Fusion nucléaire. Et si le soleil artificiel chinois était l’invention du 21ème siècle ?

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Une information qui aurait dû faire la Une de tous les journaux et qui n’est pourtant relayée essentiellement que dans la presse scientifique :

Début décembre, la Chine a annoncé avoir mis en route avec succès un « soleil artificiel », en réalité un réacteur à fusion nucléaire qui permettrait de fournir de très grandes quantités d’énergies.

L’appareil, appelé HL-2M Tokamak, est capable de fonctionner à 150 millions de degrés Celsius soit une température presque trois fois plus élevée que la version précédente, le HL-2A, selon la China National Nuclear Corporation (CNNC), citée par le China Morning Post.

La fusion : L’invention du 21ème siècle ?

Le processus de fusion est le contraire de la fission, ce processus utilisé dans les armes atomiques et les centrales nucléaires qui divise le noyau en fragments pour libérer une énorme quantité d’énergie. La fusion ne crée pas non plus de déchets radioactifs et est moins sujette aux accidents et aux vols de matières nucléaires potentiellement dangereuses. L’un des plus gros inconvénients de la fusion, cependant, est son coût exorbitant en raison de son processus difficile.

Néanmoins, si la Chine réussit cette prouesse avant tout le monde, il pourrait s’agir dès lors de la plus grande invention du 21ème siècle, puisqu’elle aura des répercussions immédiates sur le monde entier et sa capacité à produire de l’énergie.

Avec une maitrise de la fusion, exit l’éolien, le photovoltaïque et toutes les énergies dites « renouvelables » mais qui seront dépassées par les possibilités permises par la fusion.

« Les scientifiques chinois ont commencé à travailler sur le projet dès 2006, avec le développement de variantes plus petites du réacteur à fusion nucléaire. Ce projet ne sera pas uniquement destiné à la Chine puisque les scientifiques prévoient d’utiliser le réacteur pour collaborer avec leurs homologues français qui travaillent sur le réacteur expérimental thermonucléaire international, le plus grand projet de recherche sur la fusion nucléaire au monde qui doit être achevé d’ici 2025 » indique le journal Tamateo.

Les avantages de la fusion selon IRE

Voici les avantages de la fusion donnés par le projet ITER que nous vous invitons à découvrir ici.

Une énergie abondante : A masse égale, la fusion d’atomes légers libère une énergie près de quatre millions de fois supérieure à celle d’une réaction chimique telle que la combustion du charbon, du pétrole ou du gaz, et quatre fois supérieure à celle des réactions de fission nucléaire. La fusion peut fournir l’énergie de base nécessaire pour satisfaire les besoins en électricité de nos villes et de nos industries.
Pérennité : Les combustibles de fusion sont universellement disponibles et quasiment inépuisables. Le deutérium peut être obtenu à partir de l’eau ; le tritium sera produit pendant la réaction de fusion lorsque les neutrons issus de la fusion des noyaux interagiront avec le lithium des modules placés dans la chambre à vide. (Les réserves de lithium dans la croûte terrestre permettraient l’exploitation de centrales de fusion pendant plus de 1 000 ans ; celles des océans pourraient répondre aux besoins pendant des millions d’années.)

Aucune émission de CO₂ : La fusion ne génère pas de dioxyde de carbone ou d’autres gaz à effet de serre. Le sous-produit principal est l’hélium, un gaz inerte non toxique.

Aucun déchet radioactif de haute activité à vie longue : Les réacteurs de fusion nucléaire ne produisent pas de déchets radioactifs de haute activité à vie longue. L’activation des composants d’un réacteur de fusion est suffisamment faible pour que les matériaux puissent être recyclés ou réutilisés dans les 100 ans qui suivent la mise à l’arrêt de l’installation.

Aucune prolifération : La fusion n’utilise pas de matières fissiles comme l’uranium et le plutonium (le tritium radioactif n’est pas un matériau fissile ni fissionnable). Un réacteur de fusion ne contient pas d’éléments susceptibles d’être utilisés pour fabriquer des armes nucléaires.

Aucun risque de fusion du cœur : Un accident nucléaire de type Fukushima ne peut pas se produire dans un réacteur de fusion. Les conditions propices aux réactions de fusion sont difficiles à atteindre ; en cas de perturbation, le plasma se refroidit en l’espace de quelques secondes et les réactions cessent. En outre, la quantité de combustible présente dans l’enceinte est insuffisante pour alimenter les réactions au-delà de quelques secondes et une « réaction en chaîne » est inconcevable du point de vue de la physique.

Coût : La quantité d’énergie produite par un réacteur de fusion industriel, tels qu’ils pourront voir le jour dans la seconde moitié de ce siècle, sera équivalente à celle produite par un réacteur de fission — entre 1 et 1.7 gigawatts. Le coût moyen par kilowatt d’électricité devrait aussi être du même ordre : légèrement plus élevé au début, la technologie étant nouvelle, puis décroissant par la suite dans la mesure où les économies d’échelle feront baisser les prix.

Illustrations : DR
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3 Commentaires

  1. On aura bien des « pastèques » qui voudront mettre fin a cette énergie pour des prétextes farfelues comme d’habitude.
    Si on les écoutaient nous retournerions au moyen-ages plus vite que le fait de tiré une chasse d’eau de wc.

  2. mettons vite ça au point que l’on puisse tronçonner les éoliennes au bilan global nul et qui sont une atteinte à l’environnement

  3. Le domaine n’est pas nouveau, ce n’est pas une invention récente.

    C’est davantage une opération de com. chinoise, qui refait par ailleurs très rapidement son retard dans nombre de domaines.

    C’est plutôt la source d’énergie du 22e siècle que du 21e … Si ITER est prêt a fonctionner en 2025, l’utilisation commerciale n’est pas prévue avant … 2075-2080.

    Même en faisant de la place à la Chine et à l’Inde notamment sur le marche des énergies fossiles, la disponibilité de celles-ci aura considérablement diminué a cette échéance.

    En marge de ce commentaire…
    Notez qu’en réduisant leur consommation d’énergies fossiles, les pays engagés
    dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre donnent un avantage compétitif à ceux qui n’adhèrent pas à cette démarche.
    1/ Ces formes d’énergies seront relativement plus disponibles pour ces derniers
    2/ Les prix seront donc relativement plus faibles qu’en l’absence de mesures.

    Conclusion : dans le cadre d’accords non contraignants, à moins de contraindre (!) les producteurs à ne pas produire et les consommateurs à ne pas consommer, il y a fort à parier que les énergies fossiles continueront d’être exploitées au mépris d’un objectif qui a donc toutes les chances de ne pas être atteint.

    Ajoutons-y une « pincée » de bonne conscience à la sauce nordique et plus particulièrement norvégienne.
    Lorsque les réserves raisonnablement exploitables d’énergies fossiles seront épuisées – y compris celles de la Norvège qui se vante de parvenir à un objectif de ne pas produire de carbone pour les extraire, le monde sera entièrement « vert ».

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