Comme à Callac, les autorités veulent imposer de nouveaux migrants à St Brévin les Pins (44)

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La Bretagne serait une région en « sous tension migratoire » selon les termes employés par les autorités républicaines françaises. C’est à dire en première ligne dans la future répartition de migrants du fait de l’inaction de l’Etat à expulser massivement. Callac est en première ligne avec deux projets parallèles, le projet horizon et celui porté par l’organisme Viltaïs. Mais on retrouve une situation semblable (et une opposition semblable) à St Brévin les Pins, en Loire-Atlantique.

A Saint-Brévin, il y a déjà un centre d’accueil pour les réfugiés créé il y a quelques années dans le centre de St Brévin l’Océan, dans un ancien centre de vacances EDF. Les réfugiés (des jeunes hommes exclusivement), sont au nombre d’une trentaine. Il y avait déjà eu une opposition de certains brévinois à l’époque puis le centre a ouvert. Les occupants des lieux y passent leur journée à s’occuper comme ils peuvent. Ce centre doit fermer. Le propriétaire a mis en vente les lieux. La mairie n’a pas souhaité s’en porter acquéreur.

Interrogé par la Préfecture, le Maire, Monsieur Yannick MOREZ (officiellement sans étiquette) a proposé un terrain appartenant à l’Etat, sur lequel sont présents des bâtiments qui hébergeaient une colonie de vacances, située au sud de St Brévin les Pins dans un secteur résidentiel (habitat principal et secondaire), à 100 mètres de la mer, jouxtant une forêt et une école maternelle.

Ce projet pose plusieurs questions :

– réhabilitation du site dans une zone non constructible et protégée (abattage d’arbres…) à la lisière de la forêt de la Pierre Attelée alors que la forêt a été fermée tout l’été en raison des risques d’incendie ;

– prix de vente du terrain bien en dessous du prix du marché (certainement dû au fait que ce terrain est non constructible et donc invendable sur le marché immobilier classique) ;

– arrivée d’une centaine de réfugiés venus d’Afrique ayant une culture très différente de la nôtre, ce qui risque de déstabiliser le quartier : accès à la plage, chemin côtier, sports nautiques, zone touristique l’été (camping à proximité), enfants (école)

– pour les réfugiés eux-mêmes : pas de commerces, ni administrations, pas de transports en communs réguliers pour se rendre en ville. Seront-ils encadrés ou livrés à eux-mêmes ?

Le collectif de Préservation de la Pierre Attelée – qui s’est monté en réaction contre ce projet – se veut apolitique et indique que ses membres ne sont pas contre l’accueil des demandeurs d’asile mais estiment que l’endroit n’est pas approprié.

« Le mairie indique qu’il n’est pas à l’origine du projet mais c’est lui qui a proposé le terrain et rejeté en deux jours le recours gracieux exercé par le collectif contre le permis de construire. ll n’a pas souhaité recevoir les membres du collectif pour en parler. Le recours contentieux n’a pas pu être intenté en raison d’un manque de fonds et du risque de perdre le procès. Le délai du recours a expiré. J’ai rejoint le collectif par la suite. Un autre avocat était en charge du recours. C’est le préfet qui a invité le maire de St Brévin à proposer un terrain. Ce dernier a été vendu au CISN Résidences locatives. Le CADA sera exploité par l’Association AURORE » nous indique-t-on.

Une manifestation aura lieu devant la mairie de St Brévin samedi 15 octobre entre 10h et 13h. « La manifestation a pour but de mettre la lumière sur ce projet (un parmi tant d’autres dans l’Ouest et même dans toute la France), alerter l’opinion et faire pression sur la mairie. Nous estimons que le Maire ne protège pas ses administrés. Nous souhaiterions que le projet soit abandonné mais nous avons peu d’espoir : les travaux ont commencé, et il n’y a plus aucun recours juridique » concluent les organisateurs.

A noter que lorsqu’il s’agit d’accueillir des migrants, là encore, de l’argent public est rapidement trouvé : montant prévu des travaux, 3,7 millions d’euros. Question de priorité ?

Photo : DR
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5 réponses

  1. Nouvelle trahison d’élus envers leurs populations. Encore un bel exemple de leur démocratie représentative ! Mais la riposte est mal engagée. Le Collectif de préservation hostile au projet, prend, en effet, trop de précautions oratoires en précisant que « ses membres ne sont pas contre l’accueil des demandeurs d’asile ». Toujours ce besoin maladif de se justifier ! Mais en quoi cet accueil serait-il un « DEVOIR » ? La planète est, me semble-t-il, suffisamment étendue pour recevoir ces gens-là. Et c’est un catholique qui vous le dit.

  2. “lorsqu’il s’agit d’accueillir des migrants, là encore, de l’argent public est rapidement trouvé ”
    quel drole de pays , les locaux doivent bosser pour payer des impots, obéir aux “sachants” qui savent ce qui est bon pour eux et surtout la fermer

    1. Si les locaux cessaient de soutenir le régime en place et de voter pour des candidats du Système, ils ne subiraient pas leurs politiques néfastes et criminelles. Qu’ils continuent d’agir aussi intelligemment, et ils disparaitront sous la submersion migratoire. La bêtise humaine est souvent sans limite et on finit toujours par passer à la Caisse…

  3. Envahis par les résidences secondaires des parisiens et maintenant par des migrants . Mon Dieu quel drame (humour je précise)

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