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Les tensions s’exacerbent entre l’administration Biden et l’État du Texas suite à la mise en place d’une barrière flottante sur le Rio Grande sur ordre du gouverneur républicain Greg Abbott pour empêcher les traversées de clandestins en provenance du Mexique, entraînant le dépôt d’une plainte par le ministère américain de la Justice.
Au Texas, la barrière flottante qui déplaît à Washington
Le torchon brûle entre l’administration Biden et l’État du Texas. À l’origine des dissensions, la mise en place d’une barrière flottante sur le Rio Grande sur ordre de Greg Abbott, gouverneur républicain du Texas. Le déploiement de ce dispositif visant à empêcher les traversées de clandestins en provenance du Mexique a eu pour conséquence le dépôt d’une plainte par le ministère américain de la Justice.
Quelques jours auparavant, le même ministère avait indiqué aux autorités texanes que cette barrière flottante ne disposait pas des autorisations fédérales nécessaires et « représente un risque pour la navigation ainsi que pour la sécurité publique sur le Rio Grande ». Les services du ministère de la Justice faisant également part de leur « préoccupations humanitaires » au sujet de ces bouées orange installées à la frontière mexicaine…
En réponse, Greg Abbott a adressé le 24 juillet une lettre à Joe Biden, le président démocrate des États-Unis. Dans la missive, le gouverneur du Texas a tenu à rappeler qu’il avait la prérogative de protéger les intérêts « souverains » de son État tout en pointant les manquements de l’administration Biden en matière de lutte contre l’immigration illégale.
On pouvait ainsi lire dans le courrier destiné à la Maison-Blanche : « Si vous accordez réellement de l’importance à la vie humaine, vous devez commencer à appliquer les lois migratoires fédérales », Greg Abbott ajoutant qu’en « faisant cela, vous pouvez m’aider à empêcher les migrants de risquer leur vie dans les eaux du Rio Grande ». Puis le gouverneur d’indiquer au président des USA que le Texas lui « donnait rendez-vous devant le tribunal ».
Biden refuses to enforce federal laws that prohibit dangerous illegal border crossings between ports of entry.
Until Biden upholds his constitutional duty to enforce those laws, Texas will be stepping up to do so. pic.twitter.com/H59kJylFrn
— Greg Abbott (@GregAbbott_TX) July 25, 2023
Immigration illégale : à quoi jouent certains agents fédéraux ?
Par ailleurs, en marge des tensions sur le plan juridique, une certaine confusion a semblé régner le long du Rio Grande ces derniers temps. Selon une information rapportée par le quotidien américain New York Post le 23 juillet, les fonctionnaires de police de l’État du Texas et de la Garde nationale déployés par le gouverneur républicain pour faire respecter la loi et empêcher les migrants d’entrer aux États-Unis auraient croisé, sur le terrain, des agents de la patrouille frontalière fédérale « incitant pratiquement les migrants à entrer […], sous les ordres de Washington, afin de contrecarrer les efforts d’application de la loi déployés par le Texas ».
De quoi donc logiquement exaspérer les autorités texanes, tandis que Greg Abbott a octroyé 5,1 milliard de dollars pour renforcer la sécurité à la frontière entre son État et le Mexique. Toujours selon le journal new-yorkais, un agent de la patrouille frontalière fédéral aurait même coupé un câble pour laisser entrer certains clandestins.
Une situation d’autant plus problématique que les migrants parvenant à entrer aux États-Unis peuvent ensuite recevoir un avis de comparution dans un bureau de l’United States Immigration and Customs Enforcement (une agence de police douanière et de contrôle des frontières du département de la Sécurité intérieure des États-Unis) puis sont libérés et, dans la plupart des cas, échappent ensuite au contrôle des autorités.
Du laxisme en matière d’immigration aux États-Unis
De plus, un autre rapport évoqué cette fois par le Washington Times le 18 juillet a montré que les services américains de l’immigration et des douanes n’ont pas délivré de citation à comparaître à 80 % des migrants qui ont traversé illégalement la frontière mexicaine dans le cadre du programme de « libération conditionnelle » de Joe Biden, juste avant la fin de la politique du titre 42.
Selon le New York Post, il est « presque certain » que ces clandestins n’obtiendront jamais de date d’audience pour faire valoir leurs prétendues demandes d’asile, et encore moins pour se présenter au tribunal.
Enfin, tandis que l’administration Biden a donc décidé de porter plainte contre le Texas républicain, plusieurs grandes villes américaines, et en particulier New York, subissent toujours une pression migratoire très forte. Dans la Big Apple, le maire démocrate Eric Adams ne cesse de vouloir réquisitionner de nouveaux endroits pour héberger ces migrants illégaux en provenance du Mexique. Eric Adams qui, rappelons-le, fut jadis un partisan d’un accueil sans limite des clandestins. Avant d’être finalement contraint à l’été 2022 de demander une aide urgente au gouvernement fédéral américain afin de gérer des arrivées massives de clandestins dans sa ville…
Plus révélateur encore, le maire de New York a même fait distribuer des prospectus à la frontière du Mexique, suppliant les migrants d’« envisager » de se rendre dans une autre ville que la sienne. Et puisque l’Amérique n’a eu de cesse d’influencer l’Europe dans bien des domaines, les responsables politiques français devraient méditer sur certains changements de cap observés récemment outre-Atlantique…
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
4 réponses à “États-Unis. Le Texas défie l’administration Biden en installant une barrière flottante anti-migrants [Vidéo]”
Il semblerait que la justice fédérale américaine ressemble beaucoup à « notre » syndicat de la magistrature, toujours en pointe pour la promotion du déferlement migratoire.
I wish I was in Dixie !
Lire, écrire, discutailler, éternellement sur ces mêmes problèmes d’invasion humaine est lassant. Et bien entendu, toute la gente gauchisante en faveur de ces mesures d’immigration clandestine se frottent les mains. En réalité, au lieu de courrir derrière le migrant pour l’empêcher de franchir la frontière en pleine illégalité, des Lois fermes et disuasives devraient être promulguées à l’encontre de tous ces assassins -car ce sont des assassins qui tuent délibérément une civilisation- qui favorisent ces envahissements humains. Mais le constat est navrant. Même aux Etats Unis, un pays d’une rigidité exemplaire quant au respect des Lois, le laxisme l’emporte sur la fermeté. De ce fait, comme je me tue à le répéter a longueur d’écrits de toutes sortes, par ce laxisme et cette lâche renonciation, nous creusons de nous mêmes, de nos mains, nos propres tombeaux et ceux de nos progénitures.
Bonjour,
Sur ce, la civilisation américaine on s’en passerait bien. Je préfère la civilisation mexicaine chrétienne catholique à l’absence de mœurs et au wokisme américain.