Insécurité à Rezé. La commmunication feutrée (Novlangue ?) de la municipalité.

À Rezé, il semble bien que la réalité d’une délinquance endémique soit brutalement revenue au visage des édiles socialistes qui ont tenté d’ériger cette commune de l’agglomération nantaise, en laboratoire modèle des politiques de prévention. Mais voilà, le bilan parle de lui-même, car après trois bonnes décennies de mandatures de gauche, Rezé vient d’être promue en destination de choix pour les cambrioleurs en herbe, avec un des plus forts taux d’occurrences du territoire français.

Par ailleurs, le point « chaud » qu’est le quartier du château, qui a perdu depuis longtemps ses oripeaux aristocratiques, a par contre bel et bien gagné ses galons de « territoire perdu de la république », en se transformant petit à petit, au gré de la déprise autoritaire, comme plaque tournante de tous les trafics …

Face au nombre croissant des faits divers qui n’ont de cesse de défrayer la chronique, les œillères idéologiques de l’équipe municipale en place, s’écartent enfin pour reconnaître péniblement qu’il y a effectivement lieu d’opérer l’inavouable virage sécuritaire.

Visiblement le revirement idéologique de la mairie n’est pas facile à assumer, et lorsqu’il s’agit de communiquer sur cette inflexion, les précautions oratoires sont de mise, histoire de ne pas renier les fondements altruistes de la pensée compassionnelle de gauche sur le délinquant, perçu avant tout comme une victime de notre société et non l’inverse.

La lecture savoureuse de la feuille de choux municipale, révèle à quel point cette gauche bisounours rattrapée par l’explosion des incivilités, se montre incapable de prendre ce fléau à bras le corps. Frappée d’une incapacité congénitale à prendre acte du phénomène de l’insécurité pour lequel elle ne conçoit qu’un traitement social, voici la gauche de 2022 qui voudrait revenir au bâton, mais sans vraiment vouloir l’avouer. Décryptage d’une phraséologie sécuritaire lénifiante et grotesque…

Ne parler pas d’insécurité mais plutôt d’enjeux de « tranquillité publique »

La municipalité cultive la positive attitude et s’emploie au travers de sa communication à ne pas ajouter de l’inquiétude au quotidien stressant des rezéens. De fait, l’usage excessivement prudent d’un vocabulaire qui édulcore la soudaine poussée coercitive de la municipalité en vient à donner des gages aux tenants du tout prévention, mais en rappelant qu’elle va sévir …

L’insécurité rétrograde ainsi au stade de « tranquillité publique » et les mantras de la sociologie gauchistes sont scandés à l’envi : proximité, dialogue. L’occasion de découvrir avec stupeur les faibles moyens en effectifs mobilisés jusqu’à présent par la plus importante commune du sud de l’agglomération nantaise (40 000 habitants) pour juguler une délinquance exponentielle.

Une misérable brigade de sept agents de surveillance de la voie publique (ASVP) dont l’impact de dissuasion sur la sécurité évoquerait plutôt un autre acronyme, celui-ci plutôt tiraillé entre l’action et la prévention, voire la paralysie pourrait se traduire par un « Attention s’il vous plaît ! ».

Il a bien fallu dresser le constat d’impuissance de cette indigente escouade de « garde-champêtre » investie de petits pouvoirs de police, bien en peine à répondre aux nouveaux besoins sécuritaires de la population.

Même dans sa prise de conscience électoraliste, la gauche contrainte à l’action répressive semble toujours incapable de faire sa révolution culturelle et se retrouve contrainte de patauger misérablement dans l’oxymore sécuritaire « le dialogue sera toujours privilégié. Néanmoins, si elle est nécessaire, nous assumerons avec fermeté une action répressive. »

Tiens ça nous rappellerait presque le « souple et solide à la fois » du candidat Jacques Beauregard des inconnus. Même hésitation sur le front de la vidéosurveillance avec un déploiement renforcé « mais pas partout ».

