Angers. Jean-Eudes Gannat (l’Alvarium) : « Ce qui embête certains riverains, ce sont les manifestations antifascistes et leurs débordements ! » [Interview]

A LA UNE

Depuis plusieurs semaines, l’association identitaire l’Alvarium, qui possède un local privé rue du Cornet à Angers, fait l’objet d’une intense traque médiatique, initiée de longue date par des militants antifascistes aidés par des journalistes de la presse quotidienne régionale. Une traque instrumentalisée politiquement, et judiciairement également comme en témoignent les récents évènements.

Ainsi, mercredi 2 juin au matin, cinq personnes, dont des membres de l’Alvarium, ont été placées en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte et confiée à la brigade de recherche…. pour des faits de vols aggravés et d’introduction dans une enceinte militaire. Dans la nuit du 23 janvier 2021, des drapeaux, français et européens, avaient été subtilisés dans une entreprise et au sein de la brigade de gendarmerie de Pouancé. Imaginez voir des gendarmes rentrer chez vous, dont certains en cagoule, à 6 h du matin, pour une histoire de drapeaux… Là où les mêmes forces de l’ordre se montrent souvent impuissantes à endiguer le trafic de drogue… ou à assurer votre sécurité dans les rues des métropoles françaises.

La semaine précédente, une bagarre devant le local de l’Alvarium, provoquée par des militants antifascistes qui mènent une campagne de harcèlement autour du local de l’Alvarium depuis des mois, avait fait la Une médiatique locale.

Pour faire le point sur la situation, nous avons interrogé Jean-Eudes Gannat, leader du mouvement, principal intéressé donc, à qui une certaine presse hostile n’a pas jugé bon de donner intégralement la parole pour pouvoir se défendre face au tribunal médiatique.

Breizh-info.com : Quelle est votre réaction suite aux GAV et perquisitions menées hier matin ? Pour quelles raisons ont-elles été menées et quelles sont les suites dont vous avez connaissance pour le moment ?

Jean-Eudes Gannat (L’Alvarium) : Comme toujours, nous avons affaire à des procédures totalement disproportionnées et abusives à notre égard, sur la base de suspicion d’actes individuels, dont le Système profite pour tenter de détruire ses opposants en période électorale. En l’espèce, 5 personnes ont été interpellées hier matin dans le cadre d’une enquête pour vols de drapeaux devant une gendarmerie de campagne. Parmi elles, plusieurs sont adhérentes à l’Alvarium. Profitant de cela, le procureur de la République a demandé la perquisition de nos locaux où évidemment aucun des drapeaux n’a été retrouvé.

Cependant à l’Alvarium comme chez des gens interpellés, la perquisition a pris des allures étranges ; un homme en civil était présent. Cagoulé et ne semblant pas être un collègue des forces de l’ordre, il a photographié avec insistance les lieux, parfois les chambres des frères et sœurs de gens habitant chez leurs parents, en toute illégalité. Plus surprenant encore, les bibliothèques ont été photographiées à chaque perquisition. Cela ressemble fort à une tentative de constitution de dossier de dissolution, au sein duquel la DGSI certifierait la présence d’ouvrages non conformes parmi des milliers d’autres et tenterait d’alimenter les fantasmes médiatico-antifas. En plus des perquisitions infructueuses à notre connaissance, deux personnes ont été convoquées pour des audiences ; la première a été interrogée exclusivement sur l’Alvarium, ses militants, leurs professions, etc. La deuxième, récemment veuve, sur ses méthodes d’éducation, car l’un de ses fils milite chez nous.

Breizh-info.com : Après la bagarre qu’il y a eu devant l’Alvarium la semaine dernière, vous avez assumé ce qu’il s’est passé. Pouvez-vous revenir sur l’affaire et expliquer pourquoi vous assumez quitte à vous attirer plus d’ennuis encore ?

Jean-Eudes Gannat (L’Alvarium) : Nous avons assumé ce qui a eu lieu parce que nous refusons de mentir, et que nous estimons que nous avons le droit de nous défendre face aux antifas. Ceux-ci ne cessent de clamer « un flic, une balle, un faf une rafale » ; mais comme on le voit avec le procès Méric, ils n’hésitent pas à se transformer en victimes innocentes lorsque leurs provocations tournent à leur désavantage.

Depuis plusieurs années, nous sommes obligés de cumuler vies professionnelles et nuits blanches en raison de différentes initiatives antifascistes sur l’Alvarium ; attaques, agressions, tentatives d’incendie, tags et détériorations. Régulièrement, nous repoussons des provocateurs. Certains sont des pauvres types en état d’ébriété ; nous nous contentons de les faire dégager gentiment.

