Des centaines d’emplois supprimés en 10 ans chez Orange en Loire-Atlantique

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Parmi les entreprises qui participent allègrement au « désaménagement » du territoire – abandon des campagnes et la plupart des territoires au profit de quelques pôles métropolitains – Orange, l’ex-France Telecom.

Bien loin de son ancien monopole des télécommunications, accompagné des obligations de désenclavement de l’ensemble de la population, l’opérateur télécom international « concentre progressivement ses activités dans seulement quelques grandes villes. A Rennes se déploient des métiers d’avenir sur la data, l’intelligence artificielle, mais ici, rien », constataient dans les colonnes de nos confrères d’Ouest-France les délégués syndicaux Sud-Solidaires.

Pareil pour les boutiques, « plus que 12 en Loire-Atlantique contre 24 il y a huit ans ». Pourtant depuis, la Loire-Atlantique a gagné près de 100.000 habitants, et a continué à croître nettement depuis le premier confinement.

Et encore, les boutiques de Saint-Nazaire et de La Baule sont menacées – l’on parle tout de même de la seconde métropole du département et d’une ville balnéaire certes assez petite en hiver, à peine plus de 15.000 habitants, mais dont la population décuple en été… et triple à chaque confinement.

Orange déploie la fibre, mais celle du patriotisme, ça reste à voir : « Vincent Bernard, chef de projet à Nantes pour le développement du réseau client dans les grosses entreprises, chez Sud aussi, constate qu’une partie importante de cette activité a été transférée à l’ile Maurice et bientôt à Madagascar ».

Les actionnaires applaudissent – 2.4 milliards d’euros leur ont été versés en 2021, tandis que Sud-Solidaires, très favorable à l’invasion migratoire, pourra occuper les futurs chômeurs d’Orange en accueillant à bras ouverts à Nantes des immigrés mauriciens et malgaches. Le syndicat pourra toujours les loger dans les locaux désertés des anciennes boutiques et bureaux Orange.

En France, d’après la CGT Orange, une trentaine de boutiques devraient encore fermer – début février, ils étaient en grève à Béziers où la boutique du centre commercial Polygone, près de la gare, serait d’après eux menacée de fermeture. On ne prête qu’aux riches – celle de Sète a plié bagage en 2019. « En Occitanie, les agences de Nîmes Coupole, Albi, Saint-Orens ou Bagnols sur Cèze seraient aussi concernées », indiquait alors France Bleu Béziers.

En Sarthe, après la fermeture de la boutique Orange de Sablé, c’est maintenant celle du centre-sud qui est menacée – il y en a deux autres au Mans ; en Bourgogne, c’est celle de Nevers avec sept emplois à la clé (dont cinq en CDI) est menacée. A Bourges, la boutique Orange, la dernière du Cher, ferme et est transférée à la Générale du Téléphone, la façade low-cost de l’opérateur, sous couvert d’économies de coût ; ce dernier gère déjà les trois autres boutiques du département.

Pour l’heure, comme à Remiremont, Armentières ou Sète, la désertion d’Orange des villes a principalement profité à ses concurrents, nombre de clients n’étant visiblement pas prêts à prendre leur voiture et faire des kilomètres, ou à traverser leur département en train et bus pour obtenir les explications dont ils ont besoin.

Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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3 Commentaires

  1. Normal Orange est une ancienne administration qui a profité de son monopole et du boom des télécom depuis 70 pour s’enrichir à bon compte et embaucher à tout va du personnel « fonctionnaire » en sur effectif par rapport aux besoins techniques (déjà des centraux numériques) et des taxes perçues sur son réseau filaire payé par les communes et facturé aux prix fort aux concurrents; les « fonctionnaire » terminent leurs 35 ans de carrière et partent en retraite donc Orange est obligé de se mettre aux normes de la concurrence sinon elle disparait car non rentable c’est seulement de l’économie industrielle de marché et non de la gestion « socialiste » industrielle

  2. délocalisation au profit de …. la tunisie ou du maroc, où les salaires sont moindres , car si vous avez besoin d’un service en ligne, demandez quel temps il fait à l’opératrice !

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