Renaud Camus : « Le temps que les Européens se rendent compte de ce qui leur arrive, ils sont déjà dans les poubelles de l’histoire »

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Renaud Camus, né en 1946 à Chamalières, est l’une des figures intellectuelles les plus singulières de la France contemporaine. Formé auprès de Roland Barthes, prix Fénéon en 1977, prix Amic de l’Académie française en 1996, il fut d’abord reconnu comme l’un des grands stylistes de sa génération, auteur d’une œuvre considérable mêlant journal intime, élégies, romans, écrits sur l’art et essais philosophiques. C’est en 2011 que son nom traverse les frontières du monde littéraire pour s’imposer dans le débat politique mondial, avec la publication du Grand Remplacement, concept qu’il conçoit non comme une théorie conspiratrice mais comme un constat démographique : la substitution, en cours d’accélération, des peuples européens sur leur propre sol. Fondateur du Parti de l’In-nocence (2002) et du Conseil National de la Résistance Européenne (2017), installé depuis trente ans au château de Plieux dans le Gers, Renaud Camus continue d’écrire, de publier et d’intervenir, y compris face aux interdictions de territoire, comme celle qui lui a été signifiée par le Royaume-Uni en avril 2025, qui l’a empêché de prononcer son discours sur la remigration devant la Big Remigration Conference.  Voxeuropa, partenaire de Breizh-info, lui donne la parole pour déployer, dans leur intégralité, les thèses et la vision d’un écrivain que l’époque a rendu inévitable.

Vous avez été formé auprès de Roland Barthes, vous avez reçu le prix Amic de l’Académie française, vous avez organisé des expositions d’Art, vous êtes donc d’abord un homme de lettres et d’art. Comment expliquez-vous le passage de cet univers vers l’engagement politique et conceptuel que l’on vous connaît depuis les années 2000 ? Y a-t-il eu un moment décisif, un basculement ?

Renaud Camus : Non, il n’y a pas eu de moment décisif, ni de basculement. J’ai toujours été obsédé par la question de la vérité et j’ai toujours pensé que la mission de l’écrivain était de se porter aux angles morts d’une société, ceux qui malgré leur évidence échappaient à l’expression publique, faisaient l’objet d’une offuscation, volontaire ou mécanique. Le changement de peuple et de civilisation était à la fois la plus large et la plus éclatante de ces zones d’ombre : un phénomène énorme, gigantesque, le plus important de l’histoire européenne depuis des siècles, et dont tout le monde affectait de ne pas s’apercevoir

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Le mot « peuple » est au cœur de votre pensée. Or c’est un mot dont les définitions prolifèrent et se contredisent : peuple civique, peuple ethnique, peuple culturel, peuple historique. Quelle est précisément la définition que vous en donnez, et qu’est-ce qui, selon vous, fonde la légitimité d’un peuple sur un territoire ?

Renaud Camus : Je suis un peu étonné de votre assertion. Je ne m’étais pas aperçu que le mot “peuple” fût si important pour moi, mais vous avez peut-être raison. Il en va de lui comme de tous les termes essentiels, les plus profondément inscrits dans l’histoire de la langue : les définitions courent vainement après eux sans parvenir à les cerner. Plus les choses et les concepts sont, plus il est malaisé de les définir : prenez race, identité, nation, etc. Je crois à l’histoire, aux mythes, à l’étymologie, à l’épaisseur du temps. C’est l’histoire, c’est le temps, ce sont les œuvres et les mythes qui donnent aux peuples et aux races des droits sur lesquels même la démocratie ne saurait prévaloir. Lorsque les Chinois changent la population du Tibet, et c’est là l’un des plus parfait paradigmes du Grand Remplacement, ils n’abolissent pas, même s’ils le bafouent, le droit des Tibétains à être maîtres de leur sort et de leur pays.

