Nantes. Pour la Messe : manif maintenue et déplacée, messe interdite

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Dimanche dernier, la manifestation inaugurale du mouvement de fidèles catholiques pour le rétablissement des messes publiques, et partant, de la liberté de culte, a réuni 700 personnes à Nantes, signant le début d’un mouvement devenu national. Cependant, la réédition de la manifestation ce dimanche semblait plus compliquée, devant la volonté d’obstruction des pouvoirs publics.

La manifestation a été déplacée place Graslin, à 10h30 – les pouvoirs publics ont ainsi interdit aux fidèles le parvis de la place Saint-Pierre. Les organisateurs ont transmis un communiqué de presse au sujet du changement de lieu imposé par la Préfecture : « Le choix de ce lieu [le parvis de la cathédrale] était hautement symbolique car il est l’endroit par excellence du rassemblement chrétien. La suspension du culte public engendre beaucoup de souffrance et d’incompréhension parmi les fidèles [qui] se voient maintenant refuser de venir manifester sur le parvis de la Cathédrale pour raisons de sécurité […] le collectif […] dénonce une mesure abusive et arbitraire de la part de la Préfecture ».

Par ailleurs, la préfecture de Loire-Atlantique menace d’envoyer les forces de l’ordre verbaliser les manifestants des rassemblements.

« Techniquement, on peut manifester mais si on prie, on chante des cantiques ou on fait une messe, les amendes de 135 € pleuvront au lieu de la manne céleste », décrypte un manifestant de dimanche dernier, lui-même membre des forces de l’ordre. Ce qui ne l’arrête pas : « J’irai manifester et prier, au risque de prendre une amende. La peur d’une amende, à 135 € ou plus ne doit pas nous empêcher de nous battre pour les messes et l’accès aux sacrements ».

Ce dimanche, outre la manifestation de Nantes (10h30 place Graslin), il y a en Bretagne d’après la carte maintenue à jour, des manifestations à Rennes (Saint-Melaine 17h), Saint-Malo (Cathédrale 15h30), Saint-Brieuc (Place St Michel 15h15), Vannes (Cathédrale, 11h), Sainte-Anne d’Auray (basilique, 14h30). Dans les départements limitrophes citons Caen (Préfecture 16h30), Lisieux (Cathédrale, 16h), Angers (Cathédrale, 12h), la Roche sur Yon (St Louis, 10h45) et Luçon (Place du Général Leclerc, 15h).

Le pouvoir opposé aux messes publiques de la FSSPX, mais peut-il les interdire ?

Par ailleurs la FSSPX a déposé en Préfecture l’organisation d’une messe publique en plein air, cours Saint-Pierre, à 9 h du matin. La préfecture s’y est opposé et a signifié l’interdiction de la manifestation ce vendredi soir, la FSSPX a immédiatement lancé un référé. D’autres messes en plein air de la FSSPX à Bergerac, Vichy et Clermont-Ferrand ont aussi été interdites, et la FSSPX a lancé des référés.

D’ailleurs, si certains médias affirment désormais que les « prières de rue », comme le ministère de l’Intérieur semble traiter ces manifestations, sont interdites, les mêmes médias rappelaient d’un bel ensemble il y a quelques années que les prières de rue ne sont pas interdites… faute de loi pour les interdire. Et en France, ce qui n’est pas interdit par la loi, est autorisé.

Macron et son gouvernement font-ils la « guerre » au coronavirus ou aux messes ?

Néanmoins, la mobilisation des fidèles semble avoir précipité aussi l’annonce d’une concertation ce lundi entre le gouvernement et les évêques qui laisse entrevoir le retour des messes publiques. « Se concerter pour négocier une liberté publique, c’est grotesque », affirme un autre fidèle nantais. « Les libertés se vivent ou s’abandonnent, c’est un tout, et elles sont déjà largement malmenées par les règles absurdes du confinement ».

La France s’enorgueillit effectivement, pour des raisons sanitaires, d’autoriser la vente de pyjamas pour enfant de deux ans mais interdire ceux pour enfants de trois ans et plus, d’autoriser les enterrements à 30 fidèles et les mariages à six, mais interdire les messes dominicales… A se demander si le pouvoir d’Emmanuel Macron n’est pas en guerre contre le coronavirus, mais contre les prières, les messes et ses propres citoyens ?

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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2 Commentaires

  1. Je pose souvent 3 questions aux catholiques, dont je fais partie même si je ne suis que rarement pratiquant :
    1- pourquoi le pape Ratzinger a-t-il été remplacé par Bergoglio, alors qu’il était et qu’il est toujours en pleine forme ? C’est une première dans l’histoire de la papauté, sauf si l’on prend en compte les papes qui se sont fait assassiner (le dernier en date étant Jean-Paul 1er) ?
    2- pourquoi le pape actuel n’a jamais protesté contre la privation de la liberté fondamentale qui consiste à avoir le droit de pratiquer son culte, en l’occurrence participer à la messe à l’église ?
    3- pourquoi le pape actuel s’est-il précipité, comme la plupart des dirigeants occidentaux, pour se féliciter le la (soit-disant) élection de Biden, alors que la phase judiciaire des élections américaines suit son cours et aboutira probablement à une décision de la Cour Suprême des USA ?

  2. Poser ces trois questions revient à y répondre et à poser une dernière question: »Mais qui est réellement ce « pape »? »

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