Second confinement. Des Français évoluant entre transgression et dépression ?

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Comment les Français perçoivent-ils le second confinement mis en place depuis quelques semaines ? Une étude de l’Ifop s’est penchée sur leurs comportements.

Un second confinement difficile à vivre pour certains…

Avec l’annonce du second confinement le 30 octobre dernier, on se doute aisément que le moral n’est pas au mieux dans la population française. Une *enquête menée par l’Ifop pour Consolab les 4 et 5 novembre vient largement confirmée cette intuition. Le sondage révèle par exemple que 60 % des interrogés ont transgressé au moins une fois le confinement. Une part supérieure de 27 points à celle observée sur les six premières semaines du premier confinement au printemps. Un signe que la patience s’érode ?

Concernant les attestations de déplacement, 24 % des sondés déclarent les avoir utilisées pour d’autres motifs que ceux indiqués (24%). 17 % avouent également s’être promenés au-delà de la limite autorisée d’une heure (17%) tandis que 23 % ont aussi vu des membres de leur famille chez les uns ou les autres, et 20 % des amis.

Outre cette moindre acceptation des mesures anti-Covid-19 en cet automne par rapport au premier confinement, notamment au niveau des interactions sociales, les Français seraient aussi impactés sur le plan psychologique.

Des Français tristes et dépressifs ?

Ce second confinement serait ainsi plus difficile à supporter puisque 28 % des interrogés reconnaissaient ne pas avoir le moral au début de ce mois de novembre. Une hausse de 8 points par rapport au mois d’avril. À titre de comparaison, cette proportion n’atteignait que 16 % en novembre 2019, quelques mois avant cette pandémie qui a tout bousculé…

Toujours au niveau psychologique, le sondage indique que ce nouveau confinement aurait contribué à développer une usure psychologique générale. L’anxiété parmi les individus interrogés a progressé de 7 points par rapport au printemps 2020 pour toucher désormais 27 % d’entre eux. 38 % disent être sujets à des troubles du sommeil (+ 6 points) et 12 % seraient victimes de dépression (+ 3 points). À souligner aussi que les femmes sont davantage affectées que les hommes pour l’ensemble de ces maux.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant qu’une majorité de Français (52 %) avouent se sentir plus tristes que d’habitude. Une proportion qui atteint 60 % chez les femmes, 56 % chez les jeunes et 54 % chez les personnes confinées seules. Plus inquiétant encore, l’étude précise que 36 % des sondés ont été frappés par un sentiment de désespoir avec l’annonce du second confinement. Une nouvelle fois, les femmes semblent être les plus fragiles (41 %) sur le plan psychologique.

Le télétravail pas toujours appliqué… ni réclamé

Enfin, les résultats de cette enquête portant sur la question du télétravail rapportent que ce dernier n’est pas toujours mis en place par les entreprises malgré son obligation émise par le gouvernement. Actuellement, sur l’ensemble des postes totalement accessibles en télétravail, moins de la moitié des sondés travaillent tous les jours depuis leur domicile. Ils sont 40 % à alterner le télétravail et le présentiel, tandis que 14 % d’entre eux se rendent même chaque jour dans les locaux de la société qui les emploie.

Ajouté à cela, 27 % des salariés expliquent qu’ils ont été contraints par leur hiérarchie de venir sur leur lieu de travail alors que ce déplacement ne s’imposait pas. Mais ils sont peu nombreux à faire des vagues puisque seulement 11 % des salariés se sont déjà plaints auprès de leur syndicat sur cette question.

Toutefois, ce constat peut être nuancé par le fait que certains employés préfèrent parfois alterner le télétravail et le présentiel, qu’il s’agisse d’une volonté de maintenir le lien social ou dans un souci d’efficacité professionnelle.

*Sondage réalisé en ligne auprès d’un échantillon national représentatif de la population âgée de 18 ans et plus et résidant en France métropolitaine: 2030 Français dont 1097 salariés français.

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/Concord90)
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2 Commentaires

  1. La faute à qui avec ces mesures stupides ? Ex ; déplacement « interrégionaux » interdits. De chez moi, je peux donc faire 500 kms du nord au sud d’une région particulièrement étendue (Rhône-Alpes), en revanche je ne peux pas me rendre dans ma région d’origine remettre le chauffage dans une maison inoccupée pour la préserver du gel, située à 300 kms parce que, dans le second cas, je change de région mais pas dans le premier. Il faut arrêter de nous prendre pour des billes et de nous casser les noisettes en permanence, ce que Macron s’évertue à faire depuis son élection et ça fait 3 ans que c’est la chienlit en France.

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