Isabelle Le Callennec (Hissons haut la Bretagne) : « être la région du plein emploi durable, d’une transition écologique aboutie, d’une cohésion sociale à toute épreuve » [Interview]

A LA UNE

La campagne électorale pour les élections régionales bat son plein. Après avoir interrogé Daniel Cueff (« Bretagne ma vie »), Gilles Pennelle (Rassemblement national) , Yves Chauvel (« La Bretagne en héritage »), Thierry Burlot (« Nous la Bretagne »), c’est au tour d’Isabelle Le Callennec (« Hissons haut la Bretagne ») de « passer à la question », sur les principaux sujets du moment, et sur le bilan régional de ces dernières années.

Breizh-info.com : Comment se déroule la campagne de Hissons Haut la Bretagne, dans un contexte sanitaire restrictif et compliqué ?

Isabelle Le Callennec : Je suis à la tête d’une liste Droite Centre et Régionalistes. Ce sont mes colistiers qui organisent les visites de terrain et je sillonne la région, entre terre et mer, des grandes agglomérations en passant par les villes moyennes sans oublier les territoires ruraux. Mon objectif est d’aller à la rencontre de toutes les Bretonnes et les Bretons, des agriculteurs, des pêcheurs, des artisans, des commerçants, des chefs d’entreprises, des salariés, des retraités, des étudiants… Je pars de Vitré, aux portes de la Bretagne, en TER, puis j’opte pour le covoiturage, en respectant les gestes barrières. J’ai toujours trois ou quatre colistiers qui m’accompagnent.

Nous nous enrichissons de nos rencontres. Je privilégie aussi les visios, que ce soit pour des rendez-vous qui ne peuvent avoir lieu en présentiel ou pour des débats avec les autres candidats (quand ils ne se défilent pas…) comme nous l’avons fait sur la réunification de la Bretagne ou l’impact social et environnemental des entreprises.

Breizh-info.com : Quel bilan tirez-vous de la mandature précédente ? Il semblerait que les élus de la majorité aient confisqué presque tous les dossiers, ne laissant finalement que très peu de transparence dans leurs agissements…n’est-ce pas un problème démocratique ?

Isabelle Le Callennec : Depuis 2004, la Région Bretagne est dirigée par des élus qui se réclament de la Gauche et semblent de plus en plus influencés par l’écologie politique. Le ralliement de Jean Yves le Drian et de Richard Ferrand à Emmanuel Macron n’est pas pour rien dans la scission d’une partie du groupe majoritaire qui vient aujourd’hui nourrir la liste En Marche de Thierry Burlot. Nos critiques sur le bilan portent à la fois sur le fond et sur la forme. Sur le fond, pour exemple : les fractures territoriales, l’arrêt des prolongements des lignes grande vitesse, les trois ans de retard dans le déploiement de la fibre optique, le manque d’anticipation sur les conséquences du Brexit, l’incapacité à répondre aux chefs d’entreprises qui se plaignent de ne pas trouver les salariés dont ils ont besoin pour faire face à leur carnet de commande alors que la Région a la compétence développement économique et formation professionnelle…

Sur la forme, l’opacité dans le versement des aides régionales, la complexité des dossiers à remplir avec la multiplication des appels à projet, le foisonnement d’organismes satellites (cf le rapport de la Chambre régionale des comptes), la tendance à exercer une certaine tutelle sur les autres niveaux de collectivités (communes, communautés de communes ou d’agglomération).

Breizh-info.com : Il est difficile de savoir quelles associations ont été financées et surtout pour quelles raisons durant cette mandature. L’argent public ne doit-il pas être mieux contrôlé ?

Isabelle Le Callennec : Si. Tout à fait. En effet, il règne une certaine opacité dans certains choix, probablement guidés par une certaine idéologie qui ne le dit pas ouvertement. Cette opacité semble aussi valoir pour les aides à certains territoires qui ne sont pas dirigés par des élus de la même sensibilité que celle de la majorité régionale. Si les Bretonnes et les Bretons décident par leur vote de nous confier la responsabilité de la gestion de la Région, nous passerons au peigne fin toutes les subventions aux associations et fondations et ne pratiquerons pas le clientélisme. Seule comptera la contribution des associations, tous secteurs confondus, au bénéfice de la Bretagne, notre bien commun. Notre région est forte de ses 70000 associations et 700000 bénévoles qui en sont les artisans, dans le sport, la culture, le social, l’humanitaire, l’environnement, l’éducation, les langues régionales…

Il n’est pas question de remettre en cause le soutien à toutes ces associations qui font la richesse de notre région et garantissent la nécessaire vie démocratique, mais juste de s’assurer de leur contribution à notre souhait de concilier le développement économique, la protection et la valorisation de notre environnement, la cohésion sociale, en somme, l’intérêt général.