Jean Raspail disait être « déçu d’avoir eu raison ». Vous avez vu des amis proches prendre leurs distances, vous avez été condamné, associé malgré vous à des actes que vous réprouvez, et pourtant les faits que vous décriviez continuent de s’imposer au débat public, jusqu’à la bouche de chefs d’État. Comment vit-on dans cette position singulière : celle d’un homme dont les thèses gagnent du terrain pendant que lui-même reste persona non grata ?

Renaud Camus : Oh, j’ai eu le temps de m’y habituer, et mon tempérament fait peut-être que j’en souffre moins que n’en souffriraient d’autres. Non, ce qui est désespérant, ce n’est pas cela. C’est que le Grand Remplacement, le constat, se répand beaucoup moins vite que le Grand Remplacement, la chose, l’effroyable chose, le génocide par substitution, la destructions des Européens d’Europe et de leur civilisation. Le temps que les Européens se rendent compte de ce qui leur arrive, ils sont déjà dans les poubelles de l’histoire, comme les Mèdes, les Mayas, les Pictes ou les Moriori des îles Chatham, auxquels leur loi fondamentale, le Nunuku, interdisait de se défendre contre une invasion, moyennant quoi ils accueillirent à bras ouverts les Maoris, qui les massacrèrent, ou les réduisirent en esclavage.

Vous distinguez le Grand Remplacement comme phénomène démographique d’une idéologie que vous appelez le « remplacisme global », une convergence d’intéts économiques, médiatiques et politiques qui organisent ou tolèrent ce remplacement. Pouvez-vous décrire les acteurs et les mécanismes de ce remplacisme global tel que vous le concevez ?

Renaud Camus : Le Grand Remplacement, si gigantesque qu’il soit, n’est qu’une toute petite partie, mais c’est l’aboutissement, le couronnement, le sommet, de ce que j’ai appelé en effet le remplacisme global. Les hommes et les peuples sont remplacés mais ce n’est là que le parachèvement sinistre d’une entreprise mécanique infiniment plus vaste encore, au sein de laquelle tout est remplacé par tout. Le Grand Remplacement n’est pas une théorie, c’est un nom pour un phénomène, un nom pour une époque et pour son phénomène majeur, un chrononyme ; et en même temps c’est un crime, évidemment, le crime contre l’humanité du XXIe siècle (et ce crime est commis par ceux qui l’appellent une “théorie”). Le remplacisme global, lui, beaucoup plus vaste, est à la fois une théorie, une idéologie totalitaire et une structure de pouvoir dont la forme politico-économique est la davocratie, gestion managériale du Parc humain par Davos, les multinationales, les banques, les hedge-funds, les gafam, la Big Tech et le Big State ; leur bras armé est le Bloc Génocidaire, ensemble de juges, journalistes, intellectuels organiques, élus, qui doivent tout à la davocratie remplaciste et qui sans elle ne seraient rien.

La théorie du remplacisme global repose sur l’observation que le remplacement est le geste central, essentiel, des sociétés industrielles et post-industrielles (mais elles continuent d’être industrielles et le sont même plus que jamais quand elles sont totalement numériques). Tout y est remplacé par tout : les matériaux originaux par leur imitation bon marché, la littérature par le journalisme, la culture par la sous-culture, la musique par la musique, les noms par les prénoms, les ouvriers par les machines, les hommes par les femmes, les hommes et les femmes par les robots, les Européens par les Africains, l’économie par la finance, la finance par la gestion numérique, lintelligence par lintelligence artificielle, etc. Le plastique est la matière reine du remplacisme global, et il ne pourrit pas seulement les océans et nos poumons. Les sociétés du remplacisme global sont un univers de la copie, du double, de l’ersatz, de l’imitation, de la contrefaçon, du simili, du fac-similé, de l’ersatz, de l’assimilation. Il en résulte d’ailleurs que le faux leur est consubstantiel. C’est ce que j’ai appelé le faussel, le faux réel, le réel faux, un monde imaginaire où ce qui arrive n’arrive pas, une sorte de Truman Show généralisé où l’information est un filtre et un philtre de mort, où même le chagrin, la souffrance, la douleur, qui passaient jadis pour la preuve ultime du vrai, sont assimilés à de la récupération : si vous pleurez sur les crimes du remplacisme global, vous ne faites que les “récupérer”.

