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L’affaire avait défrayé la chronique dans les années Mitterrand : les Irlandais de Vincennes. En 1982, dans un contexte d’attentats terroristes pro-palestiniens (attentat de la rue de Rosiers) et d’extrême-gauche (vague Action Directe), Bernard Jégat, un sympathisant tiers-mondiste croit reconnaître l’un des trois irlandais qu’il héberge, Michael Plunkett, membre de l’INLA (Irish National Liberation Army – républicains nationalistes d’extrême-gauche), sur l’un des portraits-robots des poseurs de bombe de la rue des Rosiers diffusés dans la presse. Il se confie alors à Jean Daniel de L’Obs, qui lui même se confie à des membres éminents de l’Elysée, qui eux-mêmes le racontent au fameux Paul Barril, officier en second de la cellule antiterroriste de la présidence.
Le processus est alors engagé et va amener les forces de l’ordre à agir en pieds nickelés : des armes et des explosifs sont dissimulés dans l’appartement de Jégat à Vincennes afin de servir de preuves contre les Irlandais. Irlandais qui n’ont, bien entendu, rien à voir avec un attentat antisémite et pro-palestinien.
Après neuf mois de détention sur les motifs d’inculpation de « détention illégale d’armes, de munitions et d’explosifs, recel et usage de faux documents administratifs », ainsi que d’« association de malfaiteurs », les « Irlandais de Vincennes » seront libérés en 1983 et lavés de tout soupçon.
L’affaire du bidonnage de l’appartement, devenue « l’affaire des gendarmes de l’Eysée », elle, continuera son chemin jusque dans les années 90. Des lampistes seront condamnés mais le principal protagoniste, Paul Barril, échappera à la prison.
Les Irlandais de l’INLA, eux, seront marqués à vie par cette affaire. A l’époque, Mickael Plunkett était recherché par la police britannique comme étant un membre de haut rang de l’INLA. De surcroît, après son arrestation à proximité d’un camp d’ent
Après l’affaire de Vincennes, Plunkett a refait sa vie avec une autre femme et était resté à Paris (il sera même été réentendu par la justice en 2001 dans l’un des multiples rebondissements de l’affaire des « gendarmes »), le couple ayant eu un enfant. Après les accords du Vendredi Saint de 98, il retourna pour la première fois en Irlande où il finit par se réinstaller. Hélas sa santé se détériora rapidement et il se retrouva seul. Entre temps, Plunkett avait apparemment rompu avec tout activisme politique. Pourtant, lors de ses funérailles, son cercueil recouvert du Starry Plough a été accompagné par des membres du Seamus Costello Memorial Committee (sorte d’escorte de parade, continuité des enterrements républicains avec salve d’honneurs de clandestins), en uniforme et gants blancs. Signe d’un certain respect de la part des anciens membre de l’INLA/IRSP (sa branche politique).
On ne sait pas précisément quand Michael Plunkett est mort. La Guardia, police irlandaise, a dû enfoncer sa porte courant avril car ses voisins n’avait plus de nouvelles depuis quelques jours. Michael Plunkett était étendu au seul. Seul. Mort naturelle selon le médecin légiste.
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Une réponse à “Mort d’un des « Irlandais de Vincennes »”
L’histoire des »Irlandais de Vincennes » montre la fourberie de François Mitterrand! Celui-ci faisait aussi »écouter » certains personnages comme des journalistes(Jean-François Eden Hallier) et des acteurs de cinéma telle Carole Bouquet!……