L’épineux dilemme de la sécurité

Devant l’ensauvagement progressif de Rezé, la constitution d’une véritable police municipale s’impose comme l’acte fort d’un redressement de l’autorité de la ville sur son territoire.

Toutefois, sa mise ne place est loin d’être une formalité et l’urgence de la situation n’a pas fait l’économie du passage devant une obscure « conférence citoyenne » chargée d’avaliser le projet de création d’une police municipale. Problème, cette émanation Théodule de la démocratie dite « participative », plus douée pour le bavardage que pour la prise de décision n’a jamais voulu, pu, ou su, trancher sur sa création.

L’occasion pour la mairie d’organiser une grande consultation des administrés (le 2 octobre) qui choisiront ou pas d’ailleurs, de créer une « Task Force » de la sécurité de 21 agents visant à intégrer soit des supplétifs (médiateurs et ASVP), ou bien d’adjoindre aux effectifs en place, huit policiers municipaux à part entière.

Dans les arcanes kafkaïennes de l’administration municipale

Quoi qu’il en soit, on ne peut pas reprocher à cette équipe municipale un manque de créativité en matière d’instances administratives, car s’agissant de la création d’organes de consultation, tout y passe : de la maison de la tranquillité publique, au conseil des droits et des devoirs des familles, sans oublier le conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance, pour finir sur l’indispensable observatoire de la tranquillité !!

Si à une époque on enterrait les problèmes par des commissions, aujourd’hui on les observe pour mieux les appréhender, à défaut d’appréhender les fauteurs de trouble. Cela dit, les rezéens observent la lente dégradation de leurs conditions de vie depuis 30 ans, de quoi donner du recul à la réflexion !

Gayas

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

22 réponses

  1. Plutôt que de recruter de nouvelles personnes qui vont encore augmenter nos impôts li serait plus souhaitable que les délinquants arrêtés soit plus sévèrement punis par des travaux d’intérêts générales concernant les mineurs par exemple et que les autres ne soient pas relâchés des le lendemain de leur arrestation pour narguer à nouveau les forces de l’ordre.Merci

    1. OUI TOUT À FAIT D’ACCORD ! TRAVAUX FORCÉS POUR UNE DURÉE SELON L’IMPORTANCE DU DÉLIT, LES TRAVAUX, SERAIENT POUR LES ENTREPRISES EN DIFFICULTÉS, CELA REMBOURSERAIT LEUR VICTIME !

    2. Mettre des juges qui non pas peur d appliquer des peines strictes
      Mettre les moyens nécessaires sur différentes rétentions en prison adaptées à cette nouvelle forme de délinquance
      Il faut marquer au fer rouge les esprits des délinquants qui agissent et repartent le lendemain avec des rappel à la loi qui ne veulent plus rien dire
      La France est endormie sur cette vague de violence
      Attention à une éventuelle guerre civile

  2. C’EST ÉTRANGE DE VOIR LA FRANCE DEVENIR LE NOUVEAU FAR WEST !
    DEMAIN CE SERA LE RASOIR DU COIFFEUR POUR L’UN ET LE PISTOLET POUR L’AUTRE, LES PETITS SANS FORTUNE LA PEUR AU VENTRE DEVRONT S’ARMER DE PATIENCE ET ATTENDRE QUE LE SEIGNEUR DIEU ARRIVE À LEURS SECOURS !

  3. Pour la gauche, les mots : délinquant, voleur, dealer n’existent pas, ce sont juste des victimes de notre société qui n’arrivent pas à s’ accommoder de la  » tranquillité publique  » !
    Notre ministre de la Justice nous l’a dit  » L’insécurité en France, c’est juste un sentiment  » donc, tous ces voyous, sont juste des sentimentaux romantiques et voilà déjà on a moins peur…..