Le concept de Matière Humaine Indifférenciée (MHI) est l’un de vos apports les plus originaux au débat, lidée que le système économique mondial traite les êtres humains comme des unités interchangeables, sans enracinement, sans appartenance. Ce concept vous apparaît-il comme un héritage de la tradition libérale classique poussée à son terme, ou comme quelque chose de plus spécifique à notre époque ?

Renaud Camus : Les deux : la Matière Humaine Indifférenciée, interchangeable à merci, est le résultat d’un très long processus qu’on peut dater de la Révolution industrielle, voire de la crise de la conscience européenne, pour parler comme Paul Hazard, ou même de cette grande révolution de la conscience occidentale qui s’opère en Europe au début du XVIIe s. avec un Descartes, un Huygens ou un Galilée. L’homme, surtout à partir de la deuxième Révolution industrielle, l’américaine, le taylorisme, le fordisme, la bien-nommée chaîne de montage (inspirée par les abattoirs de Chicago), s’y trouve progressivement dépossédé de toutes ses appartenances, la famille, la province, la nation, la culture, la classe, la race : il est liquéfié comme la société autour de lui, ainsi qu’en témoigne magnifiquement l’œuvre de Zygmunt Bauman. Dépossession et liquéfaction sont le prélude à la liquidation, que celle-ci se manifeste par des génocides et des éradications de fait, ou bien par un génocide par substitution, par remplacement, comme tout le reste. Dans les sociétés du remplacisme global, même les génocides sont par substitution.

Vous avez consacré plusieurs livres à ce que vous nommez la « décivilisation » et la « grande déculturation », et notamment à l’effondrement de la langue comme symptôme premier de cette décivilisation. En tant qu’écrivain profondément attaché à la phrase ample et au style, comment évaluez-vous l’état de la langue française aujourd’hui ? Y a-t-il encore des lieux où elle se défend ?

Renaud Camus : Oh, je ne doute pas qu’il y ait des lieux et des êtres où elle se défend comme elle peut, et souvent vaillamment, et parfois brillamment. Mais dans l’ensemble, et puisque nous parlions de liquéfaction, elle en est très gravement atteinte. On voit fondre sous nos yeux, comme par l’effet d’une canicule permanente, des pans entiers de sa structure : des temps n’existent plus, des modes ont disparu, mille concordances ne se font plus. Il faut à tout moment redoubler le sujet (“La France, elle…”, “le problème il est là…”), comme si on craignait que trop faible, trop malade, il ne tienne pas jusqu’au verbe. Les gens se comprennent de moins en moins, entre eux et au sein d’eux-mêmes. Cela dit, je ne crois pas que cela soit spécifique à la langue française. Les contemporains et victimes du remplacisme global s’en remettent de plus en plus aux machines pour penser à leur place.

Pour prolonger la question à ce que vous nommez la « décivilisation » et la « grande déculturation », voyant dans l’effondrement de la langue le symptôme premier d’un effondrement plus large. Or cette déliaison entre un peuple et sa langue ne touche pas que le français, l’allemand, le néerlandais, les langues scandinaves traversent des mutations comparables. En tant qu’écrivain profondément attaché à la phrase ample et au style, pensez-vous que nous assistons à un phénomène proprement européen, la dissolution simultanée de toutes les grandes langues de civilisation du continent ?

Renaud Camus : Je pense que nous assistons à un phénomène mondial, une sorte d’infantilisation de l’espèce à laquelle auront beaucoup poussé la musique ou la sonorisation, la danse ou la transe, la drogue, le show-business comme spectacle du monde, le football comme opium du peuple, le supportisme, l’imbécilisation de masse, l’éducation de l’oubli, le collège unique, l’éradication de la classe cultivée, curieusement concomitant à l’éradication de la paysannerie.

