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Si l’agriculture occupe une place de choix dans l’économie bretonne, le secteur, qui a vu son nombre d’exploitations baissé de 24 % entre 2010 et 2020 dans la région administrative, peine actuellement à pourvoir tous les postes proposés.
Des difficultés de recrutement persistantes en agriculture
L’agriculture bretonne manque de bras ! Une tendance confirmée par le rapport ABC Conjoncture pour le 4e trimestre 2021 publié au début de ce mois d’avril par les Chambres d’agriculture de Bretagne. Ainsi, bien que le nombre d’offres d’emploi collectées ait progressé durant les trois derniers mois de 2021, une part importante de ces offres ne semble pas trouver preneur. Pourtant, le nombre de candidats augmente également, avec semble-t-il, un élargissement de ce public depuis le confinement de 2020.
Au 4e trimestre 2021 sur la Bretagne administrative (B4), 1 185 offres en production agricole étaient à pourvoir via le site lagriculture-recrute.org. C’est 18 % de plus par rapport au 4e trimestre 2019. Sur cette période, les nouvelles offres collectées n’augmentent que de 3 %. C’est surtout le nombre d’offres non pourvues au 30 septembre qui a progressé fortement (+28 % comparé à 2019), traduisant ainsi les problèmes liés aux difficultés de recrutement dans le secteur agricole.
L’élevage de bovins lait est toujours celui qui cumule le plus d’offres d’emploi avec 341 offres en cours au 4e trimestre 2021. Devant le maraîchage et l’élevage de porcs. Au total, ces trois secteurs cumulent 71 % des offres déposées dans les bourses d’emploi de l’ANEFA (Association Nationale pour l’Emploi et la Formation en Agriculture) dans la région.
Une offre sur cinq correspondait à une création de poste en 2021
Au total sur l’année 2021, ce sont 2 604 offres d’emploi (représentant 4 918 postes) qui ont été collectées via ce réseau, soit une hausse de 23 % par rapport à 2019. En 2021, une offre sur cinq correspondait à une création de poste et 11 % étaient issues d’exploitations en agriculture biologique. Sur l’année dernière, les postes les plus proposés étaient les suivants : agent d’élevage laitier (399 offres), agent de cultures légumières (360), agent serriste (310), agent d’élevage porcin (276), technicien d’élevage (199, essentiellement en porc et en lait), conducteur d’engins agricoles (164).
Il faut noter par ailleurs qu’une offre déposée peut correspondre à plusieurs postes à pourvoir au sein de la même entreprise, ce qui est particulièrement le cas en productions légumières. Ainsi, les 830 offres déposées en légumes/maraîchage en 2021 représentaient en pratique 2 608 postes.
Un effet « confinement » sur les métiers agricoles ?
En parallèle des offres, ce sont 3 159 candidats qui se sont inscrits sur lagriculture-recrute.org en 2021. Signe des tensions sur le marché de l’emploi, il faut en moyenne près de quatre mois pour pourvoir un poste en élevage. Le nombre de candidat est en hausse sur deux ans (2 439 en 2019, soit +29 %), mais en baisse par rapport à 2020 (4 444, soit -29 % entre 2020 et 2021), période où, avec le confinement, les candidatures avaient afflué.
Les appels à la mobilisation pour venir travailler dans les exploitations agricoles avaient permis d’attirer des personnes sans emploi du fait du confinement. Depuis 2020, le profil des candidats a légèrement évolué par rapport à la période d’avant la crise sanitaire. La part des candidats sans expérience agricole a progressé : elle est passée de 31 % en 2019 à 38 % en 2021. La part de ceux avec une formation agricole a diminué (de 39 à 30 %). En 2019, les secteurs d’activité les plus recherchés par les candidats étaient déjà le maraîchage (56 %) et l’horticulture-pépinière-arboriculture (29 %), mais ces secteurs sont encore plus plébiscités en 2021 (respectivement 61 % et 30 %).
L’impact de la crise sanitaire, qui avait donné un coup de projecteur sur les métiers agricoles, est toujours perceptible puisqu’une partie de ce nouveau public semblait toujours là en 2021. Pour combien de temps ?
Crédit photo : Flickr (CC BY-NC 2.0/Gilles Péris y Saborit) (photo d’illustration)
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Une réponse à “Emploi. Agriculture : des difficultés de recrutement persistantes en Bretagne administrative”
ils manquent de bras, mais en même temps pole emploi a de plus en plus d’inscrit ! cherchez l’erreur; les bas salaires d’un coté, les « dividendes » de l’autre, se contenter de moins mais ne pas bosser est presque encouragé