Afrique-du-Sud : des communautés noires viennent prendre exemple sur Orania

Contrairement à ce que ses détracteurs affirment : la communauté afrikaner d’Orania n’est pas composée de Blancs aigris et racistes regrettant le bon vieux temps de l’Apartheid. Orania a été fondée par Carel Boshoff, l’un des théoriciens de l’ethno-différencialisme sud-africain. Très tôt Carel Boshoff a pris conscience des limites de l’Apartheid tel qu’il était appliqué, notamment du fait de la position minoritaire des Blancs en Afrique du Sud et de l’avènement prochain d’une majorité noire. Partant, celui-ci savait que les différences de de culture et de monde entre Européens et Africains amèneraient la catastrophe sociale, économique et sécuritaire que connaît actuellement l’Afrique-du-Sud de l’ANC. Mais loin de prôner une politique de domination des Noirs par les Blancs, Boshoff a théorisé l’autodétermination de chaque groupe racial et leur coopération pour obtenir l’autonomie complète de chacun. En clair, au lieu d’avoir des Blancs vivant sur les meilleures terres exploitant des Noirs réduits aux basses tâches (jardinage, ramassage des poubelles, …), Boshoff a voulu, avec Orania, construire un embryon de Volkstaat où les Afrikaners vivraient suivant leur style de vie, leur culture et dans leur langue, mais en vidant leurs poubelles eux-mêmes car n’employant et n’exploitant aucune main d’oeuvre noire ! Tout en coopérant en bonne intelligence avec des communautés africaines afin que celles-ci fassent de même.

C’est en ce sens qu’Orania aide depuis longtemps une communauté xhosa installée dans la province du Noord-Kaap.

Et c’est également en ce sens qu’Orania a reçu lundi 25 et mardi 26 juillet des visiteurs de marque : Bhelekazi Mabandla, princesse et représentant diplomatique de l’AmaBhele kaJamangile qui vit près de Maclear ainsi que le roi tribal Gaboilelwe (Gabo) Moroka de la Seleka Barolong de Thaba’Nchu à l’est de Bloemfontein.

Le but de cette visite était de promouvoir les efforts de ces deux tribus vers l’autonomie et l’autodétermination. Leur demande était d’en apprendre plus d’Orania comme exemple d’une communauté qui a déjà obtenu nombres de succès sur la voie de l’autodétermination.
Une partie de la visite était bien sûr aussi de nature diplomatique, c’est-à-dire une visite officielle de deux personnes de deux communautés différentes (de deux peuples différents) au peuple d’Orania en tant que communauté afrikaner blanche.

Vers une autodétermination tribale ?

La Seleka Barolong est une communauté parlant tswana qui est de très vieux alliés des Afrikaners. À l’époque de Vegkop, les voortrekkers collaboraient déjà avec cette communauté, contre d’autres tribus noires ennemies.
Depuis quelques années, la communauté Barolong s’efforce, à l’instar d’Orania, d’être autosuffisante et autonome. Leur première priorité de ces Tswana étant d’ailleurs de posséder leurs propres terres (qui appartiennent actuellement à l’État).
L’AmaBhele kaJamangile est, quant à elle, une communauté parlant xhosa qui s’efforce d’être autonome. Ces derniers ont déjà des liens avec l’ambassade des Pays-Bas et l’ambassade envisage même de réaliser un projet de réhabilitation forestière dans leur région. L’une des priorités de la communauté est également de posséder leurs terres (là encore toujours propriété de l’Etat). En ce sens, elle est directement aidée par Barend Uys, responsable de la liaison interculturelle chez AfriForum, une ONG afrikaner.
Loin des utopies égalitaires et multi-culturalistes, les afrikaners d’Orania entretiennent, au contraire, de bonnes relations avec leurs voisins noirs et mettent en oeuvre l’ethno-différencialisme, seule solution pour vivre « à côté » évitant ainsi de vivre « face à face », étant donné que le « vivre ensemble » est définitivement une utopie. Utopie dont on voit actuellement les conséquences catastrophiques, tant en Afrique-du-Sud qu’en Europe !
Crédit photo : Orania Beweging

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2 réponses

  1. pas lu en diagonale mais ma chère FRANCES (tu étais d’Afrique du SUD) nous avons travaillés ensemble toi la psychologue et moi la petite infirmière de base MAIS OUI quand tu me parlais de TON PAYS DE CETTE DOULEUR DE SAVOIR QUE LES HUMAINS SONT INCAPABLES DE PENSER VIVRE ENSEMBLE SANS VIOLENCES !!!
    comme on se goberge des expressions qui vont diviser les français ! cote a cote et face en face mais bon sang si vous venez dans ce beau pays c’est pour RESPECTER SA CUTURE !!! c’est quoi cette violence pour le père HAMEL pour SAUEL
    amities

  2. je suis allé en afrique du sud en 2010, pas un seul douanier ou policier blanc à l’aéroport , l’apartheid à l’envers, mandela doit se retourner dans sa tombe; enfin une nouvelle intelligente et réconfortante

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