette de 12 ans, atteinte au mollet par une balle perdue – de nouveaux coups de feu ont retenti ce 4 août vers 23h au pôle d’échanges multimodal de la gare de Saint-Nazaire.

Selon les témoins, un homme serait arrivé en moto et aurait tiré sur un autre, qui attendait au droit des arrêts de bus. Suite aux tirs, un groupe d’individus en aurait tabassé un autre, avec des casques et des lattes de bois. A l’arrivée des policiers, tout le monde s’est dispersé.

Ce 5 août, dans les bus qui sillonnent la ville portuaire, les vigiles étaient inquiets : « il y a beaucoup de tensions, pour l’instant ils n’ont pas encore tiré sur les bus, mais qui sait, on est très inquiets », confiait l’un d’eux près de l’Hôtel de ville. Un autre préférait braver la tempête : « armé ou pas, j’en vois un, je le jette du bus, on est là pour ça ». Ambiance…

Cette fusillade près de la gare est la 13e de l’année à Saint-Nazaire. Spécificité locale, les épisodes avec plusieurs fusillades dans divers quartiers dits « sensibles » de Saint-Nazaire. Par exemple, cinq épisodes ont eu lieu le 28 juin dernier, rue de Saint-Nazaire à Saint-Marc sur Mer (déjà visé dix jours auparavant), à la Berthauderie, au Petit Caporal devant un bar à chicha, et à la Bouletterie où une bande de jeunes délinquants armés de divers objets contondants s’est ruée dans une cage d’escalier rue Annie Girardot ; des tirs ont retenti et une locataire a été blessée.

Une justice qui ne suit pas

Le quartier de la Bouletterie concentre à lui seul quatre fusillades, dont une par un commando armé de Kalachnikov en 2018, rue des Frênes, près de l’un des plus importants points de deal de l’agglomération. Trois autres ont eu lieu au Petit Caporal depuis fin 2018, une à la Berthauderie (28 juin 2020), deux à la Trébale (en 2020, le 30 juillet donc et le 20 mai), deux à Saint-Marc aux abords immédiats du 41, avenue de Saint-Nazaire (juin 2020) et une place des Droits de l’Homme dans le cœur de la ville, le 9 juillet 2019 ; c’est encore là un important point de deal.

Le quartier de la gare a connu deux fusillades, l’une en mars 2020 rue Cardurand sur la voiture d’un homme venu de Laval avec un complice récupérer dix kilos de résine de cannabis, selon les explications d’un de ses proches à la police, l’autre le 3 août dernier suivie d’un tabassage en règle.

« Saint-Nazaire connaît le même phénomène que Nantes pour la même raison : la drogue, des gangs de quartier, sans oublier la faune nantaise qui prend du champ et vient aussi à Saint-Nazaire maintenant », commente un policier nazairien. « Rien ne nous permet d’affirmer que ça va se calmer, d’autant qu’il y a une sorte d’omerta ici, notamment au niveau politique, qui ne permet pas de prendre la mesure des événements. Comme Nantes, Saint-Nazaire n’est plus, et depuis longtemps, une ville où il fait bon vivre ».

D’autant que la justice se montre aussi assez laxiste : en mai dernier, deux suspects d’une fusillade le 20 mai 2020 à la Trébale ont tous deux été relaxés au bénéfice du doute. Le 5 août dernier, le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a relaxé un jeune homme de 22 ans, dans la voiture duquel a été trouvé un pistolet de calibre 9 mm, et ce bien qu’il ait tenté de prendre la fuite, et ait refusé mordicus de donner le nom des autres passagers de la voiture, ainsi qu’à qui elle appartenait – il n’avait pas les papiers du véhicule. Le parquet a fait appel de la décision.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
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