Breizh-info.com : Si demain, vous remportez l’élection, quelles seront les principales mesures que vous entendez mettre en place à la Région Bretagne ?

Isabelle Le Callennec : Notre projet est le fruit de nos expériences – mes colistiers et moi-même – conjuguée à nos différentes sensibilités Droite, Centre et Régionaliste, et qui répondent aux attentes des Bretonnes et des Bretons que nous écoutons pour les entendre. Avec mon équipe nous voulons que la Bretagne soit la région du plein emploi durable, d’une transition écologique aboutie, d’une cohésion sociale à toute épreuve.

Pour illustrer ces 3 axes ; nous allons nous attaquer au paradoxe des milliers d’emplois non pourvus dans tous les secteurs d’activité, en travaillant avec les entreprises et les branches professionnelles sur l’attractivité des métiers, le soutien aux formations qui débouchent sur des emplois, la responsabilité sociétale des entreprises. En matière de transition écologique, nous allons lancer un grand plan de rénovation énergétique de nos bâtiments, à commencer par les lycées (où nous souhaitons relever le niveau de sécurité). Pour contribuer au lien « emploi, logement, accès aux services », nous allons favoriser les mobilités de proximité (TER, Breizh go, covoiturage,…) en ciblant tout particulièrement les jeunes. Je confierai des responsabilités claires aux Vice-présidents dont la mission sera de travailler avec les services de la Région et l’ensemble des parties prenantes d’une compétence régionale à la mise en œuvre de notre projet pour la Bretagne. 

Breizh-info.com : Alors que dans d’autres endroits en France, des discussions existent entre membres des Républicains et membres du RN, il semble qu’en Bretagne ce ne soit pas vraiment votre logiciel. Un dialogue entre les droites n’est-il pas nécessaire pourtant pour espérer remporter une région dirigée par la Gauche et dont les principales métropoles sont à gauche ?

Isabelle Le Callennec : Mon objectif est de réaliser le meilleur score possible et d’aller jusqu’au bout avec mon équipe que je ne souhaite pas sacrifier à l’aune de petits arrangements politiciens dont les électeurs sont las ou de compromissions qui paralysent une action publique efficace et juste.

Breizh-info.com : Quelle position prendrez-vous, concrètement, sur la réunification de la Bretagne ?

Isabelle Le Callennec : Je l’estime souhaitable et je la crois possible, à condition de s’en donner les moyens, d’agir avec méthode et de passer par un vote démocratique des habitants de la Loire Atlantique. Dès la première session du mandat, je souhaite faire adopter un vœu pour officialiser la volonté de faire revenir la Loire Atlantique en Bretagne. Je confierai à la Vice-Présidente en charge de la réunification le pilotage d’une commission ad hoc. Je compte saisir le CESER, qui pourra associer des démographes, des économistes, des historiens… afin de nous éclairer collectivement sur l’impact d’une Bretagne à 5. Notre objectif est d’obtenir du gouvernement le lancement d’une consultation décisive des habitants de la Loire Atlantique. Je parle de consultation décisive plutôt que de référendum. Car depuis l’épisode de Notre Dame des Landes, chacun a vu le sort qui pouvait être réservé à des référendums. Consultation décisive signifie obligation de mettre à exécution. Enfin, à la suite d’un déplacement en Alsace, j’ai annoncé que nous travaillerons à la rédaction d’une Loi Bretagne actant la réunification, l’Assemblée unique, le transfert de compétences. J’espère que les parlementaires bretons qui auront à se prononcer seront au rendez-vous.

Breizh-info.com : Sur la question des éoliennes en Bretagne, en mer comme sur terre ?