Depuis 1992, vous habitez et animez le château de Plieux dans le Gers, vous y avez organisé des colloques, des expositions d’art contemporain, vous y peignez, vous y écrivez votre journal. Est-ce que Plieux est, pour vous, une forme de résistance concrète à la décivilisation ? Un laboratoire de ce que pourrait être une vie enracinée ?

Renaud Camus : Oui, sans doute, dans une certaine mesure, bien que je n’y aie plus depuis longtemps d’activité publique, colloques ou expositions. Je crois très fort à une politique des sanctuaires, assez semblable à celle des monastères dans le haut Moyen Âge, au temps des Grandes Invasions. Il faut des sanctuaires pour la beauté, des sanctuaires pour la culture, des sanctuaires pour la vie de l’esprit, des sanctuaires pour la musique, des sanctuaires pour le silence, des sanctuaires pour la solitude — c’est pour permettre la solitude qu’ont été inventés la civilisation, la paranoïa, le pacte d’in-nocence, le moins pour le plus. Il faut des places fortes pour la résistance, où soit préservé ce qui peut l’être à l’intention des générations futures, et qui puissent servir de bases à une très désirable reconquête, indigéniste et décoloniale.

La remigration est défendue par des politiciens, des militants, des démographes. Mais vous, vous êtes écrivain, et vous la défendez avec des mots que personne d’autre n’emploie : la beauté, le paysage, la phrase, le deuil. Qu’est-ce que la littérature apporte à ce débat que la politique ne peut pas apporter ?

Renaud Camus : Un tremblement du sens, peut-être, comme Chateaubriand parle d’un “admirable tremblement du temps”, pour la main des peintres de génie dans leur grand âge. Un irréalisme, une incompétence, un mépris des contingences paralysantes. Les spécialistes ne voient pas les choses, ils sont trop près. Les experts s’aveuglent et nous aveuglent, parce qu’ils tiennent compte d’un trop grand nombre de données, lesquelles leur dérobent l’évidence. Les neuf dixièmes de la sociologie depuis cinquante ans n’ont été qu’une énorme entreprise d’occultation, un négationnisme bavard au service du remplacisme global génocidaire.

En avril 2025, vous vous êtes vu refuser l’entrée au Royaume-Uni pour prononcer un discours sur la remigration, l’État britannique estimant que votre présence n’était « pas propice à lintét public ». Ce discours a finalement été publié sous le titre The Bourne Speech. Comment interprétez-vous ces interdictions de territoire qui se multiplient contre des intellectuels et des militants européens ?

Renaud Camus : Le bloc génocidaire est impatient de mener à terme le génocide par substitution. Il voit l’issue, il se dit qu’il y est presque, que bientôt la liquéfaction de l’espèce sera totale et le Bidon-Monde sans retour possible et sans échappatoire puisqu’il sera universel. En même temps, la proximité de la victoire absolue le rend nerveux, il vit dans la crainte qu’une étincelle de vérité vienne tout embraser au dernier moment. Cette encourageante nervosité le montre à découvert dans sa réalité totalitaire. Les interdictions se multiplient, les condamnations pleuvent, les ruineuses amendes s’abattent de toute part. Je viens encore d’être convoqué à la gendarmerie pour “incitation à la haine raciale” parce que j’ai parlé dans un tweet, à propos de Saint-Denis, de la négropole des rois. Haine, c’est le nom que donne le Bloc Génocidaire à toute objection à son crime. Il ne faut pas moins que cette inlassable chape de plomb répressive, pour soutenir, contre les possibles infiltrations de la vérité, le néo-négationnisme d’État, ce faussel que nous venons de voir consubstantiel au remplacisme global génocidaire.

Vous pensez, écrivez et combattez d’abord en Français, mais votre rayonnement est devenu résolument européen et même mondial. Que signifie, pour vous, être européen dans le contexte contemporain ? Et pensez-vous que l’identité française et l’identité européenne sont complémentaires ou en tension ?

