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Cette semaine qui englobe le Jeudi de l’Ascension est aussi celle des Rogations – jusque dans les années 1950, les paroisses faisaient des processions pour bénir les champs et les villages, demander de bonnes récoltes et que les épizooties épargnent les bêtes, en s’arrêtant devant les (nombreux) calvaires – ce qu’on appelait des stations – tradition qui n’est aujourd’hui poursuivie, pour l’essentiel, que par quelques paroisses des Mauges et la FSSPX à la Placelière dans le Vignoble nantais.
En revanche communes et associations continuent à restaurer des croix et des oratoires – comme cela se faisait dans le temps, de façon à ce qu’ils soient inaugurés et bénis pour la procession des Rogations.
Saint Benoit de Massérac à l’honneur
A Massérac, la commune a désherbé et restauré l’oratoire Saint-Benoît de Paimbu, érigé en 1851 par le curé – il représente le saint, pas le fondateur de l’ordre des bénédictins, saint Benoît de Nursie, mais son homonyme, plus tardif.
Le propre du diocèse de Nantes (1946) écrit à son sujet : « d’après la tradition, Saint Benoît était originaire de Patras en Grèce. Ayant résolu de renoncer au monde, il vint par mer jusqu’à Nantes, avec sa sœur Avénie et quelques compagnons, vers le milieu du VIIIe. L’évêque Alain l’accueillit avec bienveillance, Avénie entra au monastère de Saint-Clément à Nantes, tandis que son frère fondait un ermitage à Massérac, au confluent du Don et de la Vilaine. Il mourut très avancé en âge, le 1er octobre. Son ermitage devint l’église de Massérac, et son corps fut transporté à l’abbaye de Redon où il disparut en 1793, lors de la Révolution ».
Il est fêté le 22 octobre (fête locale, semi-double). Le propre de Nantes indique aussi une oraison : « que l’intercession du saint abbé Benoît, nous vous en supplions, Seigneur, nous rende agréables à votre Majesté, afin que nous obtenions par ses prières les grâces que nous ne pouvons espérer par nos mérites ».
Une croix relevée à la Chapelle Basse-Mer
Au sud de la Loire-Atlantique – et de la Bretagne – la section de Loire-Atlantique de SOS Calvaires achève ce 28 mai le chantier de restauration du calvaire de Guilhouet, à l’ouest du bourg, côté Saint-Julien de Concelles. Les bénévoles travaillent à rythme soutenu et restaure actuellement un calvaire par mois – dans un département qui en compte des milliers – la seule commune de Guérande en compte 54, et Nozay 43 (ainsi que 9 disparues), dont une grande partie a été heureusement maintenue en bon état voire restaurée par de nombreuses associations de sauvegarde du patrimoine.
Héric : il restaure la croix de son bisaïeul
A Héric, Romain Thierry, paysagiste de métier, a restauré la croix de la Pinelais posée par son bisaïeul vers 1850, écrit Riposte Catholique, qui précise aussi que cette croix était justement la station la plus éloignée de l’église paroissiale lors des Rogations – les processions ont eu lieu jusqu’en 1955. La commune compte à elle seule 92 croix.
La Chevrolière : les calvaires d’Herbauges et le fonds PRYA au chevet de celui de Passay
L’association les Calvaires d’Herbauges, forte de 300 adhérents, a nettoyé le calvaire du Bois Clair l’an dernier et va sabler sa croix cette année. Presse Océan indique que cette année, elle s’attaque à la restauration du calvaire de Passay, pour un coût de 20.000 euros pris en charge partiellement par la municipalité, la fondation Notre-Dame et le fonds Prya – ce dernier a été lancé en 2020 par un couple de mécènes en Ile-de-France qui souhaite financer la restauration de calvaires, croix, oratoires visibles depuis le domaine public et propriétés d’associations ou de communes.
Saint-Lyphard : la croix de Ker-Trait retrouve son hameau
Erigée en 1900, en fonte sur socle de briques et de pierre, la croix de Ker-Trait (Ker-Treiz en breton), avait été restaurée en 2005 avant d’être déplacée en 2008 par les nouveaux acquéreurs de la parcelle où elle était dressée depuis un siècle. La DDE trouvait son nouvel emplacement dangereux, et elle avait été démontée en 2011. Finalement une famille du hameau lui a trouvé une petite place, et la croix restaurée a été réinstallée par les services municipaux en 2020.
LBG
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