Union Européenne. Bruxelles prend des décisions sous influence des lobbies et groupes de pression

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Les géants technologiques de la Silicon Valley ont acquis une influence considérable à Bruxelles ces dernières années grâce à leurs activités de lobbying de plus en plus intenses.
Selon un rapport récent, Facebook a dépensé 5,5 millions d’euros, Google 7,5 millions d’euros, Microsoft 5,2 millions d’euros et Apple 3,5 millions d’euros pour faire pression sur l’Union européenne afin que la Commission européenne tienne compte des intérêts des géants de la technologie lors de l’élaboration de la législation européenne régissant les services et les marchés numériques. Les fonctionnaires de l’exécutif européen ont tenu des dizaines de réunions avec des représentants des entreprises de la Silicon Valley sur la question, tandis que la Commission semble moins intéressée par les opinions des ONG.
Si la représentation des géants de la technologie suggère publiquement qu’ils sont favorables à de nouvelles réglementations, cela ne s’applique qu’aux règles non contraignantes qu’ils ont eux-mêmes créées – c’est en gros la conclusion d’un récent rapport du Corporate Europe Observatory de Belgique et de LobbyControl d’Allemagne, une organisation spécialisée dans le suivi des activités des groupes de pression, qui a étudié l’influence des géants de la technologie de la Silicon Valley sur le processus décisionnel de l’UE. L’étude a révélé que

Les entreprises américaines ont acquis une influence considérable à Bruxelles.

En effet, 612 entreprises et leurs partenaires font actuellement du lobbying pour influencer les projets de législation européenne régissant les services et les marchés numériques, dépensant au moins 97 millions d’euros par an.
Le rapport belgo-allemand souligne dans ce contexte :
Cela signifie également que le secteur technologique est devenu le plus grand secteur de lobbying de l’UE, les dépenses de lobbying du conglomérat américain dépassant de loin celles des secteurs pharmaceutique, financier et des combustibles fossiles.
Les géants de la technologie financent également de plus en plus de groupes de réflexion et d’institutions commerciales bruxellois par le biais desquels ils cherchent à étendre indirectement leur influence. En fait, elles sous-traitent le lobbying à des centres universitaires et à des cabinets de conseil qui, s’ils ne représentent pas officiellement les intérêts des grandes entreprises dans les coulisses, le font devant la Commission.
Euractiv, un portail d’information basé à Bruxelles, a approché la Commission européenne à ce sujet, mais l’institution européenne a répondu de manière évasive qu’elle était prête à rencontrer quiconque voulait lui parler.
La Commission européenne ne contrôlera ni maintenant ni à l’avenir « qui demande des réunions et à quelle fréquence ».
Euractiv a également souligné que, selon l’étude, les fonctionnaires de la Commission européenne ont tenu 132 réunions avec des entreprises privées et 70 réunions avec des organisations commerciales lors de l’élaboration de la législation sur les services numériques, tandis que les organisations de la société civile n’ont participé qu’à 52 réunions formelles avec des fonctionnaires de l’UE.
Cependant, comme le journal Magyar Nemzet l’a rapporté précédemment, la loi sur les services numériques (DSA) et la loi sur les marchés numériques (DMA) présentées par la Commission européenne en décembre dernier sont encore loin d’entrer en vigueur

Ils doivent être approuvés par le Parlement européen et le Conseil européen, et il est également clair que les États membres sont en désaccord sur un certain nombre de questions depuis le début.

Par exemple, sur la question de savoir si l’AVD doit réglementer les contenus préjudiciables mais légaux (comme la désinformation) et surtout qui peut contrôler cela – des désaccords qui signifient que le temps nécessaire pour résoudre ces questions ne fera qu’ajouter au temps nécessaire pour adopter la législation, ce qui, selon la commissaire européenne chargée du numérique et de la concurrence, Margrethe Vestager, qui a présenté le paquet, prendra au mieux deux ans.

Photo d’illustration : DR
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3 Commentaires

  1. Quoi d’étonnant alors que l’Europe de Bruxelles est un montage amerlock , celui de la super classe mondialiste US de la finance et de l’économie…..il n’y a que les gogols pour croire en ce funeste bastringue .

  2. Les lobbies ont une influence à Bruxelles parce qu’on les laisse faire leur petit travail. Suffit de le dire d’aller se faire voir mais pour cela il ne faut pas être corrompu. Quand on voit les sommes affichées il est évident qu’il y en a plus d’un qui en croque. Pour faire un parallèle avec les « experts du GIEC », ils ne vont pas dire que leur théorie est fausse puisque c’est grâce à celle-ci qu’ils gagnent leur pitance.

  3. qui bénéficie de ces subsides ?
    les dirigeants perçoivent ils des rétrocommissions? deviendrais je complotiste en pensant que oui ?

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