Ploërmel. Se tenant dans un collège catholique, le conseil municipal déménage suite à des pressions « laïques »

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Alors que le conseil municipal de Ploërmel se tenait depuis quelques semaines dans une salle prêtée par un collège privé catholique en raison des protocoles sanitaires, un recours déposé par des partisans de la laïcité auprès du préfet a conduit le maire Patrick Le Diffon à déménager les prochains conseils dans un gymnase. Avec à la clé des frais pour la collectivité.

À Ploërmel, un conseil municipal trop catholique pour certains ?

Le conseil municipal de Ploërmel est dans le viseur de défenseurs très zélés de la laïcité. Dans un contexte sanitaire exigeant la mise en place du protocole de distanciation sociale que l’on connaît, les élus du conseil de Ploërmel communauté et du conseil municipal avaient délocalisé les dernières séances dans l’amphithéâtre du collège Le Sacré-Cœur de la ville. Dans le même temps, la salle des fêtes de Ploërmel servait de restaurant scolaire aux 860 élèves de l’établissement dans l’attente de l’ouverture d’un nouveau self. Une salle des fêtes qui accueillait déjà les conseils municipaux et communautaires depuis la fin du premier confinement, les élus étant eux aussi tenus de respecter ces distanciations.

Cependant, le déroulement de ces assemblées dans un lieu à consonance catholique n’a pas été du goût de certains élus de l’opposition, lesquels ont d’ailleurs décidé de ne pas prendre part au vote de la cession de parcelle à l’Ogec du collège Le Sacré-Coeur en arguant d’un « conflit d’intérêt ».

De son côté, le maire et président de Ploërmel communauté Patrick Le Diffon, qui sera par ailleurs la tête de liste LR dans le Morbihan pour les prochaines élections régionales, pensait pouvoir compter sur le bon sens de l’ensemble des élus face à cette situation d’urgence inédite, l’édile de Ploërmel et le directeur du collège privé Le Sacré-Cœur ayant simplement pratiqué un échange de bons procédés. L’amphithéâtre prêté à l’équipe municipale étant d’ailleurs doté de matériel de sonorisation et d’un vidéoprojecteur utiles pour la tenue des conseils.

Par ailleurs, la présence d’une croix située dans un coin de l’amphithéâtre en question sera, elle aussi, critiquée par l’opposition. Lors de l’ouverture du dernier conseil municipal, Patrick Le Diffon prendra alors la parole pour tenter d’apaiser les choses : « Je ne veux pas de polémique. Je sais que la préfecture a été informée de cette situation et alors ? Il n’y a pas d’intention de nuire. Nous étions dans l’urgence, dans une panade. J’essaie d’aller à l’efficacité. L’espace s’y prête bien, nous ne sommes pas loin de la mairie. »

Après un communiqué signé « Louise Michel », le maire change d’avis

Cependant, l’affaire n’en reste pas là. Un communiqué envoyé à la presse et signé du nom de « Louise Michel », en référence à la militante anarchiste et féministe du XIXe siècle, invoque le fait que le décret du 29 octobre 2020 « qui prescrit les mesures dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ne permet pas la tenue des assemblées délibérantes des collectivités et leurs groupements dans des établissements de l’enseignement. S’agissant de plus, d’un établissement privé catholique, il y a un manquement à la loi car il contrevient à la neutralité même du service public et de sa mission ».

Par ailleurs, un autre courrier en date du 4 mars a été envoyé en préfecture en arguant que la tenue de ces conseils communautaires et municipaux dans un établissement scolaire privé catholique constituait une atteinte à la laïcité, celle-ci étant « devenue un principe à valeur constitutionnelle ». Le document pointait par ailleurs du doigt la présence de la croix précédemment évoquée dans l’amphithéâtre du collège Le Sacré-Cœur quand, dans le même temps, « le principe de laïcité interdit la présence de crucifix ou autres symboles religieux dans les bâtiments publics où se réunit le conseil ».

Enfin, le ou les auteurs du courrier demandaient au préfet de contrôler la légalité de la tenue de ces conseils et d’éventuellement saisir le tribunal administratif de Rennes en cas de manquement avéré.

