Ukraine. Ce conflit apparent qui cache le vrai

Depuis le mois de février, la guerre en Ukraine fait la Une des médias. Certaines chaînes de TV y consacrent plusieurs heures d’émission quotidiennes, transformant leurs plateaux en une sorte de forum avec la participation d’anciens militaires (souvent des généraux, hiérarchie militaire du savoir oblige…)

Il s’en dégage un « consensus » {mot très à la mode et qui coupe court à toute objection, destiné à cliver l’humanité entre ceux qui pensent bien (ceux du consensus) et les autres], qui manifestement à déjà proclamé la victoire de l’Ukraine sur la Russie. L’argumentation principale est que le plan de Poutine a lamentablement échoué puisqu’il a renoncé à prendre Kiev et a dû reculer. Depuis, ce recul de l’armée Russe n’a jamais cessé et donc, conséquence logique, c’est L’Ukraine qui va envahir la Russie avant de la terrasser.

De Gaulle, qui était très réaliste, a dit : « Il n’est pire déformation de l’esprit que de voir les choses non pas telles qu’elles sont, mais telles qu’on voudrait qu’elles soient »

Au delà de l’événement et de son intérêt « médiatique », le quidam qui, comme moi, essaie de s’intéresser à la marche du monde, ne peut s’empêcher de s’interroger sur cette focalisation de l’actualité. Et, pour aller au fond des choses, cette monopolisation sur un sujet particulier, aussi important puisse-t-il être par ailleurs, n’est-elle pas justement l’arbre qui cache la forêt ?

Un événement fortuit mais prévu de longue date

Or, sans être inscrit dans un calendrier précis, cet affrontement résultait d’une logique, Probablement animée par le CFR, la diplomatie américaine, malgré les assurances données aux dirigeants russes après la disparition de l’URSS, n’avait pas renoncé à, sinon la destruction pure et simple, du moins à un affaiblissement majeur de la Russie dans ce que Zbignew Brzezinski appelait la « stratégie du containment »

Les événements de la place Maidan survenus en 2014 s’inscrivaient dans cette politique. A vrai dire, le conflit aurait même dû éclater avant 2022 mais c’est vraisemblablement l’élection de Donald Trump, opposant déterminé à l’état profond américain, qui l’a décalé dans le temps.

Pourquoi l’État profond voulait-il ce conflit ?

La géopolitique mondiale a beaucoup changé depuis 50 ans. L’Occident qui représentait en 1970 25% de la population mondiale et dont le PIB s’élevait à 90% des richesses créées dans le monde a vu son influence diminuer constamment. Aujourd’hui, les chiffres respectifs ne sont plus que 12% pour la population et 40% pour le PIB. Et tout indique que cette tendance lourde va se poursuivre, sinon se renforcer. Dans l’ensemble occidental, les États-Unis ne représentent que 4% de cette population mondiale. On ne voit pas comment leur leadership, incontestable à la fin de la seconde guerre mondiale, pourrait se maintenir très longtemps face à des pays qui émergent et qui estiment, après l’avoir subi durant des décennies, que cette hégémonie n’avait plus lieu d’être.

Un des instruments essentiel de cette domination américaine est le dollar. Cette monnaie, qui n’a aucune valeur intrinsèque depuis 1971, s’est imposée au monde entier car elle avait le monopole des  échanges internationaux depuis les accords de Bretton Woods en juillet 1944. Mais son statut initial, qu’elle a conservé, fait également d’elle la monnaie domestique américaine. C’est évidemment très commode pour les États-Unis et ceux qui les dirigent car ils peuvent ainsi exercer un pouvoir de contrôle sur l’économie mondiale, tout en faisant payer la dette publique américaine par le reste du monde. De Gaulle avait résumé cela par une phrase dès 1965 : «Ces dollars, qu’il ne tient qu’à eux d’émettre »

Un nombre de plus en plus grand de pays, et non des moindres sur le plan économique, contestent aujourd’hui ce monopole du dollar. Or, la fin de ce monopole entraîne mécaniquement la fin de l’hégémonie américaine, et la perte du pouvoir exorbitant exercé par ce qui est appelé le « deep state » et qui est à la fois un lobby financier et industriel très puissant, dont les intérêts sont défendus par un « gouvernement de l ‘ombre » qui s’est progressivement installé depuis ces dernières décennies. Les acteurs de ce deep state sont parfaitement conscients du danger et n’entendent visiblement pas se résigner à une telle issue.

Plusieurs lignes d’actions simultanées

Tout d’abord, ralentir la croissance mondiale. Devenue faible dans les pays occidentaux en raison de leur désindustrialisation progressive, cette décroissance devrait toucher prioritairement les pays les plus producteurs. L’activité industrielle étant, pour une grande partie, dépendante à la fois des sources d’énergie et de matières premières, c’est sur ces sujets que l’attaque devait porter. Une des sources d’énergie les plus abondantes étant le charbon, il fallait commencer par lui. Il s’en suivit, sous couvert d’une lutte contre le réchauffement climatique dû à l’activité humaine, une véritable diabolisation de tout ce qui était combustible fossile. Cependant, le développement de l’énergie d’origine nucléaire pouvait représenter un danger aussi, car de mieux en mieux maîtrisée et de plus en plus rentable. Cette source d’énergie devait, sinon disparaître, du moins ne plus se développer avant de s’éteindre graduellement.

