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À Rennes, les policiers ont été contraints d’ouvrir le feu pour stopper la course d’un fuyard alcoolisé et drogué au volant d’une voiture volée. Une fois interpellé, l’individu en question s’est révélé être un « mineur » né au Maroc.
Ivre et sous stupéfiants, il fonce sur les policiers avec une voiture volée
Les faits divers se suivent et se ressemblent dans la capitale de l’Ille-et-Vilaine. Dans la soirée du 21 janvier, des policiers sont en surveillance dans le secteur du square de Stockholm, situé dans le quartier Brétigny, avec pour objectif de mettre la main sur des trafiquants de drogue dans cette place connue pour être un point de deal de l’agglomération rennaise.
C’est dans ce secteur qu’ils vont vouloir procéder au contrôle d’un véhicule suspect. Mais, malgré l’injonction des forces de l’ordre, le conducteur refuse d’obtempérer et prend la fuite. Il roule très vite et feux éteints, n’hésitant pas à emprunter des voies à contresens pour échapper aux policiers.
La conduite du fuyard, « d’une grande dangerosité » selon les mots mêmes du procureur de Rennes Philippe Astruc cité par Ouest-France, voit notamment son véhicule percuté des bordures de rond-point, avant même de foncer dans un véhicule de police. La fuite du chauffard se terminera ainsi à Cesson-Sévigné après plusieurs kilomètres de course-poursuite. C’est là que les membres des forces de l’ordre tireront à deux reprises sur le véhicule de l’individu pour stopper sa course, lequel représentait une menace pour l’un des policiers selon le parquet de Rennes.
L’homme interpellé à Rennes est un « mineur » né au Maroc
Après les coups de feu, les fonctionnaires de police parviennent à interpeller l’homme aux alentours de 23 h 30. Quant aux informations sur sa personne et sur le véhicule, le tableau est complet : ce « mineur » serait né au Maroc en 2004 et le véhicule qu’il conduisait avait été volé à la fin de l’année 2021.
Le marocain, qui ne présenterait pas d’antécédents judiciaires, a été placé en garde à vue à la suite de son arrestation. Il a été déféré au parquet dimanche 23 janvier et va faire l’objet de poursuites pour recel de vol, refus d’obtempérer, violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, conduite sans permis et conduite sous l’empire d’un état alcoolique et sous stupéfiants.
Le migrant doit comparaître devant le tribunal pour enfants le 1er mars prochain. D’ici là, il a été placé sous contrôle judiciaire. En parallèle, une enquête a été ouverte sur demande du parquet pour faire la lumière sur les circonstances de l’usage des armes par les policiers.
Rennes et la délinquance des « mineurs » : une longue histoire
Cette affaire de marocain « mineur » au volant d’une voiture volée est survenue deux jours à peine après une autre affaire impliquant six individus dont cinq mineurs à Rennes et alentours. En effet, le 19 janvier au matin, les policiers rennais ont procédé à leur interpellation tandis qu’ils étaient suspectés d’une longue série d’agressions commises sur le campus de Beaulieu au cours des mois de novembre et décembre 2021. Équipés de couteaux pour intimider leurs victimes, ils les dépouillaient ensuite de leurs effets personnels.
De manière plus générale, on observe à Rennes deux catégories de délinquants chez les mineurs. Tout d’abord ceux s’adonnant aux rivalités entre bandes de quartiers (où vivent de fortes proportions de population d’origine extra-européenne) et participant aux trafics de stupéfiants quasi institutionnalisés dans ces secteurs, suivant les tristes exemples de voyous à peine plus âgés qu’eux.
Et viennent ensuite les migrants « non accompagnés » se présentant comme « mineurs » (bien que les mensonges sur leur âge soient avérés pour une grande partie d’entre eux), commettant diverses exactions en centre-ville, et parfois arrêtés à de multiples reprises sans faire l’objet de poursuites judiciaires compte tenu de leur statut.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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