Renaud Camus : Oh, parfaitement complémentaires. Je me sens aussi européen que français. Un Français cultivé de jadis était entièrement pénétré de culture européenne. L’art roman de la Saxe ou de la Vieille-Castille lui était aussi familier au premier regard que celui de la Bourgogne et de l’Auvergne. Shakespeare tenait autant de place dans sa rêverie que Corneille ou Racine. Il était tout à fait prêt à admettre Turner comme le plus grand peintre européen. Il pouvait très bien arriver que Leopardi lui fût plus précieux que Lamartine, et Gustav Mahler que Fauré. Un Sartre ou même un Camus lui étaient peu de choses auprès d’un Heidegger. Il trouvait la Norvège encore plus belle que l’Écosse et l’Écosse plus bouleversante que l’Artense ou le Cézallier. Fi des pays coloniaux, disait-il avec Barnabooth, qui n’ont pour eux / Que les merveilles de la nature, et n’ont pas su /me se procurer un Théocrite. Et avec Rimbaud : Je regrette l’Europe aux anciens parapets. Hélas, aujourd’hui les pays coloniaux, et en tout cas colonisés, ce sont les nôtres.

Nos lecteurs sont européens, Français, Allemands, Britanniques, Américains, Norvégiens… unis par le sentiment que quelque chose d’essentiel est en train de se perdre. Quel message leur adressez-vous ?

Renaud Camus : Révoltez-vous ! Sortez de vos placards ! Quittez l’anonymat ! Descendez dans la rue ! Ne cassez rien ! Ne volez rien ! Soyez in-nocents ! Ne tuez pas, ne blessez pas, ne soyez pas méchants, cela rend bas. Soyez bathmologiques : distinguez, ségrégez, discriminez. Décroissez et discriminez. Entre l’égalité et la vérité, faites votre choix, vous ne pouvez pas aimer les deux. Creusez les inégalités, lisez un livre ! Rendez-vous inégal à vous-même. Ne haïssez pas, c’est faire bien de l’honneur : méprisez, au besoin, puis méprisez votre mépris. Aimez les races, les couleurs de peaux, les nuances d’âme, les cultures, les civilisations, l’architecture arabe, l’art nègre, la musique belge, César Franck, Guillaume Lekeu, la merveilleuse diversité du monde, que la diversité de remplacement étouffe. Ne soyez pas xénophobes, défendez l’étrangèreté de la Terre et des êtres, que le remplacisme global assassine. Débarrassez-vous de la musique, revenez à la musique au contraire, qui était l’âme de l’Europe, et qu’elle meurt d’avoir bafouée au profit de la transe afro-industrielle, ce tam-tam de tuyaux lumineux, clignotants, dans les salles de réanimation pré-posthumes. La transe est la femme de tous les trans : transfuges de classe, transfuges de race, transfuges de sexe, transfuges de la vérité, elle-même transfuge du camp des vainqueurs, pour paraphraser Simone Weil. Fichez-vous de vos retraites, cest par elles que la Machination davocratique vous tient. Jetez vos calculettes ! Ignorez le prix des choses, ne vous souciez que de leur valeur et de la joie qu’elles vous donnent. Les chiffres sont ce qui vous a le plus menti. Souvenez-vous que les seuls indigènes en Europe, c’est vous ! Les seuls décoloniaux légitimes, aussi. Décolonisation et remigration sont synonymes. Restituez l’occupant colonial imposé à ses patries, et l’occupateur à ses sales calculs.

Propos recueillis par Matisse Royer

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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16 réponses à “Renaud Camus : « Le temps que les Européens se rendent compte de ce qui leur arrive, ils sont déjà dans les poubelles de l’histoire »”

  1. Adbouz dit :

    C’est exactement ce qu’a fait la France. Elle a mis les peuples numides dans la poubelle de l’histoire. Mais pas seulement les Numides. Devinez quels sont les autres peuples que la France a éteints ?

  2. Marie-Claire dit :

    En avril 2019, R.CAMUS avait écrit: « Une boîte de préservatifs offerte en Afrique, c’est trois noyés en moins en Méditerranée, cent mille euros d’économie pour la CAF, deux cellules de prisons libérées et trois centimètres de banquise préservée.»
    Les associations anti racistes déposèrent plainte pour « incitation à la haine raciale ».
    CAMUS fut acquitté en appel.
    Attention : quand vous dénoncez l’immigration et son coût pharaonique, même par la caricature, vous risquez de vous retrouver en taule !