Concernant les matières premières, l’exemple japonais de la fin des années 1930 était dans tous les esprits et chacun était conscient de l’absolue nécessité de sécuriser ses sources d’approvisionnement tant qu’ils pouvaient le faire.

Ensuite, empêcher l’émergence d’une monnaie internationale qui pouvait progressivement supplanter le dollar en lui faisant perdre son monopole et tous les avantages qui en résultaient.

Le coup d’envoi fut donnée lors de la réunion annuelle des banquiers centraux à Jackson Hole (Wyoming) en août 2019. Ce fut le gouverneur de la Banque d’Angleterre Marc Carney, qui tira la première salve. Il proposa de mettre en œuvre rapidement une monnaie électronique basée sur la pollution produite et qui serait entièrement contrôlée par le système des banques centrales.

Hasard ou plan concerté, l’épidémie du SarsCov2 apparue deux mois plus tard, mettant un sérieux coup de frein à l’activité mondiale.

Cela contribua également à dégrader un climat mondial dans lequel les suspicions réciproques commençaient à poindre. Nombre de peuples réalisèrent alors combien la politique réputée « libérale » et basée sur un libre-échange asymétrique les avaient rendus dépendants pour des domaines aussi importants que la santé et également l’importance financière démesurée des grands laboratoires internationaux dont la position était devenue dominante.

Enfin, empêcher l’émergence d’un nouvel ordre mondial qui ferait passer d’un monde unipolaire dominé par les États-Unis à un monde qui se « régionaliserait » autour des continents. Ce monde « multipolaire » réhabiliterait la puissance du pouvoir politique, progressivement remplacée au fil du temps et des concentrations par la puissance des sociétés multinationales. Celles-ci avaient vocation à se substituer au pouvoir politique pour former l’ossature du futur gouvernement mondial, but ultime d’un projet qui s’était poursuivi depuis plus d’un siècle, générant au travers des guerres du 20ème siècle plusieurs dizaines de millions de morts.

Qui se bat et contre qui ?

A en croire nos médias « d’information » (qui sont plus devenus des médias « d’opinion ») la guerre en Ukraine n’est que l’affrontement d’un pays « conquérant » (la Russie) face à un pays luttant pour son indépendance et sa souveraineté (l’Ukraine). Belle image cependant un peu réductrice.

Cela permettait de commenter à longueur de journée sans pour autant élargir le champ de vision de ce qui se produisait réellement.

A en croire certaines voix américaines, notamment celle de Noam Schomski, ou celle du colonel Mac Gregor, tout a été fait pour provoquer cet affrontement, depuis le non-respect des paroles données, des traités signés jamais respectés et d’un bombardement  régulier des populations du Dombass faisant des milliers de victimes.

Apparemment, les choses avaient été anticipées des deux côtés car les sanctions occidentales qui frappèrent la Russie furent établies en un temps record. Elles allaient se révéler beaucoup plus critiques pour l’Europe que pour la Russie, mais personne ne s’en souciait réellement. La riposte russe ne se fit guère attendre et pouvait paraître relativement modeste dans un premier temps. Il s’agissait d’exiger le paiement en roubles des produits énergétiques livrés par la Russie. Cette décision n’avait rien de spontanée et révélait une réflexion de long terme, dans le droit fil de ce combat de titans livré en apparence par la Russie, mais en réalité par un ensemble de pays, parmi lesquels des mastodontes comme la Chine, l’Inde ou le Brésil, entre autres, contre une hégémonie qui se voudrait encore occidentale, mais purement anglo-américaine en réalité. Les pays de l’Union Européenne ne sont intervenus qu’au titre de l’OTAN, et les raisons qui ont fait que de Gaulle avait décidé de retirer la France du haut-commandement de l’OTAN sont toujours présentes. L’OTAN n’est que l’apparence d’une force internationale qui, dans sa réalité, est entièrement aux ordres de l’état profond américain.

La réalité de cette guerre en Ukraine est bien un affrontement entre des pays émergents en train de s’organiser pour combattre, à priori sur un plan économique, cette position hégémonique américaine mais les combats en Ukraine sont là pour rappeler que souvent la guerre économique n’est que le prélude à une guerre militaire. Ces pays représentent près de 80% de la population mondiale et ne peuvent être ignorés. La démocratie ne pourrait-elle s’étendre jusqu’à eux ?

Pourquoi cet assourdissant silence de la classe politique française ?

Que les médias « mainstream » ne parlent pas de la réalité de ce conflit mondial est déjà très étonnant, mais que pratiquement aucune personnalité politique française ne l’évoque non plus devient très inquiétant. Comment Emmanuel Macron justifie-t-il l’appui que nous apportons à l’Ukraine ? Après tout, aucune traité ne nous lie à ce pays, qui n’est membre ni de l’OTAN, ni de l’Union Européenne. On peut imaginer qu’il le fait en raison de valeurs telles que la liberté, la démocratie, le droit des peuples ou toute autre valeur dont l’Occident s’est fait le chantre, mais personne ne semble lui poser la question. Pourquoi ?