    1. Hier j’ai tenté d’écouter Fouance Culture.
      L’ émission donnait la parole à un djihadiste et des gauchistes. L’ homme expliquait combien il est dégradant, humiliant, et stressant d’avoir été interrogé par la police française. Pour les gauchistes  » ce qui lui est arrivé peut arriver à chacun de nous … » etc.
      La honte que cette radio qui fut une merveille.

  4. Rezé peine sous le joug d’une gauche élue par défaut. C’est un fait. Mais la droite a déserté depuis longtemps et personne ne s’y colle. Ne parlons même pas du RN, inconnu par ici. Quand au conseil municipal, tout ce joli monde se tient pas les c….s, ce sont des alliés de circonstance, pas des amis. Il y a bien une faction pour le « oui », animée par d’anciens conseillers municipaux qui rêvent de revanche, assez mollement. Des Socialistes du temps d’Allard. La population est désemparée, pourtant, et l’abstention a des causes locales, identifiées mais inaudibles. Nous les connaissons, elles ne sont pas nouvelles, hélas. Je ne suis pas optimiste, cette police municipale a peu de chances de naître. Et on peut compter sur « la haine de la police » qui domine a la mairie pour qu’elle soit désarmée d’emblée et vouée a verbaliser seulement les Francais, contribuables et électeurs inoffensifs, si ils ne respectent pas la loi (!).

    1. Un groupe de médiateurs n’a aucun intérêt, juste capable de punir les autos hors délai de stationnement.
      Il faut des flics armés avec chacun son véhicule ou sa moto et pas une kangoo. Arrêter les tueurs, les violeurs, les voleurs, les trafiquants de drogue, courir au secours des habitants etc. est un métier difficile. Il faut avoir la vocation de servir, être intelligent, formé et expérimenté, avoir du sang froid et du courage.

  5. Tant qu on aura des incapables à la mairie de Rezé ce sera comme cela
    Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil
    Telle est leur devise
    Alors dehors!

  6. Bonjour , .Notre entreprise a investi dans le secteur du nouveau MIN de Rezé, elle s’adresse aux professionnels et aux particuliers, la maire de rezé à réquisitionné un terrain sur desservi par notre bretelle d’accès pour accueillir une communauté ROM .c’est une catastrophe incivilités au cotidien, voitures garées dans le passage, des gens qui pissent devant notre entrée , les femmes qui ruinent dans les fossés. Bref le quotidien d’une entreprise qui avait décidé de s’installer sur cette zone vendue dynamique et propre.
    Grosse déception et surtout envie de quitter cette région gangrènée par la vermine.

    1. N’importe quoi, ce classement ne repose sur aucun élément factuel ou donnée sérieuse mais uniquement des ressentis de mécontents dans la population. J’habite Rezé et je n’ai jamais eu de problème que ce soit dans ma Commune ou à Nantes en dehors des cambriolages effectivement fréquents et contre lesquels une simple alarme fonctionne très bien.

  7. La vermine, les délinquants, …. Les Français ont peurs des mots ! Les Arabes, cette islamisation de notre territoire vendu par nos politiques !! Le FN augmente c’est une normalité pas une constatation !! Partout en Europe » l’extrême » droite , est en progression ! Enfin l’extrême est plus du côté des délinquants que politique me semble t’il !! La France n’est plus !! Ha c’est vrai faut pas le dire! De peur de vexer nos associations anti& Français comme SOS rastap!!