Isabelle Le Callennec : Pour la production d’électricité, je suis favorable à un mix énergétique, à un juste équilibre entre le nucléaire et les énergies renouvelables – qui produisent 62% de l’électricité bretonne. L’éolien fournit 40% de cette production régionale et représente aujourd’hui 10% de la consommation en Bretagne. La filière éolienne prône un développement équilibré, sur terre ou en mer, en partenariat avec les acteurs du territoire à commencer par les élus locaux. Cette coopération est absolument nécessaire pour obtenir une acceptabilité des projets qui ne peuvent se réaliser que dans la concertation et avec l’accord des parties prenantes. C’est ce qui se passe sur mon territoire de Vitré communauté où la Collectivité que je préside prend sa part dans la création d’un parc de 5 éoliennes en accord avec les communes concernées. Il y a donc des territoires qui sont favorables aux projets, d’autres opposés. Chacun doit être entendu dans ses arguments et respectés dans ses décisions. Ce devrait être le cas partout, y compris en baie de St Brieuc où pourtant les pêcheurs directement concernés ne sont plus écoutés et encore moins entendus. Quelles compensations à la destruction de la biodiversité pendant les travaux ? Quelles assurances de la reconstitution de la ressource halieutique lorsque le parc sera en service dans 3 ou 4 ans ? Quels engagements de la société espagnole Iberdrola en termes de retombées économiques pour la Bretagne ? Ce qui m’étonne, c’est le silence assourdissant des écologistes sur ce projet. S’agissant de l’éolien flottant au large de Groix, le débat public est engagé et tout doit être mis sur la table en termes d’impact écologique, environnemental et social. En somme, sur l’éolien comme sur de nombreux projets, je suis une pragmatique : je demande à disposer de tous les arguments, y compris contradictoires, pour pouvoir décider et accompagner les transitions nécessaires le cas échéant.

Breizh-info.com : Sur la question de la refonte du modèle agricole et industriel breton ?

Isabelle Le Callennec : Je souhaite que la Bretagne reste la première région agricole française, une région d’élevage et de polyculture. Un emploi agricole, c’est 7 emplois induits et ce sont les agriculteurs qui sont à la base de l’industrie agro-alimentaire que je souhaite compétitive, exportatrice, respectueuse de l’environnement. Plutôt que de montrer les agriculteurs du doigt, je préfèrerais qu’on mette en valeur tous les efforts qu’ils fournissent depuis des années pour produire ce qui nous nourrit, améliorer la qualité de l’eau, traiter les effluents, produire de l’énergie. Plutôt que de s’opposer aux projets des industriels bretons – comme celui de Bridor à Liffré, j’aimerais que l’on informe les consommateurs sur la prise en compte progressive et réelle par les industriels, du bien-être animal ou de la mise au point de process industriels économes en eau et vertueux en valorisation des déchets. Je crois au caractère bénéfique de nombreuses innovations technologiques et sociales qui peuvent donner le goût aux jeunes de s’installer et leur permettre de vivre dignement de leur revenu.

Breizh-info.com : Sur la question des langues de Bretagne ?

Isabelle Le Callennec : Nous avons le devoir de les défendre ; cela concerne le breton et le gallo. Elles sont inhérentes à notre culture et forgent notre identité. J’ai dans mon équipe plusieurs locuteurs de bretons et je peux vous assurer qu’ils sont les garants de notre volonté de promouvoir ce qui relève de notre patrimoine commun. Je m’inquiète de la non signature de la nouvelle convention État Région 2021-2026 qui doit pourtant permettre de disposer des moyens de nos ambitions, notamment en matière d’enseignement de la langue et de soutien aux enseignants ; nous devons augmenter le montant des aides pour la formation des futurs Atsem bilingues, des étudiants se destinant vers l’enseignement en breton et des enseignants en exercice souhaitant enseigner en Breton. C’est ce qui se pratique en Alsace, depuis que la Communauté européenne d’Alsace a pris la compétence langues régionales. Je souhaite que nous augmentions le budget consacré à la langue bretonne et que nous nous donnions un objectif chiffré, après avoir fait une évaluation des dépenses actuelles, du résultat obtenu, des actions à mettre en place pendant la durée du mandat. Je souhaite l’utilisation de la langue bretonne dans les services de la Région et un plan de formation à la langue bretonne à destination des agents volontaires.

Breizh-info.com : La question de la spéculation immobilière sur les Côtes bretonnes préoccupe également à l’heure actuelle. Que pensez-vous de l’idée de créer un statut de résident qui donne priorité immobilière à ceux qui vivent en Bretagne ? 