La semaine dernière, des membres identifiés du RAAF (« Réseau Angevin Antifasciste », NDLR) sont venus provoquer et coller un autocollant antifa sur le volet du local. Après une courte bagarre, ils sont allés porter plainte et déclarent aujourd’hui à la presse qu’ils ne sont en rien politisés, que ceci est une agression gratuite, etc. Il s’avère que plusieurs militants antifas ont été identifiés, malgré leurs tenues noires, leurs casquettes et leurs visages masqués. D’ailleurs que faisaient-ils après le couvre-feu à coller des stickers antifas, s’ils ne sont pas politisés ? Pourquoi Sébastien et Auxanne (pour ne citer qu’eux) nient-ils leur engagement au RAAF ? C’est un Carpentras pour les nuls, monté par des Machiavels aux petits pieds.

Breizh-info.com : Il semblerait par ailleurs que depuis votre ouverture certains journalistes locaux soient très complaisants vis-à-vis de l’extrême gauche et à l’inverse très hostiles et parfois malhonnêtes à votre égard. Est-ce quelque chose que vous ressentez ? Avez-vous affaire à des journalistes ou à des militants ?

Jean-Eudes Gannat (L’Alvarium) : Localement il existe de vrais journalistes, qui sans être complaisants prennent le soin de nous laisser la parole et de ne pas citer uniquement des sources anonymes et avides de diffamation à notre égard ; d’après leurs propres dires, ceux-là subissent parfois des pressions lorsqu’ils ont le culot de faire preuve de déontologie à notre encontre.

Il y en a d’autres qui sont clairement des militants subventionnés avec nos impôts pour nous cracher dessus. Je pense notamment à Josué Jean-Bart, du Ouest-France, qui a des liens avec les antifas et passe son temps à écrire sur nous des articles anxiogènes et à la limite de la diffamation. Son fil Twitter est rempli de considérations politiques d’extrême gauche et de commentaires acerbes à notre égard et à l’égard de tout ce qui lui déplaît ; la droite, MLP, les conservateurs, l’Histoire de France, etc.

Plus discret et moins nuisible Axel Chouteau (Angers-Info) fréquentait régulièrement le squat antifa de la Grande Ourse, où il avait tout le loisir de participer à des discussions dans lesquelles on me comparait à Hitler entre 2 pétards, 3 points de deal et quelques manifs pro-migrants.

Breizh-info.com : Concrètement quelle est votre situation ? Pensez-vous qu’on puisse réellement vous dissoudre ? La population est-elle vraiment terrorisée par la présence de l’Alvarium ?

Jean-Eudes Gannat (L’Alvarium) : Tout est possible ; même s’il n’y a aucun motif pour dissoudre l’Alvarium en tant qu’organisation, le Système pourrait profiter de manquements de certains adhérents ou de rumeurs médiatico-antifascistes pour lancer une procédure. Exactement comme il le fait en perquisitionnant un local associatif, car certaines personnes le fréquentant occasionnellement sont soupçonnées d’avoir fait un horrible larcin de drapeaux. Quoiqu’il arrive, nous nous défendrons juridiquement jusqu’au bout.

Quant à la population, elle est tellement terrorisée par notre violence et notre racisme que même les commerces communautaires alentour n’ont jamais témoigné contre nous. Ce qui embête certains riverains, ce sont les manifestations antifascistes et leurs débordements ! Nous avons existé plusieurs mois sans publicité, il n’y a jamais eu de plaintes. Et même depuis, il n’y a eu aucune plainte pour tapage ou débordements dans la rue de notre part !

Josué Jean-Bart évoque des témoignages anonymes de pétitions anonymes recueillant 30 signatures dans l’hypercentre d’Angers et se permet de titrer « Apeurés et inquiets les voisins de l’Alvarium ne respirent plus ». Sans doute se rêve-t-il en Sartre, qui « prenait sa plume pour une épée » ; sauf qu’à force de relayer grossièrement la propagande de l’extrême gauche, notre plumitif guadeloupéen jette des sagaies vers son propre camp ; personne n’est dupe et il finit par nous attirer la sympathie de centristes qu’on croyait impénitents !

Pour revenir à notre dissolution ; même en supprimant une association, qui pourra nous empêcher de fréquenter nos locaux, d’aider des personnes précaires, de faire du sport ou des présentations de bouquins ? Personne. Dans le mot « dissolution », il y a « solution » ; nous en avons déjà étudié suffisamment pour être assez sereins quant à la suite…

Breizh-info.com : Au-delà de l’Alvarium, les attaques se multiplient pour tous ceux qui se déclarent patriotes ou dissidents à l’égard d’une forme de tyrannie qui s’installe en France ; comment voyez-vous la période à venir et profitez-vous de votre campagne électorale pour aborder ces sujets ?