  8. Je ne suis ni socialiste, ni gauchiste, ni socialisant ni gauchisant …
    Mais je dois dire que dans cet article, il y a une grosse erreur d’interprétation … à moins qu’il ne s’agisse de « manipulation de base » et vraiment de base …
    Objectivement: il convient de rappeler d’abord que la lutte contre délinquance et ou criminalité, c’est une mission régalienne, donc une mission qui incombe au services de l’État.
    Cet article occulte complètement cette notion très importante.
    Naturellement, les Maires ont quelques menus pouvoirs et ou outils pour aider aussi mais tout ça, ça se paie.
    Or, il faut bien penser que si des impôts « nationaux » sont prélevés en partie pour payer Police et Justice, il ne devrait pas avoir lieu de repayer localement pour une même mission en doublon.
    Si on en arrive là, c’est qu’il y a des dysfonctionnements dans le mécanisme de référence, celui du régalien.
    A Rezé particulièrement, localement, il avait déjà été avancé il y a quelques mois que les gens n’avaient qu’à cacher leurs bijoux de cou sous une écharpe pour ne pas se les faire voler. Ce n’est pas digne d’un Policier, surtout de l’encadrement, de tenir de tels propos mais c’est si facile de renvoyer les victimes à leur triste sort plutôt que d’être sur le terrain à chasser le bandit.
    C’est vrai que c’est moins risqué.
    Localement toujours, n’y a t’il pas un souci dans le fonctionnement même du Commissariat ? De son encadrement particulièrement ?
    Les patrouilleurs et ou intervenants travaillent quoiqu’il arrive mais avec des directives, directives données par l’encadrement et cet encadrement est d’abord local.
    Si, lorsqu’ils ramènent une affaire ces mêmes intervenants voient le/les auteurs repartirent sans même que le dossier soit traité ou qu’il soit étudié en dépit du bon sens par des gens « protégés » qui ne veulent pas revenir travailler le samedi etc … il est bien certain que c’est navrant et dépitant pour eux.
    Donc créer et faire repayer des impôts, locaux cette fois, pour palier à des dysfonctionnements du régalien, est ce vraiment une bonne idée ???
    Personnellement, je ne pense pas.
    Il y a d’abord et avant tout à remettre en bon ordre de marche ce qui est régalien: Police -localement- et Justice, car il est vrai aussi parfois que les dossiers soient là encore renvoyés à des dates beaucoup trop lointaines quand ils ne sont pas minimisés pour un classement ou un simple rappel à la loi alors qu’un cran supplémentaire s’imposerait mais c’est du ressort du degré supérieur.
    La délinquance, la criminalité se combattent d’abord et avant tout sur le terrain puis dans la façon d’appréhender et de construire le dossier au niveau judiciaire afin qu’il puisse être envoyé au Parquet…
    L’article omet aussi une précision très importante pour les lecteurs extérieurs: Le quartier du Château est effectivement devenu une zone à très haute délinquance … alors qu’elle n’est qu’à quelques encablures du Commissariat local. Tout a évolué « négativement » ces 15/20 dernières années sous les yeux mêmes de la hiérarchie locale qui a pourtant mission première et « régalienne » rappelons-le, de lutter contre cette criminalité.
    Je maintiens donc, au risque de ne pas être publié, qu’avant de plébisciter toujours et encore plus d’impôts à payer pour les contribuables par la mise en place de personnels municipaux supplémentaires (fussent-ils médiateurs, ASVP ou Policiers municipaux), n’y a t’il pas d’abord des choses à changer, peut-être en renouvelant les effectifs surtout hiérarchiques/judiciaires de cette entité locale … ???
    A méditer …

  9.  » L’ état  » toujours l’état. C’est le mal français depuis la Révolution : un gvt central tout puissants avec ses policiers et ses gendarmes.

    Aux EUA chaque ville a ses policiers et le sheriff est élu par les habitants. Car nul n’est mieux placé qu’un sheriff et des policiers locaux pour connaitre le terrain sos tiutrs ses coutures. Les cops patrouillent 24×24 seul dans leur voiture et le peuple les aime.. un autre monde.
    En Suisse, pays le plus sécurisé au monde, la police est de la responsabilité des villes et des cantons. Mais pas de police nationale.

    Supprimer la police nationale et les préfets ( ! ) apporterait aux Français liberté et responsabilité.

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