Mensonges sur leur âge, crachats sur une policière, mobilisation à Quimper : les migrants « mineurs » refont parler d’eux ces derniers jours

migrants mineurs

Entre une nouvelle polémique concernant le mensonge sur leur âge, le crachat sur une policière à Rennes sanctionné d’un simple rappel à la loi et une manifestation en leur faveur à Quimper, les derniers jours ont offert une nouvelle synthèse du problème qui représente les migrants dits « mineurs » non accompagnés en France, et notamment en Bretagne.

Des « mineurs » qui n’en seraient pas pour plus de moitié d’entre eux

En matière de migrants non accompagnés et prétendument mineurs, les villes bretonnes que sont Rennes et Nantes en connaissent un rayon. Tout comme elles bénéficient désormais d’une mauvaise réputation en raison de l’insécurité avérée qu’une partie de ces immigrés engendre.

Mais, depuis l’explosion de leur nombre dans plusieurs métropoles françaises en l’espace de quelques années, une question récurrente revient souvent au cœur du débat concernant leur supposée minorité. En 2019 en Allemagne, une étude rapportait que 40 % des migrants se présentant comme mineurs avaient menti sur leur âge.

Un peu plus tard, un rapport parlementaire présenté au mois de mars 2021 en France soulignait lui aussi, parmi de multiples conclusions alarmantes, qu’une expérimentation menée à Paris deux ans auparavant a permis de constater que sur 154 jeunes migrants formellement identifiés et se disant mineurs, 141 étaient majeurs, soit 91,6 % d’entre eux.

Un article publié dans Le Parisien le 10 janvier dernier a permis de donner un nouvel écho aux propos de Valérie Martineau, directrice de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne citée par les rapporteurs l’année dernière et selon qui, il « n’est pas exagéré d’imaginer qu’à minima la moitié des MNA qui se prétendent [âgés de 16 ou 17 ans] dans l’agglomération parisienne sont en réalité âgés d’au moins 18 ans et mentent sur leur âge, comme ils le font à propos de leur identité, pour bénéficier de la clémence de la justice des mineurs. Cela représente, encore une fois grandement sous-évalué, au moins 2 500 mis en cause pour 2020 ».

À Rennes, un migrant « mineur » rappelé à la loi pour crachat sur une policière

Dans le même temps, les actes de délinquance commis par ces migrants non accompagnés continuent d’alimenter régulièrement les rubriques faits divers de la presse régionale.

Pas plus tard que dans la nuit du 11 janvier 2022, deux migrants se présentant là encore comme des « mineurs » ont été interpellés par des policiers à Rennes puis placés en garde à vue suite à des dégradations et des vols commis au centre départemental de l’enfance (fonctionnant grâce à des fonds publics au passage…) ainsi que pour le vol d’un véhicule et sa conduite sans permis.

Cependant, les choses ont dégénéré durant leur garde à vue et l’un des deux individus a craché au visage d’une policière. Après le dépôt de plainte de cette dernière, le substitut du procureur a ordonné un simple rappel à la loi au migrant. De quoi susciter la colère et l’incompréhension des policiers rennais.

De son côté, le parquet de Rennes, sollicité par Ouest-France, a indiqué le 12 janvier qu’au cours de l’année 2021, « sur les 80 mineurs mis en cause dans l’année, pour 124 interpellations, 18 ont été déférés au parquet et pour ceux qui ont déjà été jugés, 31 ont été condamnés à une peine d’emprisonnement dont 13 à de la prison ferme. »

À Quimper, des manifestants pro-migrants mobilisés

Mais le coût social et sociétal de cette immigration d’origine extra-européenne ne semble pas déranger une partie des Bretons. Comme en témoigne la mobilisation qui a eu lieu ce même 12 janvier à Quimper devant le Conseil départemental du Finistère, où environ 80 personnes ont exprimé leur colère suite à la « mise à la rue » de six mineurs étrangers résultant d’une décision de justice.
Une décision qui justement portait sur la minorité de ces individus, laquelle a été remise en question. Bien que contestée par les militants associatifs pro-migrants, le Conseil départemental a évoqué dans un communiqué « une décision de justice reconnaissant comme majeurs de faux MNA (mineurs étrangers) », dont l’application a été remis en cause par « divers groupuscules d’extrême gauche ».
Un document dans lequel les services du département précise par ailleurs que « seulement 27 % ont été reconnus mineurs par la justice au terme d’une évaluation rigoureuse ».
Mais, tandis que les « groupuscules d’extrême gauche » évoqués par le Département du Finistère ne manqueront pas d’y voir là une réponse « fascisante », le Conseil départemental a rappelé qu’à la fin de l’ année 2021, il « finançait l’hébergement, l’éducation et l’insertion de 773 personnes immigrées fin 2021, dont 312 MNA et 461 anciens MNA en parcours d’insertion ». Aux frais des contribuables bretons et français, cela va sans dire…

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse

  1. ces pauvres mineurs arrachés à leur famille dépriment de ne pouvoir travailler pour améliorer leur sort! heureusement qu’il y a des juges pour les comprendre , les excuser, les réconforter

Les commentaires sont fermés.

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