    Traduction du propos de CAMUS : « La surpopulation en Afrique, responsable des détresses humaines (malnutrition, maladies, pauvreté ..), encourage l’exode vers le Pays de Cocagne. Beaucoup meurent noyés lors des traversées périlleuses dont les passeurs tirent profit. Cette immigration non contrôlée (applaudie par la Gauche) coûte très cher aux Français dont beaucoup ne peuvent pas vivre décemment faute de moyens alors que les clandestins bénéficient de tous les droits même ceux gratuits à la Santé et même de logement et d’argent de poche. La criminalité est en partie liée à cette immigration de masse comme le montrent les chiffres officiels des prisons saturées. Par ailleurs, ces afflux vers l’Europe ont une incidence notable sur le réchauffement climatique. Il vaut mieux pour nos Zélites bien pensantes accueillir les migrants que de mettre des Climatiseurs dans les HEPAD ou les hôpitaux car elles feraient monter la T° de la Planète de 0.5 degrés, prélude de la Fin du Monde. »

    Mais, dire la VÉRITÉ est particulièrement risqué dans notre société aux mains des bien pensants, des gauchistes et des wokes !

  3. Corbières dit :

    Camus comme d’autres ont très vite compris les dangers des invasions et la dictature mondialiste de Davos. Les constats, les chiffres montrent une réalité arithmétique des remplacements effrayante mais nos politiques détournent le regard de ce qui les dérangent…ce sont les nouveaux traîtres et collabos qui vendent la France comme ils ont vendu nos plus belles industries, ils croient qu’ils resteront toujours dans leur caste privilégiée alors que les nouveaux maîtres les élimineront comme tous les mécréants !

  4. PL44 dit :

    @ Adbouz
    La Numidie berbère a été envahie par les Phéniciens, les Romains et surtout les Arabes qui ont cru l’avoir définitivement éradiquée, avant de l’être par la France. France qui certes n’a rien arrangé en faisant reculer la langue berbère (tamazight) devant l’arabe. Le FLN, qui avait tout compris, a supprimé la chaire de berbère à l’Université d’Alger.

  5. Adbouz dit :

    Ce que tu dis est simplement le résultat de la falsification de l’histoire par la France. Il n’existe aucun peuple phénicien. C’est une pure invention. Carthage était bel et bien nord-africaine. Les études ADN le prouvent clairement. Les Romains ont envahi de nombreux pays, mais seul l’Afrique du Nord semble rester dans votre mémoire. Quant à la prétendue invasion arabe, c’est encore un mythe construit par les papes et fortifié par la France. Si tu as un argument qui étaye ton premier commentaire, un argument fondé sur des sources de témoins ayant assisté à cette conquête arabe, je suis preneur. Je te défie de rester dans le sujet.

  6. Mireille dit :

    Dans quelques mois, quelques années une seule question : « Quel sera le sort réservé aux autochtones de souche chrétienne quand ils deviendront minoritaires sur les terres de leurs ancêtres ?  » suivant récit romantique et troublant « les corps indécents ». La disparition de notre belle culture française ne fait plus aucun doute. Simple question de temps.

  7. Brunrouge dit :

    Un homosexuel européen qui ne fait pas d’enfants. Qui parle de civilisation? D’avenir. De grand remplacement. Il aurait fallu qu’il ait trois enfants blancs, chrétiens, pour faire son « travail ». Un bateleur de foire.

  8. Christian dit :

    @marie-claire : je vous cite « Cette immigration non contrôlée (applaudie par la Gauche)… ». Euh, vous ne pensez pas exagérer un peu ? Dès lors, vos propos non objectifs ne me semblent aucunement constructifs. Et quand vous relayez : « Il vaut mieux pour nos Zélites bien pensantes accueillir les migrants que de mettre des Climatiseurs dans les HEPAD ou les hôpitaux car elles feraient monter la T° de la Planète de 0.5 degrés, prélude de la Fin du Monde », franchement je trouve cela bien bas de plafond intellectuellement. Pour info d’ailleurs, HEPAD s’écrit EHPAD. Quant à votre analyse bien succinte, elle ne mérite guère de minutes de réflexions.