Une pression qui a finalement conduit Patrick Le Diffon à revoir sa position. « Face aux recours potentiels », il a décidé d’organiser les prochains conseils, devant avoir lieu les 22 et 23 mars, au gymnase Henri Bajeot, ne voulant « pas prendre de risque supplémentaire ». Un lieu d’accueil temporaire en attendant que les élus ploërmelais puissent retrouver la salle des fêtes. En attendant, le déménagement vers le gymnase occasionnera « des frais supplémentaires pour la collectivité » a reconnu Patrick Le Diffon puisque l’achat de matériel sera cette fois nécessaire. Cette stricte application de la laïcité se fera donc aux frais des contribuables locaux…

Le précédent de la statue de Jean-Paul II

Ce n’est pas la fois que Ploërmel est attaquée pour son identité catholique. On se rappellera de la décision du conseil d’État en 2017 de donner raison à la Libre Pensée du Morbihan (une organisation d’extrême gauche laïque et jacobine) dans sa longue croisade afin de faire retirer la croix de la statue du Pape Jean-Paul II.

Croix du Pape retirée à Ploërmel : les réactions se multiplient en Bretagne et ailleurs

Une manifestation visant au maintien de la croix avait d’ailleurs été organisée dans la ville morbihannaise :

Ploërmel. Une manifestation pour défendre la statue du Pape, le 26 novembre

Crédit photo : Wikimedia Commons (CC/XIIIfromTOKYO) (photo d’illustration)
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10 réponses à “Ploërmel. Se tenant dans un collège catholique, le conseil municipal déménage suite à des pressions « laïques »”

  1. alienor dit :

    LAMENTABLE !!!!!!!! je suis athée mais je soutiens les défenses de nos origines chrétiennes

  2. jeapi33 dit :

    la connerie n’a pas de limite!!! jusqu’où iront ils??

  3. FANNY dit :

    Les gauchos à l’oeuvre…
    mais les OGEC et autres groupements se doivent de se montrer cohérents dans les propositions qui leur sont faites
    autant que sur les travaux délirants qu’ils entreprennent, souvent aux frais des contribuables, pour revendre après
    ce qu’ils appellent leur patrimoine, à prix d’or, sans rembourser au contribuable ce qu’il y a investi pour eux
    et dans le cas de figure présent, ce sont des bâtons qu’ils ont fourni aux gauchos, pour se faire battre dans un bled qui
    sacrifie les statues cathos aux délires gauchos

  4. PL44 dit :

    Le maire parait pourtant très « reizh politikel ». A vous dégouter.

  5. guigonet dit :

    il faut enlever toutes les effigies de che guevarra, interdire toute les publications communistes et ne plus tolerer les voilées dans les rues ainsi que ces accoutrements ridicule afférants a l’islam mais ça les gauchos_islamo fellateurs le deféndent bec et babouches

  6. René Ligonnet dit :

    Sans foi ni loi, la bêtise crasse n’a plus de limites, que Dieu nous garde…

  7. Eschyle 49 dit :

    Le syndicat de la magistrature avait , en son temps , publié un  » mur des cons  » . Créez-en un à l’identique , version franc-maçonne , avec les photographies , noms , prénoms , adresses électroniques et physiques des pétitionnaires . La vox populi fera le reste .

  8. golvan dit :

    Bonjour,

    Les petits fachos réactionnaires de la « Libre » (sic) Pensée ont encore frappé! A croire qu’ils n’ont rien d’autre à faire
    de plus intelligent. Il est vrai que ces butors bornés ne brillent pas par leur tolérance et leur esprit d’ouverture. Je propose
    de faire un convoi aérien au frais de l’Etat (laïc et républicain) pour les expédier direct en Corée du nord. Là ou toute
    manifestation d’ordre religieux est strictement interdite. Je pense que là-bas, ces laïcards indécrottables seront à leur aise.
    Et non tranquilles…

  9. gaudete dit :

    plus con que ces gauchos tu meurs, quand les islamistes qu’ils chérissent tant les égorgeront comme des porcs qu’ils sont, ils commenceront à réfléchir mais ce sera trop tard

  10. Daniel dit :

    Pauvre France, voilà où elle en est à cause de cette perte de valeurs.
    Honte d’être Français !

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