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Selon le philosophe Alain Finkielkraut, l’une des raisons du succès d’Eric Zemmour est que ce dernier parvient à canaliser l’angoisse de nombreux Français de voir leur pays tout simplement disparaître.
Alain Finkielkraut : « le phénomène Zemmour est incontournable »
Sur Europe 1 et CNews le 9 novembre, le philosophe Alain Finkielkraut était l’invité de Laurence Ferrari dans l’émission « Punchline ». À cette occasion, il a évoqué le cas d’Éric Zemmour, parlant même de « phénomène Zemmour », devenu « incontournable ».
Citant le philosophe français Marcel Gauchet, Alain Finkielkraut se fait l’écho de ce dernier en déclarant que « ce phénomène a eu un effet positif sur l’agenda ».
Un propos partagé plus ou moins à visage découvert par une large partie des sympathisants « de droite » mais aussi par certaines personnalités politiques percevant bien l’attrait qu’exerce un Éric Zemmour sur leur base électorale…
En effet, face à une droite française qui a pour principale caractéristique d’avoir peur de son ombre depuis de trop nombreuses années, certains citant la disparition du RPR et d’autres l’époque de diabolisation du FN, Éric Zemmour « a permis de sortir du déni » et « de lever une série d’interdits » selon Marcel Gauchet, pour qui l’ancien journaliste du Figaro a fini par « imposer des thèmes qui sont incontournables ».
Eric Zemmour, « un ennemi providentiel pour l’antifascisme imaginaire » ?
Éric Zemmour a-t-il ainsi « rendu service à la démocratie » ? S’il n’avait pas fait irruption dans le débat politique à quelques mois de l’élection présidentielle, celle-ci aurait porté principalement sur les thématiques telles que le pouvoir d’achat, le dérèglement climatique ou encore la réduction des inégalités estime Alain Finkielkraut.
Mais, selon le philosophe, Éric Zemmour a remit l’église au milieu du village en formulant que pour cette prochaine échéance électorale, « ce qui est en jeu, c’est la France » ! Et de questionner sur l’existence d’un avenir (ou non) pour cette dernière.
À ce sujet, « il y a une angoisse, cette angoisse Zemmour s’en est saisi avec une très grande vigueur » explique Alain Finkielkraut. Cette interrogation sur la disparition pure et simple de la France portée par le très probable future candidat, notamment lorsqu’il a abordé frontalement la question du Grand remplacement, et aussi l’une des raisons de son succès dans les sondages, associé au phénomène de nouveauté qu’il incarne.
Cependant, Alain Finkielkraut considère toutefois que « le problème avec Zemmour, ce sont ses références » qui, s’il se réfère « certes à De Gaulle », en font un pain béni pour ceux qui veulent « à tout prix nous faire croire que l’histoire se répète » lorsqu’il cite « Barrès et Charles Maurras ». Le philosophe estime ainsi qu’Eric Zemmour est « un ennemi providentiel pour l’antifascisme imaginaire », notamment pour tout ceux qui veulent « faire croire que les années 30 reviennent », et redoute que cet antifascisme de théâtre ne se déchaîne durant la campagne pour l’élection présidentielle.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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Une réponse à “Pour Alain Finkielkraut, Éric Zemmour est le porte-voix de ceux qui redoutent la disparition de la France [Vidéo]”
finkielkraut a voté macron, c’était son droit le plus absolu, l’espoir est important en politique!
connait il cet adage « perseverare diabolicum »? je l’espère