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Suite à la crise diplomatique entre Rome et Paris concernant l’accueil des clandestins du navire ONG Ocean Viking, et en vue de la réunion extraordinaire du 25 novembre prochain entre les vingt-sept ministres de l’Intérieur de l’Union Européenne, la Commission a rendu public un nouveau plan d’action sur les migrations.
Le document se concentre sur la route de Méditerranée centrale, considérée comme l’une des plus dangereuses et celle connaissant le plus grand nombre d’arrivées irrégulières : 90 000 en 2022, marquant donc une hausse de plus de 50% par rapport à 2021. Constitué de 20 points, il est bâti sur trois piliers :
En premier lieu, est souhaité un renforcement de la coopération avec les pays partenaires et les organisations internationales pour prévenir les départs irréguliers et sauver des vies le long des routes migratoires. Le texte prévoit notamment de “renforcer les capacités de la Tunisie, de l’Égypte et de la Libye, en particulier, en développant conjointement des actions ciblées pour prévenir les départs irréguliers, soutenir une gestion plus efficace des frontières et des migrations, et renforcer les capacités de recherche et de sauvetage, dans le plein respect des droits fondamentaux et des obligations internationales.” Le texte propose en outre de “développer et mettre en œuvre un nouveau programme régional de lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains en Afrique du Nord.” Ce qui ne peut-être évidemment qu’un point très positif.
Le document fait état de l’allocation d’une aide de 580 millions d’euros sur la période 2021-2023 destinée aux partenaires d’Afrique du Nord, et aux programmes bilatéraux entre l’UE et les différents pays d’origine. Pour rappel, la seule Turquie a touché au moins 4,85 milliards d’euros pour surveiller ses frontières (et la commission est en train d’évaluer une enveloppe de 3,5 milliards d’euros supplémentaires pour la période 2022-2024).
En second lieu, le texte met l’accent sur la recherche d’une « approche plus coordonnée de la recherche et du sauvetage ». Ce paragraphe concerne in primis l’agence Frontex, contestée ces derniers mois au point que le Parlement européen avait gelé son budget. Frontex est appelée dans le texte à exercer des tâches de surveillance et d’évaluation de la situation en Méditerranée centrale, en coordination avec les pays membres de l’UE, avec l’UNHCR et l’OIM. Des mesures qui, connaissant l’impuissance de Frontex et les mires immigrationnistes de l’ UNHCR et de l’OIM, entraîneront difficilement une réduction des flux.
Enfin, Bruxelles ayant pris acte de l’échec du système des relocalisations des demandeurs d’asiles, la troisième partie, très brève, pointe sur un “renforcement de la mise en œuvre du mécanisme de solidarité volontaire” sans pour autant indiquer de piste pour y parvenir. Un sujet central, celui de la solidarité volontaire, révélateur de l’absence de défense et de politique communes européennes. Un sujet paradoxal : si ces clandestins représentent des chances pour la France, pourquoi donc s’en priver ? Pourquoi chipoter pour leur répartition ?
Si le document est une base de travail – “l’UE et les États membres devront travailler ensemble pour atteindre les objectifs fixés dans le présent plan d’action et assurer sa mise en œuvre effective”-, on regrettera que pas une ligne ne concerne les refoulements, consacrant de la sorte un véritable droit à la migration clandestine, un droit à tenter sa chance pour venir s’installer en Europe. Ne sont pas non plus évoquées les violations du droit maritime, sciemment perverti en établissant la confusion entre secours (obligatoire) et débarquement sur les côtes européennes (devenu pratique courante à la place du port le plus proche), sans compter les intrusions en eaux territoriales de pays tiers. Et pas un mot, enfin, sur un éventuel contrôle des ONG, véritables négriers en collusion avec les trafiquants d’êtres humains.
Reste à espérer que ces points, qui n’ont rien de marginaux, seront l’objet des prochains pourparlers.
Audrey D’Aguanno
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3 réponses à “L’Union Européenne présente son plan d’action sur les migrations : un brouillon un peu léger ”
L’U E est incapable de faire son devoir sur l’imigration avec de plus avec à sa tête, Md Von Der La HYENE ! vendu à Davos, Klaus Schwab et SOROS !! c’est aux pays de dire NON !!seul 3 pays vont agir ensemble, La Hongrie, la Serbie et l’Autriche, la Pologne regarde de son coté, la France fait tout le contraire, notre grand enfant de Davos, notre Maron national en redemande soutenu par la HYENE ! alors !!!!!!
Oui mais…il y a beaucoup d’argent à la clef de cette organisation de voyages organisés… combien touchent nos gouvernants ? Quel pourcentage sur le prix du voyage ? Vont-ils abolir le pacte de Marrakech signé par Macron en douce ?
ils vont bientot affréter des avions pour aller directement les chercher sur place. peut être pas parce que ça défavoriserait les passeurs qui seraient au chomage