Transport ferroviaire en Bretagne : les lignes Dol-Dinan et Nantes-Cholet musclées

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Depuis le 15 mars dernier, après quinze mois de travaux, la ligne Dol – Dinan a rouvert. Plus au sud, la ligne Nantes – Cholet, dont les travaux s’achèvent, verra elle aussi passer plus de trains.

Entre Dol et Dinan, la vitesse a pu être relevée à 100 km/h à la suite de grands travaux de renouvellement de la voie et du ballast (RVB), et quatre haltes mises aux normes. La ligne a rouvert le 15 mars dernier, desservant les gares de Dol, Plerguer, Miniac, Pleuhiden, la Hisse et Dinan, avec une fréquence de 7 aller-retours du lundi au jeudi, 8 le vendredi, 5 le samedi et 3 le dimanche de Dol à Dinan, 6 du lundi au vendredi, 5 le samedi et 3 le dimanche de Dinan à Dol, et un aller-retour direct de Dinan à Rennes sans changement de train à Dol chaque jour en semaine.

Le temps de parcours le plus court de Dol à Dinan est tombé à 21 minutes. Les travaux ont consisté dans le renouvellement de la voie de Pleudihen-sur-Rance à Dol sur 18 kilomètres, le confortement du remblai du Meleuc, la remise en état de deux ponts-rails (Meleuc, Bief-Jean), la suppression d’un passage à niveau, l’amélioration de l’accessibilité de quatre haltes (La Hisse, Pleudihen, Miniac et Plerguer) ainsi que des travaux sur le viaduc de la Fontaine des Eaux, pour un coût total de 24.2 millions d’euros principalement abondé par la Région (43%), l’Etat (23%), l’agglomération de Dinan (13%) et le département des Côtes d’Armor (11.7%).

Plus de trains entre Clisson et Cholet et une nouvelle (ancienne) gare à Torfou 

Beaucoup plus au sud, 48.4 millions d’euros ont été investis par la région Pays de Loire et d’autres collectivités locales entre Clisson et Cholet, pour mieux relier la capitale industrielle des Mauges à l’agglomération nantaise. Après deux ans et demi de travaux, la dernière étape aura lieu ces 27 et 28 mars avec l’installation de la nouvelle signalisation. La circulation des trains sera interrompue et remplacée par des cars du samedi à 20h au dimanche 12h30.

A partir du 29 mars, il y aura cinq aller-retours supplémentaires en semaine et quatre le week-end (trois de Nantes à Cholet) sur cette ligne ; Cholet est aussi directement accessible depuis Angers (13.5 allers-retour par jour), via la ligne longue de 42.5 km qui s’en va traverser la Loire à la Possonnière ; cette dernière a été restaurée en 1999-2001 et sa vitesse relevée à 140 km/h.

En revanche les anciennes lignes vers Poitiers et Niort sont abandonnées – seule subsiste une desserte routière par car régional Nantes – Poitiers qui passe par Cholet. La desserte Nantes – Cholet, réduite par la SNCF à deux aller-retours par jour, n’aurait pas été sauvée sans l’insistance de la CCI de Cholet dans ce qui était encore à l’époque la capitale française du mouchoir et du linge de maison.

Fermée en juillet 2018, la ligne de 39 km avait rouvert en avril 2019 après dix mois de travaux, quatre passages à niveau supprimés et 30 km de RVB, mais sans amélioration pour les voyageurs puisqu’il fallait encore refaire toute la signalisation. Le premier confinement aura encore retardé les travaux de quatre mois… A l’issue de ceux-ci, la vitesse sur la ligne aura été relevée de 130 km/h, contre 60 à 80 km/h avant travaux.

Plus intéressant, sauf pour les scolaires qui étaient à proximité immédiate de leurs établissements, la gare de Torfou qui était proche du bourg, en courbe, a été déplacée sur un site nouveau… qui n’est autre que l’ancien, comme en témoigne l’ancien bâtiment de la gare, toujours debout près de la colonne. Un évitement pour que les trains se croisent [dédoublement de la voie] y a aussi été aménagé, ainsi  qu’un pôle d’échange pour les usagers des communes voisines de Tiffauges (Vendée) et du Longeron (Anjou).

Vers une réouverture entre Cholet et les Herbiers ?

Les travaux pour améliorer la liaison entre Nantes et Cholet pourraient par contrecoup favoriser la résolution d’un vieux serpent de mer, la réouverture de la ligne de Saint-Christophe du Bois, aux portes de Cholet, aux Herbiers. Cette ligne de 21 km réalisée de 1900 à 1914, fermée au trafic en 1960 et qui accueille aujourd’hui un chemin de fer touristique n’appartient pourtant même plus au réseau ferroviaire national – c’est le conseil général de Vendée qui en est propriétaire depuis 1997.

Or, si à l’époque de sa construction cette ligne traversait des périphéries désertées du Bocage, elle desservirait aujourd’hui potentiellement 70.000 habitants… et le Puy du Fou. Comme le notait le blog spécialisé Transportrail en 2017, « la voie ferrée longe le parc par l’ouest à environ 600 m et croise à 2 km au nord la RD27 qui permet d’accèdeer au parc ».

Surtout, une étude commandée par des élus vendéens « a mis en avant un potentiel assez conséquent, de l’ordre de 700.000 voyageurs par an, soit l’équivalent du trafic actuel entre Cholet et Angers ». Il s’agit probablement d’une estimation haute, mais « le socle du trafic en basse saison [passerait] de 1000 à 2000 voyageurs par jour » sur la ligne de Cholet à Angers en cas de prolongement aux Herbiers.

Néanmoins le coût relativement important de la réouverture – probablement 50 millions d’euros au bas mot, bien plus s’il faut supprimer la quasi-totalité des passages à niveau comme le préconisent les ayatollahs de la sécurité routière, a jusque là douché les volontés politiques. Cependant, avec la crise du Covid et la transition énergétique les transports publics – et surtout le train – semblent connaître un regain partout en Europe.

Louis-Benoît Greffe

Crédit photo : Defnsjen/Wikimedia (cc)
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1 COMMENTAIRE

  1. Encore des investissements énormes pour les Mauges quand on laisse le nord de la Loire-Atlantique crever.

    Combien pour les gares de Massérac ? De Beslé ? Chateaubriant ?

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