Jean-Eudes Gannat (L’Alvarium) : Après le Bastion Social, le mouvement Génération Identitaire a été dissout. Plus globalement, on criminalise aujourd’hui journalistes et militants politiques comme on l’avait fait pour des historiens ou des humoristes hier, et l’on tente de domestiquer à grande échelle les citoyens. Au fond, du masque en plein air aux lois Pleven/Gayssot en passant par l’obligation de déclarer la détention d’un mouton dans son jardin, il y a une forme de continuité de l’absurde dans la négation du débat scientifique et de la liberté d’exister, de s’exprimer. Pour être efficaces, il nous faut défendre à tout prix tous les gens de notre mouvance — et même au-delà — lorsqu’ils sont persécutés. Je dis bien tous, pourvu qu’ils soient attaqués injustement. Quels que soient nos désaccords et leurs défauts. Non pas au nom d’une égalité d’opinion en laquelle je ne crois pas ; simplement parce que le rouleau compresseur est tel que se pincer le nez à propos du voisin, c’est se creuser sa propre tombe pour l’avenir.

La campagne électorale en cours est l’occasion d’en parler ; dans notre profession de foi avec Helen Tardiveau nous dénonçons aussi bien le politiquement correct que la dictature sanitaire. Ironie de l’histoire, nous prévenions dedans que : « Caricaturés en extrémistes au nom des pseudo “valeurs républicaines” qui nous ont conduit où nous sommes, boycottés par la presse locale, attaqués violemment par nos adversaires ; durant cette campagne rien ne nous sera épargné. »
De l’IVG à la guerre civile qui s’annonce en passant par les lobbies LGBT ou l’immigration, notre profession de foi est un bâton de dynamite pour la sécession mentale. Plus prosaïquement, notre programme et certaines discussions avec les gens du canton reflètent bien l’urgence de se réveiller pour combattre le « communisme de marché » à la chinoise que mettent en place nos élites républicaines, tant nationalement qu’à l’échelle locale.

Propos recueillis par YV

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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7 Commentaires

  1. Vive ALVARIUM et les identitaires , les seuls à défendre la FRANCE et les Français , les vrais (enfin ce qu’il en reste )

  2. Le régime opprime les patriotes.
    La seule riposte réellement efficace serait de créer une structure représentative des autochtones de France qui organiserait le combat pour faire reconnaître le Droit de notre peuple à disposer de lui-même, comme le propose Antonin Campana sur son blog Terre autochtone .

    • C’est une stratégie à envisager, car on constate que ces courageux défenseurs de l’identité française sont bel et bien persécutés par le système en place. Face au drame de la migration africaine de masse, le pouvoir non seulement abandonne la population autochtone mais persécute toute velléité de résistance et encourage le dénigrement de notre histoire, de notre culture, de notre modus vivendi, préambule à de potentielles futures exactions génocidaires. Il faut donc en appeler à l’ONU et aux textes protecteurs des Peuples Autochtones, signés par la France…

      • J’abonde dans ce sens, il faut en appeler aux instances supérieures et aux textes universels ratifiés par la France pour faire accepter les droits collectifs du peuple autochtone de France. Notamment la déclaration des Nations Unies de 2007 qui stipule :
        – les peuples autochtones, dans l’exercice de leurs droits, ne doivent faire l’objet d’aucune forme de discrimination,
        – les peuples autochtones sont égaux à tous les autres peuples, tout en reconnaissant le droit de tous les peuples d’être différents, de s’estimer différents et d’être respectés en tant que tels.
        Il faut rejoindre Terre autochtone d’Antonin Campana

  3. L’extrême gauche est le cancer qui est en train de détruire ce pays avec la complaisance des autorités politiques qui ne font absolument rien pour y mettre fin, le tout relayer par une presse complaisante puisque en majorité de gauche et d’extrême gauche ; mieux elle organise de fausses actions sous couvertures de mouvement patriotique pour mieux demander leur dissolution.
    Même la faiseuse de veuve serait trop douce pour eux.

  4. il est plus facile de dissoudre génération identitaire non violente que les antifas auquels ils fichent une paix royale
    il est plus facile d’être sur le dos de l’avarium, non violente, que sur les dileurs du quartier
    que ceux que ça révulse aillent voter

  5. le NOM deteste les nationalistes ordre est donner aux larbins republicains de sévir au moindre pretexte ! il faudrait que les gaulois commencent a réfléchie a cette dictature progressiste qui s’est installer en france notamment !

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