  9. Yvette dit :

    Certains propos de Renaud C., en dehors de cet article, sont effroyables (en terme d’égalité des citoyens, et de fraternité à bannir), le saviez vous ? N’est pas Camus (Albert) qui veut.

  10. Mélanie Fichaud dit :

    Au regard de ce qui se passe au quotidien, suffit d’imaginer la France dans 5 ans, dans 10 ans, dans 20 ans pour comprendre que les jeux sont faits. Que l’on ne reviendra jamais en arrière. Que la remigration est un leurre. Que rien ne va plus. Aussi l’exil de nos jeunes diplômés vers des horizons aux valeurs traditionnelles chrétiennes à l’image des jeunes gens du récit romantique troublant et étonnant « les corps indécents » devient tendance pour échapper au pire : le face à face prédit par Gérard Collomb ancien ministre de l’Intérieur. Les français sont résignés. Jouer les autruches ne règle pas les problèmes. On dirait que les français sont d’ores et déjà en bonne voie de soumission ?

  11. Adbouz dit :

    Ah, je vois que la liberté d’expression a encore fait des victimes. Ce n’est pas étonnant de la part d’une nation qui a perdu son âme en se vendant aux Francs.
    Vous êtes exactement la doublure des Algériens. Vous êtes le produit de la France : la même peur de la clarté historique, le même réflexe de censure et d’oppression quand c’est possible.

  12. Jérôme dit :

    @ Adbouz D’accord avec vous. J’ai voyagé en Algérie où j’étais ingénieur dans la gestion de l’eau. J’avais des amis Berbères qui m’ont toujours dit avec fierté « Nous, on n’est pas Arabes, ils nous volent notre culture, notre langue et nos droits. Si on veut les défendre on nous jette en prison si on ne nous assassine pas. Parler contre cette dictature est très dangereux. »

  13. Marie-Claire dit :

    @ Christian, vous portez hélas des œillères plus grandes que celle des chevaux de trait.
    Je ne citerai que Sandrine Rousseau, lors de son intervention du 26 juin 2025 à l’Assemblée nationale.
    Ella a hurlé « VIVE L’AMOUR » contre la proposition de loi visant à interdire le mariage des étrangers en situation irrégulière. Poing levé, elle a lancé : « Vive les mariages, vive l’amour et vive les enfants issus de ces mariages ! », défendant le droit au mariage des personnes SANS PAPIER et OQTF.
    Des sans papiers et OQTF « OBLIGÉS » de quitter la France mais qui peuvent s’y marier pour y « RESTER ».
    Donc quand je dis « Immigration non contrôlée, applaudie par la Gauche » et qu’on ne veut pas le voir, c’est du déni et de l’aveuglement idéologique.
    Pour la Clim dont je parle, vous fermez les yeux. La ministre de l’écologie Monique Barbut s’est dite « HORRIFIÉE » le 26 juin 2026, par les « gens qui veulent mettre la Clim ». Elle a oublié de dire que ses bureaux et ceux de ses personnels sont climatisés, que sa piscine de sa villa du Var est bien remplie malgré la pénurie d’eau. Elle a oublié de dire, qu’elle a remplacé son retour en TGV, prévu depuis Perpignan, par un vol commercial (un vol à l’électricité verte?) pour éviter d’être bloquée dans un « train sans climatisation ». Elle a oublié de dire qu’elle a fait remplacer les plateaux-repas par une commande chez un traiteur de luxe (à 45 € par convive) lors de ce même déplacement qui avait pour objet le « réchauffement climatique des régions ».
    Et bien, si vous trouvez cela « bien bas », les millions de Français victimes de ces incapables qui détruisent notre pays, ne pensent pas comme vous.
    Le « plafond intellectuel » des bien pensants et des sachants comme vous se mesure non pas à l’orthographe mais à la faculté d’analyser le réel avec lucidité.
    Bonne réflexion

