Trajets domicile-travail : en Bretagne, la voiture largement plébiscitée par les actifs

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Le trajet domicile-travail, s’il peut représenter une véritable contrainte dans certaines régions, tout particulièrement en Île-de-France, est plutôt bien vécu par les actifs en Bretagne et dans les régions alentour du Nord-Ouest. Toutefois, l’année 2020 et sa crise sanitaire ont légèrement modifié la donne.

La voiture, moyen de transport favori des actifs du Nord-Ouest

À pied, en vélo, en bus, en métro, en voiture ou encore en train, des millions de Français effectuent chaque jour le trajet domicile-travail. Mais les moyens plébiscités pour gagner le cadre professionnel varient sensiblement selon les régions. Un baromètre annuel réalisé par l’IFOP (Institut français d’opinion publique) pour le compte de la société alphabet France (filiale du groupe BMW), après avoir étudié la question à l’échelle nationale, vient de publier ses résultats concernant le quart Nord-Ouest de l’Hexagone. Des résultats qui concernent ainsi les régions administratives Haute Normandie, Basse Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Centre.

Dans ce quart Nord-Ouest justement, la part d’actifs utilisant une voiture dans le cadre de leurs trajets professionnels et domicile-travail a atteint 86,3 % en 2020, soit 5 points de plus qu’en 2019. Une proportion supérieure de 10 points à la moyenne nationale (76 %) et qui contraste surtout avec la région parisienne, où seulement 52,1 % d’actifs utilisent une voiture pour ces trajets domicile-travail.

La Bretagne, terre de voitures de fonction ?

Autre particularité de la Bretagne et des régions alentour, 23 % des actifs interrogés indiquent utiliser un véhicule professionnel mis à leur disposition par leur entreprise. Dans le même temps la moyenne nationale s’élève à 17,7 %. On note aussi une prédominance concernant le recours à un véhicule de fonction ou de service, utilisé par 17,8 % des sondés, quand la moyenne nationale n’est que de 13,6 %. De plus, 5,2 % y accèdent de façon ponctuelle, en autopartage (moyenne nationale : 4,4 %). Par ailleurs, 3,7 % utilisent un système de mise en relation entre salariés effectuant le même trajet pour faire du covoiturage (moyenne nationale : 3,5 %).

À l’inverse, le Nord-Ouest français compte une part plus faible d’utilisateurs de deux et trois-roues (7 %) que la moyenne nationale qui s’élève à 9,3 %. Dans le détail, 5,1 % des actifs ont recours à un engin thermique (moyenne nationale : 6,6 %) et 1,9 % à une propulsion électrique (moyenne nationale : 3 %). Quant au vélo, il est cité par 8,9 % des répondants quand la moyenne nationale est de 11,7 %.

De plus, 1,3 % des interrogés du Nord-Ouest effectuent le trajet domicile-travail à l’aide de vélos à assistance électrique, contre 3 % en moyenne à l’échelle nationale. Quant aux trottinettes électriques, elles sont utilisées par 1,1 % des actifs (moyenne nationale : 1,8 %).

Enfin, symbole d’un territoire encore marqué par la ruralité, les sondés du Nord-Ouest présentent une part moins importante de piétons (20,8 %) et d’usagers de transports en commun (11,3 %) que la moyenne nationale (respectivement 25,7 % et 21,1 %).

Des temps de trajet domicile-travail plus courts dans le Nord-Ouest

Mais faire le choix de la campagne et des grands espaces n’est pas forcément synonyme d’un temps de trajet rallongé pour aller exercer sa profession. En effet, c’est dans ce même Nord-Ouest que le temps de trajet domicile-travail est le moins long : en moyenne 20 minutes (moyenne nationale : 24 minutes). Il est inférieur à 30 minutes pour 86,5 % des actifs sondés de la région. Une nouvelle fois, c’est avec l’Île-de-France que le contraste est le plus fort puisque ce temps de trajet est en moyenne de 36 minutes dans la région parisienne.

Quant à la distance moyenne de ces trajets domicile-travail, elle est de 19 km pour les Normands, Bretons et leurs voisins. Une distance similaire à la moyenne nationale par ailleurs. À noter en parallèle que, pour 81,4 % des actifs interrogés, elle est inférieure ou égale à 30 kilomètres (cette proportion passe à 75,9 % des actifs sondés pour l’ensemble de la France).

Parmi les autres éléments témoins du confort certain qu’offrent nos régions du Nord-Ouest, seuls 27% des répondants de ces territoires ont déclaré que la mobilité liée à leurs déplacements dans le cadre du travail impacte leur qualité de vie au travail. C’est moins que la moyenne nationale, qui s’élève à 35 % et que la région parisienne, qui culmine à 50 %.

Parmi les désagréments mentionnés par ceux qui sont impactés, la perte de temps (65,8 %), le stress lié à la fréquentation accrue (51,6 %) et le manque de ponctualité (36,6 %).

2020, une année particulière pour la mobilité des actifs

En France 28 % des actifs ont modifié leurs habitudes de travail depuis la fin du premier confinement. En Bretagne et dans les régions voisines, ces modifications n’ont concerné que 25,5 % des actifs. Aussi, 11,3 % ont été contraints d’adopter des horaires décalés (moyenne nationale : 12 %), et 9,8 % pratiquent désormais le télétravail (moyenne nationale : 15 %).

8,2 % des sondés de la région ont par ailleurs modifié leur manière de se déplacer pour leurs trajets domicile-travail et leurs déplacements professionnels (moyenne nationale : 12 %). Parmi les changements mentionnés : 30 % des personnes ayant modifié leur manière de se déplacer pratiquent désormais la marche à pied alors qu’ils ne le faisaient pas auparavant (moyenne nationale : 31 %) et 46,1 % font dorénavant usage d’un véhicule personnel ou de fonction, ce qu’ils ne faisaient pas avant la crise du Covid-19 (moyenne nationale : 42 %).

Un pourcentage qui peut expliquer la hausse de 5 points enregistrée concernant l’utilisation d’une voiture pour se rendre au travail par les actifs du Nord-Ouest entre 2019 et 2020. Sont également cités les transports en commun (15,6 %), malgré la promiscuité qu’ils imposent dans un contexte sanitaire qui nécessite une distanciation physique.

Dernier point à relever, 66 % des personnes ayant modifié leurs habitudes de déplacement professionnel l’ont fait sur initiative personnelle (moyenne nationale : 64 %), tandis que 24 % des changements sont le résultat d’une demande de leur employeur (moyenne nationale : 32 %).

Crédit photo : Flickr (CC/Jay) (photo d’illustration)
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