Autriche. Le gouvernement suspend la loi imposant la vaccination obligatoire. Définitivement ?

Troisième dose

La loi imposant l’obligation vaccinale en Autriche a été suspendue par le gouvernement, principalement en raison de la propagation du variant Omicron et de sa moindre sévérité. Toutefois, rien ne permet d’affirmer à l’heure actuelle que cet abandon de la vaccination obligatoire soit définitif.

En Autriche, la vaccination obligatoire suspendue

L’Autriche a finalement suspendu la loi rendant obligatoire la vaccination contre le Covid-19 pour tous les adultes, un mois seulement après l’entrée en vigueur de cette législation, une première dans l’UE.

Cette décision intervient après plusieurs rebondissements dans la gestion de la crise sanitaire par les autorités autrichiennes. Tout d’abord, il faut rappeler que le 20 janvier dernier, le Parlement autrichien avait en effet approuvé l’obligation vaccinale pour tous les habitants du pays âgés de plus de 18 ans. La loi devait ensuite entrer en vigueur le 4 février 2022 mais les premiers contrôles concernant cette obligation n’étaient censés débuter qu’à partir du 15 mars.

Pour les Autrichiens refusant cette vaccination obligatoire, plusieurs sanctions étaient prévues par Vienne, les personnes n’étant pas en capacité de présenter un certificat de vaccination ou une exemption à cette vaccination pouvant alors se voir infliger une première amende de 600 euros. En cas de refus réitéré de se faire vacciner, les réfractaires s’exposaient à une amende maximale de 3 600 euros, avec des amendes pouvant être infligées jusqu’à quatre fois par an.

Rappelons également que lors du débat parlementaire, seul le FPÖ, le parti de droite patriote, s’était opposé à ce projet de loi. Le leader de la formation, Herbert Kickl avait alors présenté cette obligation vaccinale comme « un énorme coup porté aux libertés des Autrichiens », fustigeant ainsi « un projet ouvrant la voie au totalitarisme en Autriche ».

Un nouveau point d’étape dans trois mois…

Mais cette obligation vaccinale, initialement prévue pour durer (à minima) jusqu’au 31 janvier 2024, n’a pour l’instant plus cours depuis l’annonce de sa suspension par le gouvernement autrichien mercredi 9 mars.

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Vienne, Karoline Edtstadler, le ministre fédéral autrichien des Affaires européennes, a indiqué que le gouvernement avait « décidé de suivre l’avis de la commission des experts ​» et de « suspendre » le texte.

Et le ministre d’expliquer la décision de suspension : « Nous ne voyons pas en ce moment la nécessité de mettre en place l’obligation vaccinale au vu du variant actuel », à savoir l’Omicron et ses symptômes moins sévères que le variant Delta. De plus, Karoline Edtstadler a souligné qu’il y avait « actuellement beaucoup d’arguments pour dire que cette atteinte aux droits fondamentaux n’[était] pas justifiée ».

Cette décision des autorités autrichiennes intervient après la levée, le 5 mars dernier, de nombreuses restrictions sanitaires en vigueur dans le pays. Le 16 février, le chancelier Karl Nehammer et le ministre autrichien de la Santé Wolfgang Mückstein avaient fait savoir qu’à partir de cette date, le couvre-feu serait supprimé, y compris pour les non vaccinés. Tout comme la nécessité de présenter le pass vaccinal à l’entrée des hôtels, restaurants, concerts et autres événements sportifs devait elle aussi disparaître.

Toutefois, malgré une opposition à la vaccination obligatoire qui n’a pas faibli en Autriche depuis son instauration, les opposants à cette obligation ne doivent pas se réjouir trop vite : le ministre fédéral autrichien des Affaires européennes a indiqué qu’un nouveau point d’étape serait fait dans trois mois, précisant que les autorités se devaient d’être « flexibles et adaptables » aux évolutions du virus.

Du côté du FPÖ, Herbert Kickl a déploré que cette loi « anticonstitutionnelle » ne soit pas abrogée purement et simplement.

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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0 réponse

  1. et tout cela vient de l’Europe avec la plus corrompue des dirigeants, VON DER LAYEN, qui dirige l’Europe avec une cellule d’amis, et elle a vendu tous les pays à Big pharma, sans consultation ! puis a touchée des millions grâce à la vente de vaccins !!! ou est la corde !!!!

  2. Il faut savoir que le mari de Ursula Von Der Layen est médecin, directeur médical de « Genesis » depuis le 20 décembre 2020 (date qui interroge sur l’expansion de la pandémie en Europe). Genesis est une société américaine spécilalisée dans les thérapies géniques, filiale de Pfizer et de BioNTech.
    Vous avez dit « Conflit d’intérêt » ? Mais Non, voyons !
    Depuis la nomination de son cher époux, Ursula a commandé et sécurisé plus de 4 milliards de doses « anti Covid » pour plus de 37 milliards d’euros.
    Bref une belle « affaire de famille » en somme qui permet, grâce à la piquouse, d’envisager des jours heureux pour la vaccination de masse.

  3. La Hyène n’est rien d’autre qu’une des « tentacules » de la pieuvre oligarchique de la finance apatride.
    Ces gens n’ont aucune légitimité, puisque non élus. Je ne comprends pas que les Français qui ont majoritairement rejeté les traités de l’UE en 2005 ne se tournent pas vers les partis qui proposent le Frexit. »

  4. l’autriche avait elle réouvert les camps d’internement administratifs pour les réfractaires au vaccin?
    le commentaire ci dessus est très révélateur de la corruption des zélites européennes, quid en france? pareil? ça ne m’étonnerait pas

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