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Un trafic d’armes démantelé par la police espagnole, une information plutôt banale à première vue. Sauf que l’arsenal en question, saisi aux Canaries, a été réalisé en partie par des imprimantes 3D. Une première en Espagne.
Impression 3D d’armes à feu à Tenerife…
L’avènement de l’impression 3D permet de réaliser des choses formidables. Mais comme toute révolution technologique, celle-ci est parfois utilisée à des fins peu recommandables. En Espagne, à Tenerife, la plus grande île de l’archipel des Canaries, la police a saisi un arsenal d’armes, dont une grande partie a été réalisée via une imprimante 3D. Les autorités ont annoncé le 18 avril dernier avoir démantelé cet atelier clandestin d’un genre nouveau. Une opération qui est d’ailleurs la première recensée en la matière sur le territoire espagnol. L’opération avait eu lieu le 14 septembre 2020 mais est restée secrète sur ordre d’un juge, comme c’est souvent le cas en Espagne, jusqu’à ce que la police soit autorisée à publier des détails.
Parmi les armes saisies à Santa Cruz de Tenerife, les policiers de Tenerife ont mis la main sur une réplique de fusil d’assaut, des armes légères, plusieurs canons de fusils, deux tasers et une machette. Le propriétaire des lieux a été arrêté et inculpé pour possession illégale d’armes et d’explosifs.
Quant au matériel d’impression 3D, en état de marche, la police nationale espagnole a indiqué dans un communiqué qu’il permettait de fabriquer des canons de fusil en seulement deux minutes. Par ailleurs, des manuels sur le terrorisme, la guérilla urbaine et la façon de fabriquer des explosifs à domicile à l’aide d’une imprimante 3D ont aussi été retrouvés sur place.
Émergence d’un trafic d’un nouveau type en Europe ?
D’autre part, une équipe de policiers spécialisés dans le déminage ont, grâce à leurs chiens, retrouver dans l’atelier illégal des substances chimiques pouvant être utilisées pour fabriquer des explosifs. Plusieurs chargeurs ainsi que des silencieux et un moule en plastique pour fabriquer des gâchettes, des viseurs et d’autres petites pièces d’armes par impression 3D ont aussi été saisis.
À l’origine de cette opération de police à Tenerife, il y a la découverte par les enquêteurs espagnols d’un individu tentant de vendre des explosifs et des armes à feu sur Internet.
?Desmantelado el primer taller ilegal de impresión de armas 3D en #España
En la operación fue detenida una persona que disponía de un taller clandestino donde ensamblaba #armas de fuego cuyo armazón había fabricado previamente utilizando una impresora 3D pic.twitter.com/pE4ZYeMUmp
— Policía Nacional (@policia) April 18, 2021
Toujours selon le communiqué de la police espagnole, l’impression 3D d’armes fait désormais partie d’une nouvelle menace émergente en matière de trafic d’armes illégal en Europe.
Crédit photo : Capture vidéo compte Facebook Policia Nacional (photo d’illustration)
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Une réponse à “Insolite. En Espagne, un atelier d’impression d’armes 3D démantelé”
Avec le petit drapeau interceltique dans le coin, très classe :-D