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« Le président américain Joe Biden a effectué, mardi soir, une visite au Capitole pour y rendre hommage à Brian Sicknick, l’officier de police tué le mois dernier quand des partisans de l’ancien président Donald Trump ont lancé un assaut contre le bâtiment », annonce Ouest France ce 3 février. Comme la quasi-totalité de la presse occidentale. Y compris les donneurs de leçons d’éthique journalistique, contempteurs des fake news et de la désinformation.
Brian Sicknick, policier de 42 ans, a fait face à la manifestation des partisans de Donald Trump le 6 janvier à Washington. Le soir, de retour à sa base, il s’est évanoui. Transporté à l’hôpital, il y est mort le lendemain. Quelques heures plus tard, le New York Times a publié un récit de sa mort au conditionnel. Récit repris des milliers de fois dans la presse sur le ton de la certitude : en défendant le Capitole, Brian Sicknick est mort d’une hémorragie cérébrale provoquée par des coups d’extincteurs à la tête.
Dès le lendemain de sa mort, les autorités avaient proposé à sa famille un « lying in honor ». Il s’agit de l’hommage national le plus élevé aux États-Unis après le « lying in State », réservé aux chefs d’État ou à des parlementaires, militaires et fonctionnaires de très haut rang. Seules quatre personnes ont eu droit au « lying in honor » avant Brian Sicknick. Au cours de cette cérémonie, le corps du défunt est exposé dans la Rotonde du Capitole. Une fois la décision annoncée, il était difficile de revenir en arrière.
Une enquête sous le boisseau
L’enquête pour meurtre ouverte dès le 7 février au plus haut niveau fédéral n’aurait dû être qu’une formalité. D’innombrables smartphones ont filmé tout ce qui s’est passé autour du Capitole le 6 janvier. Pourtant, à l’inverse de cette omni-exposition médiatique, une chape de silence s’est étendue sur l’enquête. La chaîne de télévision américaine CNN a osé le rompre le 2 février. Son article est intitulé « Les enquêteurs peinent à démontrer que la mort du policier Brian Sicknick est un meurtre ». Explication : « Les autorités ont examiné des vidéos et des photos montrant Sicknick confrontés aux émeutiers, indique CNN, mais n’ont pas encore détecté à quel moment il a subi ses blessures mortelles ». Des vidéos montrent bien un manifestant frapper trois policiers à coups d’extincteur, mais aucun des trois n’est Brian Sicknick.
« Dans le cas de Sicknick, on ne sait pas encore officiellement pourquoi il a perdu connaissance le soir de l’insurrection, ajoute CNN. Le constat du médecin légiste n’a pas encore été rendu public et les autorités n’ont fait aucune annonce à ce sujet. » Selon un responsable policier cité anonymement par la chaîne de télévision, « les médecins légistes n’ont trouvé aucun signe d’un traumatisme causé au policier par une brutalité, et les enquêteurs pensent donc que les premières informations concernant des coups d’extincteur mortels ne sont pas vraies. »
Un « Reality Czar » pour dire la vérité officielle
Une autre possibilité est donc envisagée : Brian Sicknick se serait trouvé en contact avec un irritant tel qu’un gaz lacrymogène. Assez pour le tuer s’il souffrait d’un problème de santé. Mais aucune vidéo ne montre la scène. La police de Washington se refuse à toute déclaration concernant l’affaire. Il est peu probable qu’on en sache plus : le corps de Brian Sicknick a été incinéré. C’est devant son urne funéraire que le président Biden s’est incliné dans la rotonde du Capitole. Circulez, il n’y a plus rien à voir.
Law Officer, une association de professionnels du droit, a critiqué dès les débuts de l’enquête la manière dont était traitée une affaire aussi grave. « Pourquoi les médias continuent-ils à mentir ? », demandait-elle mardi dans une tribune sévère. Les médias américains se sont indignés des mensonges qui ont émaillé le mandat de Donald Trump. Ils semblent prendre un mauvais départ avec celui de Joe Robinette Biden !
Et cela pourrait s’aggraver. Le New York Times, arbitre des grandes consciences américaines, invite le nouveau président des États-Unis à désigner un « reality Czar » (sic). Il serait chargé de combattre la « désinformation » en énonçant une vérité officielle au niveau fédéral. Un ministère de la Vérité, en somme, ricanent les lecteurs de George Orwell !
Les dangers des traductions automatiques sur un site web français : le verbe anglais « lie » signifie à la fois « gît » et « ment ».
Photo : hommage au soldat inconnu de la Guerre du Vietnam dans la rotonde du Capitole américain, photo Robert D. Ward, domaine public via Picryl.
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Une réponse à “Vous avez aimé les mensonges du temps de Trump ? Vous les adorerez sous Biden”
Il y a bien eu une morte, une jeune femme désarmée, tuée froidement à bout portant et sans sommations par un policier noir et anonyme alors qu’elle était entourée de policiers qui ne faisaient pas un geste pour l’interpeller.
Le policier noir a aussitôt été incarcéré, son nom et son adresse livrés en pâture aux médias, des émeutes meurtrières et des incendies criminels ont éclaté dans tout le pays, tandis qu’une minute de silence à la mémoire de la victime était observée dans le monde entier et que tous les policiers noirs américains s’agenouillaient pour demander pardon. Ah, on me chuchote dans l’oreillette qu’il ne s’agissait ni du même policier ni de la même victime. Tout le monde peut se tromper non?