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Si la crise sanitaire a mis à rude épreuve la santé mentale de certains salariés français depuis 2020, moins de la moitié d’entre eux estiment avoir été soutenus par leur hiérarchie dans les moments difficiles.
Stress et anxiété au travail : situation dégradée pour les salariés français
La pandémie de Covid-19 s’est révélée être un phénomène mondial qui a redéfini la situation de l’emploi avec un personnel devant souvent s’adapter à la mise en place de nouvelles organisations (télétravail, semi-présentiel, mesures sanitaires, etc.). Pour ne rien arranger, un contexte économique et politique difficile a conduit à un redoutable cocktail de tensions au sein des entreprises.
Dans ces conditions, comment ont évolué les besoins et le ressenti des salariés dans les différents pays, notamment en France ? Une enquête menée par le ADP Research Institute (spécialisé dans les ressources humaines) et dont les conclusions ont été publiées le 29 septembre a cherché à répondre à cette question en questionnant plus de 32 924 actifs dans 17 pays, dont près de 2 000 en France.
Dans l’Hexagone, le stress au travail a été ressenti au moins une fois par semaine par 74 % des jeunes de 18-24 ans (contre 62 % des 25 ans et plus), 70 % des télétravailleurs (contre 58 % de leurs collègues sur site), 68 % des femmes (contre 60 % des hommes), mais également par 78 % de ceux exerçant dans les médias et l’information, 72 % dans les loisirs et l’hôtellerie, 69 % dans l’informatique et les télécommunications.
À noter que 22 % des actifs éprouvent du stress tous les jours. Les Français les plus affectés par le stress au quotidien sont ceux exerçant dans les loisirs et l’hôtellerie (27 %) ainsi que dans l’éducation et la santé (26 %).
Enfin, si en moyenne, les salariés français sont 64 % à avoir déclaré ressentir du stress au travail au moins une fois par semaine, cette proportion, bien qu’en augmentation de 9 points (55 %) par rapport à la période pré-pandémique début 2020, demeure inférieure en comparaison au reste de l’Europe (71 %) et du monde (67 %).
Un télétravail masquant les problèmes de santé mentale ?
Quant à l’origine de ce stress ressenti par les salariés, il serait dû en majeure partie à des journées de travail jugées trop longues (24 %) ne leur permettant probablement pas de bénéficier d’un équilibre satisfaisant entre leur vie privée et leur vie professionnelle. Ils font face aussi à des responsabilités accrues depuis la crise sanitaire (22 %), et tout particulièrement ceux travaillant dans la construction (33 %), l’éducation et la santé (30 %), et les loisirs et l’hôtellerie (29 %). Enfin, dans le contexte actuel d’instabilité, ils craignent pour la sécurité de leur emploi (20 %), notamment ceux exerçant dans les médias et l’information (34 %).
Autre enseignement à relever, suite au déploiement de nouveaux modes de travail à distance, la moitié des salariés (50 %) estime que les managers sont moins susceptibles de repérer les membres de leur équipe qui font face à des problèmes de charge de travail, de stress ou de santé mentale, lorsque l’activité professionnelle est exercée à domicile plutôt qu’au bureau ; une affirmation qui est particulièrement notable chez les télétravailleurs (54 %). Le travail à distance semble donc avoir rendu plus difficile la détection par les managers des « signaux faibles » au sein de leur équipe concernant la santé mentale, la gestion du stress ou la charge de travail.
Santé mentale des Français : des managers aux abonnés absents ?
Par ailleurs, 40 % des salariés interrogés pensent que leur travail pâtit de niveaux de stress importants, et ce sont ceux exerçant dans l’immobilier (60,5 %), les médias et l’information (60 %), les plus jeunes (48 % des 18-24 ans contre 36 % des 25 ans et plus), ainsi que les télétravailleurs (44 % contre 33 % de leurs collègues sur site) qui paraissent être les plus concernés. Si les actifs estiment en majorité être soutenus par leurs collègues au sujet de leur santé mentale, ils sont moins de la moitié à considérer recevoir de l’aide de la part de leur hiérarchie dans ce domaine.
De plus, 33 % constatent que leur employeur ne prend aucune mesure pour favoriser leur bien-être mental. Un constat particulièrement visible chez les salariés des secteurs de l’industrie (42 %), de l’éducation et la santé (39 %), et des loisirs et hôtellerie (37 %).
Pourtant, conscients des risques que peut provoquer le stress sur leurs collaborateurs, certains employeurs s’efforcent de trouver des solutions pour apporter du soutien en termes de santé mentale à leur personnel. Les principales initiatives mises en place dans ce domaine sont une communication plus fréquente avec leurs salariés (26 %), un droit à la déconnexion garanti après les heures de travail (18 %) ainsi que l’accès à des conseils spécifiques pour mieux gérer leur stress et leur charge de travail (16 %).
Des mesures qui n’auront pas nécessairement besoin de relever de la seule philanthropie : stress, anxiété et détresse morale en tout genre chez les salariés impacteront mécaniquement leur performance et leur efficacité au sein des organisations.
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License) (photo d’illustration)
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Une réponse à “Santé mentale au travail. Plus stressés qu’avant la crise sanitaire, les salariés français abandonnés par leur hiérarchie ?”
Les cadres n’ont jamais été ni compétents ni concernés par la santé mentale des ouvriers et employés. Et le rôle des cinjoints, des frères et soeurs, des médecins de famille, des prêtres ? Et on fait quoi des chômeurs, des travailleurs indépendants etc. ? Hors des » managers » point de salut ?
On sait qu’il y a une offensive ( cf. Doctolib ) pour l’ implantation de médecins sur les lieux du travail, source de profits. Breizh Info a communiqué sur ce sujet.
Ce sondage est orienté par … ceux qui l’ont financé, pour faire croire que la santé mentale des Français passe par les entreprises.
Qui ?