L’Europe doit cesser de faire des enfants et accueillir tous les migrants : le programme glaçant de la féministe Verena Brunschweiger

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« Notre fière devise, c’est : ma lignée s’arrête avec moi. » La phrase est revendiquée comme un trophée par Verena Brunschweiger, militante féministe allemande de 46 ans, érigée en Europe en icône du mouvement « childfree » (sans enfant par choix). Dans un long entretien accordé au site australien news.com.au, l’auteure d’un manifeste à succès paru en 2019 développe une thèse que l’on résumera sans la trahir : les Européens, et plus précisément les Blancs, ont le devoir moral de cesser de procréer pour laisser la place aux réfugiés.

Une cible explicitement assumée : les populations blanches

L’enseignante de Ratisbonne, docteure en lettres médiévales, ne s’embarrasse d’aucun détour. Interrogée sur le fait que son combat vise prioritairement les populations « blanches » et non les immigrés aux familles souvent plus nombreuses, elle acquiesce en riant : son objectif est de réduire « nos » effectifs. Elle affirme que c’est précisément ce qui « rend fous » les militants de l’Alternative für Deutschland (AfD), le parti national-conservateur allemand qu’elle combat.

Le natalisme, selon elle, masquerait un agenda sinistre : « contrôler les femmes et tenir les réfugiés à l’écart ». Elle range dans le même sac Donald Trump, son vice-président J.D. Vance et Elon Musk, accusés de vouloir que les femmes blanches fassent « de plus en plus de bébés blancs ». Du patron de Tesla, père de quatorze enfants, elle dresse un portrait à charge : il aurait besoin de « nouveaux esclaves » pour ses usines et de consommateurs pour ses voitures, et n’aimerait pas, dit-elle, « les gens qui ne sont pas blancs ».

La « dette climatique » comme justification

Le socle de son argumentaire est environnemental. Pour Brunschweiger, l’Occident produit le changement climatique qui rend certaines régions « invivables » et pousse leurs habitants à fuir. La conclusion qu’elle en tire est radicale : puisque « nous avons ruiné le monde », les pays occidentaux devraient accueillir « tous » les immigrés et réfugiés, sans condition, tout en renonçant à leurs propres enfants. À ses yeux, aider ceux qui existent déjà — orphelins, sans-abri, personnes dépendantes — vaudrait mieux que de « produire de nouvelles masses sans visage ».

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À cet argument se greffe une lecture féministe radicale. Vouloir relancer la natalité reviendrait, selon elle, à renvoyer les femmes « à la cuisine » et à restaurer un modèle traditionnel qu’elle compare, sans ménagement, à celui du Troisième Reich. La maternité empêcherait les femmes de « combattre le patriarcat ». Elle y ajoute des considérations très personnelles sur la prétendue meilleure vie sexuelle des femmes sans enfant et sur les complications de la grossesse.

Renverser l’accusation d’égoïsme

Face au reproche classique adressé aux personnes sans enfant — l’égoïsme —, Brunschweiger retourne l’argument. Ne pas se reproduire serait au contraire « responsable », puisque cela n’ajoute pas un fardeau supplémentaire à une planète déjà « surchargée ». C’est même, selon elle, faire des enfants qui relèverait du narcissisme : le désir de transmettre, par exemple, ses « beaux yeux bleus », serait une projection de soi quasi pathologique.

La militante affirme subir un fort retour de bâton, insultes et messages haineux, qu’elle décrit comme le lot commun de toute féministe s’exprimant publiquement.

Le profil de l’intéressée n’est pas celui d’une inconnue surgie de nulle part. Née en Bavière en 1980, Verena Brunschweiger a publié dès 2013 un premier essai contre la pornographie, avant son manifeste de 2019 Kinderfrei statt kinderlos (« Libre d’enfant plutôt que sans enfant »), classé dans les meilleures ventes du Spiegel. Elle y défendait déjà l’antinatalisme pour motifs climatiques, allant jusqu’à réclamer que l’État verse 50 000 euros à chaque femme de cinquante ans restée sans enfant. Pendant la crise sanitaire, elle s’était par ailleurs distinguée en refusant le port du masque et en qualifiant certaines mesures de « fascisantes ».

Ses prises de position s’inscrivent ainsi dans une cohérence idéologique de longue date, où l’écologie radicale, le féminisme militant et une forme de culpabilité civilisationnelle se rejoignent pour aboutir à un même mot d’ordre : que l’Europe, et elle seule, cesse de se perpétuer. Certains observateurs s’interrogent tout de même à savoir si Verena Brunschweiger possède encore toutes ses facultés et si sa place ne serait pas plutôt, dans un asile…ou pourquoi pas en Afrique entourée de ses idoles ?

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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