L’abattoir de Briec condamné à 21 500€ d’amende pour mauvais traitements

Le tribunal correctionnel de Quimper a rendu cette semaine sa décision dans le cadre du procès de la Société briécoise d’abattage (abattoir de Briec, groupe Les Mousquetaires) et de 4 de ses salariés.

  • l’abattoir est condamné à 21 500 € d’amende pour mauvais traitements sur les animaux ;
  • des peines allant de 1 000 € d’amende à 6 mois de prison avec sursis ont été prononcées à l’encontre des 4 salariés pour sévices graves, actes de cruauté et mauvais traitements.

Pas de quoi satisfaire l’organisation animaliste radicale L214, dont les images de 2021 avaient révélé les nombreuses infractions. L’organisation estime cette condamnation est symbolique, et « bien insuffisante pour dissuader les abattoirs d’enfreindre la loi ».

La requête déposée par L214 auprès du tribunal administratif pour carence fautive des services vétérinaires de l’État est toujours en cours.

Pour Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 : « Dans cette procédure, on peut saluer la rapidité du parquet pour enquêter et engager des poursuites à l’encontre de l’abattoir. Et le tribunal est allé au-delà des réquisitions du Parquet, ce qui est encourageant. Néanmoins, ces condamnations restent faibles, et il y a peu de chances qu’elles dissuadent d’autres abattoirs d’enfreindre les lois.
Les faits révélés par nos images sont d’une extrême gravité : décharges électriques dans les yeux et l’anus des animaux, mises à mort anarchiques dans les couloirs, corps treuillés au-dessus des animaux encore vivants, cochons qui se cabrent de douleur dans le box d’immobilisation… autant de souffrances supplémentaires infligées à ces animaux que la vie en élevage intensif avait déjà terriblement abîmés.
Il est vrai qu’aucune condamnation ne peut venir en réparation du préjudice subi par les animaux. Mais les peines prononcées sont si faibles qu’on voit assez mal les gérants d’abattoirs s’inquiéter des non-conformités dans leurs établissements.
 »

Crédit photo : L214
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11 réponses

  1. et ces guignols de L214 se soucient-ils de la douleur infligée aux bébés avortés ils devraient savoir que le jour où il n’y aura plus d’avortement les animaux seront mieux traités. Mais là il faut avoir plus qu’un pois chiche à la place du cerveau!

    1. Même si votre remarque est plus que fondée, ce n’est pas par l’insulte et le mépris que l’on aide les gens à avancer.
      Si vous voulez les enfermer dans leur aveuglement, continuez à vous exprimer ainsi à leur sujet !

    2. Vous avez raison et même je dirais qu’il n’y a aucune comparaison possible tant c’est Inadmissible de tuer un être humain, si petit soit-il….. Mais « L214 » ne sont pas des guignols et ce qu’ils font est courageux car dérangeant.

  2. L’abattoir a été condamné à 21 500 euros….quelle honte; on aurait dû les condamner à 21, 5 euros.
    Avec tous les profits qu’ils font…

  3. Eh bien, ça coûte pas cher les sévices graves, c’est une honte car les tortionnaires recommenceront ! c’est dommage que les animaux ne puissent pas parler……… l’horreur qui sévit en certains lieux a encore de beaux jours pour prospérer ; c’est comme pour la SPA, jamais les sévices qu’elle décrit ne sont punis en conséquence : je me demande’ pourquoi certains humains se comportent comme des nazis, des bourreaux

  4. les Associations vivent de procès enutulisant les insuffisances ou la législation complaisante.

    Je propose que les associations ne puissent plus revevoir d’indemnités de quelque nature que ce soit. même si elles pourront encore ester en justice. Parions qu’elles que leur ardeur sera refroidit et les dirigeants des gens vraiment sérieux

  5. J’habite une commune proche de Briec et ces faits étaient connus de longue date sans que personne de s’en émeuve malheureusement.
    Ces peines sont dérisoires et les animaux continueront d’être traités ainsi tant que les salariés seront maltraités (cadences infernales, pannes, matériel non adapté au calibre chaque fois différent des coches et j’en passe).
    Ces coches qui arrivent en fin de carrière après avoir mis bas d’innombrables fois dans des conditions atroces. Sans évoquer le trajet effectué parfois à travers toute le France !
    Quelle vie de misère…
    Toutefois, il faut admettre que les salariés ont du mérite car il y a peu de volontaires et ceux-ci ne sont généralement pas ou peu qualifiés, inévitablement.
    Comment voulez-vous que les animaux soient respectés si les humains ne se respectent pas ?
    Allez voir dans les autres abattoirs, il est probable qu’on y découvrira d’autres horreurs.
    Cela m’attriste durablement et on se sent tellement impuissant.
    Mais il y a trop d’oseille à se faire !!!

  6. Les commentateurs ont-ils travaillés dans un élevage, ou dans un abattoir ? A les lires, tous les éleveurs et les employés des abattoirs sont des tortionnaires, alors que les sévices ne concernent qu’une petite minorité d’entre eux.

  7. Les commentateurs ont-ils travaillés dans un élevage, ou dans un abattoir ? A les lires, tous les éleveurs et les employés des abattoirs sont des tortionnaires, alors que les sévices ne concernent qu’une petite minorité d’entre eux.

Les commentaires sont fermés.

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