  14. Jérôme dit :

    @ Adbouz J’ai voyagé en Algérie où j’étais ingénieur dans la gestion de l’eau. J’avais des amis Berbères qui m’ont toujours dit avec fierté « Nous, on n’est pas Arabes, ils nous volent notre culture, notre langue et nos droits. Si on veut les défendre on nous jette en prison si on ne nous assassine pas. Parler contre cette dictature est très dangereux. »

  15. Crixus dit :

    « Votre univers n’a aucune signification pour eux.
    Ils ne chercheront pas à comprendre. Ils feront du feu avec votre porte en chêne.
    Ils couvriront de caca votre terrasse et s’essuieront les mains aux livres de votre bibliothéque.
    Ils cracheront votre vin.
    Assis sur leurs talons ils regarderont flamber vos fauteuils. »
    Jean Raspail

    55 ans de chance donnée, l’essai d’utopia a échoué comme partout.

    Avec des gens qui débarquent chez toi,
    -exigent des avantages,
    -de la place « sans blancos »,
    -te virent de ton quartier,
    -critiquent ton passé national,
    -vomissent ton histoire familiale,
    -vomissent ton art culinaire,
    -te cherchent des poux dans la tête H24,
    -te font des reproches H24,
    -Yolent ta fille,
    -tuent ton fils,
    -pillent ton commerce,
    -égorgent tes profs et tes prêtres,
    -foutent le feu à ta voiture le jour de l’an,
    -ont mal à la tête quand ils voient un crucifix ou entendent des cloches,
    -te font un procès pour une crèche dans une mairie,
    -Perpétuent des attentats terroristes et meurtres de masse (Bataclan) depuis 50 ans
    -font des émeutes à un coût délirant au moindre prétexte,
    -exigent une taxe halal pour la viande vendue en France,
    -exigent du halal à l’école, à l’armée, dans tous les lieux de vie communs,
    -te disent « le bled c’est mieux mais je partirai pas je préfère te pourrir la vie »,
    -se disent ouvertement « nouvelle France »
    -exigent d’être adorés tels des dieux malgré tout ça ….

    J’en passe et des meilleures … Qui que tu sois, où que tu ailles si tu te comportes comme cela, tu n’es pas un « petit malheureux » t’es juste un occupant et ça fait 55 ans que ça dure.

    On pourra me baratiner 24H/24 pendant encore 60 ans supplémentaires, ça ne changera rien de plus que les derniers 60 ans de tentative de négation du réel par chantage permanent, voie de presse et associations subventionnées.

    POINT rien à négocier et pour paraphraser certains « le temps des palabres est terminé » !

  16. Caroline Sébastien dit :

    Dans un article de Breizh info du 30 Novembre 2020, lors du Procès de Camus, une internaute du nom de Margerie faisait le commentaire ci-dessous :

    « Grande question au pays de la Liberté d’Expression :
    Renaud Camus a t-il raison ou tort pour les noyades en Méditerranée ?
    Renaud Camus a t-il raison ou tort pour la surpopulation en Afrique ?
    Renaud Camus a t-il raison ou tort pour les finances de la CAF ?
    Renaud Camus a t-il raison ou tort pour l’engorgement des prisons ? »
    Et Margerie ajoutait :
    « AVERTISSEMENT SOLENNEL : Selon comment vous répondrez à ces questions (par OUI ou par NON ) vous risquez de vous retrouver derrière les barreaux !.. »
    Un conseil : fermez votre gueule dans la belle France dans le cas où votre réponse serait « hors critères d’acceptation ». »

    En 2026, à en croire les nombreux sondages d’opinion auprès des Français, plus de 78% répondent « OUI » à ce questionnaire.
    Les Français seraient ils des racistes ou des gens mieux éclairés sur les réalités de l’immigration de masse et ses conséquences calamiteuses ?

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