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Malgré l’état fortement dégradé de la tête et du tronc du corps retrouvé brûlant, ce 29 septembre à 4h30 au parc de la Bégraisière à Saint-Herblain, l’enquête avance sur ce qui est en effet le premier cas de « barbecue » nantais, cette technique si marseillaise du règlement de comptes entre gangs criminels où la victime est d’abord tuée, puis brûlée, souvent dans un véhicule – mais pas toujours, à la fois pour impressionner le gang ennemi et pour compliquer le travail de la police technique et scientifique.
La victime a été tuée d’un tir dans le front, qui a entraîné la mort, peut-être au moyen d’une arme de poing. Un étui de calibre 45 retrouvé sur place laisse penser que le lieu de la découverte du corps est la scène de crime. Cependant, le lieu n’est pas sous surveillance vidéo, ni ses abords immédiats.
Par ailleurs la végétation proche présente des traces d’incendie – ce qui laisse supposer, au stade actuel de l’enquête, que la victime a été attirée ici, exécutée puis brûlée post mortem.
La disparition d’un jeune homme correspondant au signalement de la victime, dans la journée du mercredi, a été reliée au corps découvert – que ses proches ont reconnu. La victime, 18 ans, habitait dans le quartier des Dervallières – où a eu lieu la dernière fusillade, et plus d’une dizaine des 60 épisodes depuis le début de l’année, principalement autour du juteux trafic des cages d’escalier du Building – surtout le 38, rue Watteau, même si le quartier compte d’autres points de deal plus modestes.
En revanche, bonne nouvelle, l’adolescent de 17 ans qui a été blessé de deux balles de Kalachnikov l’après-midi du 28 septembre dernier aux Dervallières – plusieurs rafales avaient balayé la place centrale en fin d’après-midi, éclatant les vitres de l’église et des voitures garées ça et là – a été tiré d’affaire par le dévouement des médecins du CHU Hôtel-Dieu. Originaire de Poitiers, il venait d’arriver à Nantes et est inscrit en bac pro – il n’aurait pas d’antécédents judiciaires.
Louis Moulin
Photo d’illustration : DR
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