Isabelle Le Callennec : C’est une vraie question et une réelle préoccupation. Plus de la moitié des Bretonnes et des Bretons sont des ouvriers et des employés, au salaire modeste et au pouvoir d’achat non extensible. Je souhaite que la Bretagne offre des logements de qualité à un prix abordable. Je vois bien qu’il est de plus en plus difficile de se loger pour de nombreuses catégories de Bretons, à commencer par les jeunes. En la matière, il faut agir avec les collectivités locales qui ont la responsabilité des plans locaux d’urbanisme et des communautés de communes qui élaborent les stratégies en matière d’habitat. Il y a encore trop de logements vacants et nous souhaitons lancer un grand plan de soutien à la rénovation thermique et énergétique des logements pour une remise sur le marché. Nous avons un instrument qui le permet : l’établissement public foncier. Nous devons également travailler avec les bailleurs publics et privés pour soutenir la construction de logements là où sont les besoins en termes d’emplois et de formation. Nous voulons surtout conforter le maillage de nos villes et ne pas concentrer tous les logements dans les grandes agglomérations, là où s’observent de plus en plus incivilités, troubles de voisinage, trafics en tout genre, délinquance. Les Bretons sont attachés à la qualité de leur cadre de vie et notre devoir est de le préserver. Je crois que cela peut s’obtenir en respectant la liberté des uns et des autres. Je ne comprends pas cette idée de statut de résident. Nous pouvons trouver des équilibres autrement, par exemple via les offices fonciers solidaires que certains territoires mettent en place. Un statut de résident ne résoudra rien et créera des conflits inutiles. Je ne cherche pas de slogan. Je cherche des solutions.

Breizh-info.com : Sur la question de l’accueil des migrants, c’est essentiellement les départements qui gèrent ces questions. Mais que compte faire la droite alors que l’État semble vouloir en imposer beaucoup plus à la Bretagne ? A force de s’ouvrir, la région Bretagne ne risque-t-elle pas de subir les mêmes maux que ceux qui existent depuis 20-30 ans en France et qui provoquent des crispations de plus en plus fortes ?

Isabelle Le Callennec : Nous sommes nombreux à estimer que la politique migratoire du Président de la République n’est au mieux pas claire, au pire non maîtrisée. La droite républicaine à laquelle j’appartiens prône le vote chaque année par le Parlement d’une loi qui fixe le nombre de personnes d’origines étrangères que notre pays est capable d’accueillir dignement et d’intégrer par l’apprentissage du Français et l’acceptation des lois de la République. En humanistes, nous sommes attachés à l’accueil des migrants qui fuient les conflits et persécutions demandant l’asile politique. Lorsqu’ils acquièrent le statut de réfugiés, ils sont autorisés à travailler. Ayons l’honnêteté de reconnaitre que ce sont eux qui acceptent souvent d’exercer les métiers les plus pénibles.

Ce qui pose problème, ce sont les migrants déboutés du droit d’asile, la grande majorité, qui ne retournent pas dans leur pays d’origine : 95% des déboutés restent sur le territoire. Toutes les régions sont sollicitées pour accueillir des migrants. Aujourd’hui, la Bretagne accueille 2% des demandes d’asile. L’objectif du Ministère de l’intérieur, c’est de passer à 5. Cela va se traduire par un doublement des places en Centre d’accueil et d’examen des situations, et le nombre de places en Centre d’accueil de demandeurs d’asile devrait passer de 2193 à 2443. Quel accompagnement de ces personnes ou de ces familles ? Quel suivi des parcours ? Quelles actions favorisant l’intégration ?

Autant de questions auxquelles les élus locaux se plaignent de ne pas avoir de réponse, quand, à tout le moins, ils ne sont pas mis devant le fait accompli.

Nous voulons conjuguer la tradition d’accueil qui fait partie de notre culture et le nécessaire équilibre sociétal qu’il faut trouver. On trouve naturellement cet équilibre quand la personne accueillie désire adopter les modes de vie de ceux qui les accueillent. C’est la condition sine qua non. Là aussi, je suis pragmatique. Pas de slogan, pas de tabou.

Breizh-info.com : Quels sont les prochains rendez-vous des Républicains en Bretagne avant ces élections ? Où allez-vous aller à la rencontre de la population ?

Isabelle Le Callennec : Je rends visite à toutes celles et ceux qui acceptent de nous recevoir pour parler avec passion de leurs activités. Nous revenons de quelques jours dans le Morbihan. Cette semaine, nous serons en déplacement en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes d’Armor. Je suis optimiste pour notre région qui a de formidables atouts mais doit être soutenue dans son développement pour qu’il soit durable. Tous les hommes et femmes que je rencontre sont pétris de valeur et attachés à leur région, qu’ils y soient nés ou qu’ils l’aient adoptée.  Nous sommes majoritaires à avoir la Bretagne au cœur et à vouloir le meilleur pour elle. C’est toute l’ambition de la liste Hissons haut la Bretagne et de mon équipe Droite, Centre et Régionalistes.

Propos recueillis par YV

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 Commentaires

  1. Voilà ce que vous devez savoir sur l’éolien : il est aléatoirement intermittent, fatal (absent quand la demande est forte), l’effet de foisonnement censé lisser les variations brutales est une fable réfutée par les mesures, sa part de production dans le mix énergétique en 2020 n’est que de 7,9%, son facteur de charge est faible (20%), il a de graves impacts sanitaires (infrasons, effet stroboscopique notamment), il massacre la biodiversité ailée
    https://conseilmondialpourlanature.wordpress.com/2015/04/27/le-grand-carnage/
    il dénature nos paysages, ce qui a un impact négatif sur le tourisme, donc sur l’emploi, il a une forte emprise au sol car sa densité énergétique est très faible (ce qui est régressif), et enfin, incohérence suprême, son bilan carbone (en supposant que le CO2, nécessaire à la photosynthèse, donc à toute la chaîne de la vie sur Terre, ait une action mesurable sur la température) est mauvais : 15 gCO2/kWh et il faut en plus, en soutien permanent, des centrales thermiques de même puissance totale pour équilibrer le réseau de transport et éviter son effondrement… Sans parler du prix du kWh qui continue à déraper, donc cela augmente la précarité énergétique, laquelle va augmenter exponentiellement dès que les usines éoliennes en mer se développeront (150 €/MWh). Tout cela réduit la compétitivité de nos entreprises, ce qui supprime de l’emploi salarié. En outre chaque éolienne utilise énormément de matières premières, notamment 200 kg de terres rares (indium, néodyme, …) produites en Chine dans des conditions environnementales épouvantables. Et ce sont les ménages et les entreprises qui en payent le prix de plus en plus douloureux. Faire pire semble difficile… Bref, l’éolien ne présente aucun intérêt, si ce n’est d’offrir aux promoteurs, qui ont flairé la très bonne affaire, des avantages déraisonnables octroyés par des Pouvoirs Publics incapables de faire les bons choix, d’autant qu’ils ont, pour d’obscures raisons sans doute idéologiques, arrêté notre projet de surgénération Astrid, laissant USA, Chine et Inde avancer à grand pas.

    • Une éolienne en mer de 2Mw produit en moyenne 438 Kw . Pour les éoliennes de type posées (les sept parcs qui vont être installés) il faut 2 000 tonnes de béton (chiffres officiels de Wattenfall) au pied pour qu’elles restent en place… Un groupe nucléaire produit 1400Mw en moyenne avec un facteur de charge de 85% ce qui nous donne environ 1 200Mw , un groupe nucléaire représente donc 2750 éoliennes offshore qui équivalent à 5 500 000 tonnes de béton… Où allez-vous chercher le sable et le gravier pour faire ce béton??? Pour fabriquer le ciment nécessaire, c’est 770 000 tonnes de CO² que l’on va larguer dans l’atmosphère: Jamais la production de vos éoliennes ne vous feront économiser ce carbone… Surtout si vous comparez au nucléaire.
      Il n’y aurait aucune éolienne de construite en France si le prix du MWh n’était pas subventionné par nos impôts… En 2032, le prix du Kwh pour les particuliers et les petites entreprises sera multiplié par plus de trois : 47cts en moyenne, cela à cause des éoliennes qui vont voir le jour prochainement. Le gouvernement se réjouissait d’avoir revu à la baisse les contrats pour les grosses sociétés de production à 150€/MWh… alors que six mois avant, la société Wattenfall négociait au Danemark le MWh à 49,90€…
      C’est une bombe sociale que l’on allume, ces prix sont confirmés par la Cours des Comptes, par une étude pour le Sénat, par un rapport à l’Assemblée Nationale et par une étude de l’UFE. J’ai personnellement fait des simulations qui me donnent les mêmes chiffres : en 2032, la facture d’électricité d’un ménage de quatre personnes représentera autant que le loyer de son logement et les deux représenteront 80% du SMIC…

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