Personne ne peut douter que ces valeurs sont éminemment respectables, mais les évoquer pour, in fine, mettre en place une autorité mondiale qui, elle, n’entend pas s’en préoccuper, voilà qui est singulier, pour ne pas dire trompeur. Le remplacement du pouvoir politique par le pouvoir économique au niveau mondial s’accompagnera-t-il du respect de ces valeurs ?

On voit mal comment. Le pouvoir dans une entreprise est-il vraiment démocratique ? Avouez qu’on peut en douter ! A fortiori lorsqu’il s’agit de sociétés multinationales qui, souvent, optimisent leurs bénéfices en s’implantant là où les droits sociaux sont réduits, voire inexistants.

Combien de temps encore pourrons-nous faire l’économie de ce débat ?

Car, au-delà de ces questions, il y en a une qui les surplombe toutes et nous concerne au premier chef : quel avenir pour l’Union Européenne et surtout quel avenir pour la France ?

Nous risquons, dans ce suivisme suicidaire qui nous pousse à nous écarter, voire à combattre la Russie, de tout perdre. Notre industrie se réduit comme une peau de chagrin et nous manquons d’énergie et de matière première. Le nucléaire, dans lequel nous avions une maîtrise et une avance significatives semble dorénavant hors de notre portée. Des lois suicidaires comme celle dite « de la transition énergétique » nous conduisent vers la disparition du peu d’industrie qui nous reste.

L’automobile, si florissante pour notre pays durant des décennies, est directement menacée par des décisions politiques aberrantes, telle que l’arrêt des moteurs thermiques.

Tout ceci fait peser sur notre pays une menace qui, sans exagération, peut être qualifiée d’existentielle.

Jean Goychman

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2022, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

30 réponses

  1. Merci d’avoir resitué ce conflit « Ukrainien » dans son contexte économique et d’avoir remis à leur place de PHSYOP les délires sur le changement énergétique, le rechauffement de la planète, voire le COVID, la lutte pour le dollar comme outil de guerre économique. Les Bretons aiment la parole vraie, la parole à laquelle on peut se fier, qui honore celui qui la prononce. Il n’y a rien de tout cela dans la culture Anglo-saxonne. Les Bretons celtes sont d’origine caucasienne, leur langue mute les consonnes (les mêmes) comme le Russe ce qui est assez original dans les langues parlées…

  2. Tout est dit, meme tres bien dit ! La pensée unique est responsable de bien des maux de notre societé actuelle . Pas facile d’etre ou plutot de ne pas etre d’accord avec la pensée vehiculée par nos médias qui ont pris le pouvoir de façon tentaculaire. Si on éleve le debat par la discussion et la négociation on nous traite de complotistes voir fachistes etc…. De toute façon les Etats Unis dont l’ADN est faite de profits et de guerres ( mais jamais chez eux..) ne sont guere enclins à souhaiter la fin de ce conflit qui rapporte gros dans un 1er temps ..Apres ???? nul ne la sait surtout pas l’Europe de Madame Vanderleyden qui sera de toute façon la grande perdante…..

  3. Quel délire ! A partir du moment où l’on croit distinguer un « consensus », monstre médiatique informe, pour qui « c’est L’Ukraine qui va envahir la Russie avant de la terrasser » on est au mieux dans la post-vérité, au pire dans la démence pure. Or ce moment arrive dès le deuxième paragraphe ! Inutile de lire le reste de cet échafaudage intellectuel hasardeux.

      1. Comme je l’ai écrit (relisez-moi bien), l’auteur (relisez-le bien) évoque un « consensus » en ce sens. Une telle puissance d’observation force l’admiration !!!

    1. Pschitt le manipulateur des mots!
      La manipulation des mots est une arme redoutable dont nos politiciens (entre autres) ont le secret, on voit où cela nous mène.

  4.  » Probablement animée par le CFR, la diplomatie américaine,…  »

    Pourquoi ce  » probablement  » ???

    Alors que cette organisation subversive créée par les grands banquiers américains a pris le contrôle des EUA !!!

    Ses 3.000 ou 5.000 membres sont TOUS aux commandes des plus hauts postes de l’Administration US. Non élus, ils sont inamovibles et se rient du Capitole et de la Maison-Rouge.

    Cher J G, désignez donc l’ennemi !

    1. Je m’oblige à utiliser un conditionnel car, peut-être l’avez-vous remarqué, je cite toujours mes sources et, lorsque la chose est possible, je reproduit les paroles ou les écrits en citant leurs auteurs. Cependant, dans certains cas, je ne dispose pas d’éléments « factuels » pouvant être cités, mais d’un faisceau de présomptions qui vont toutes dans le même sens. De culture plutôt scientifique, j’emploie alors un terme « conditionnel » par honnêteté intellectuelle. Mais je comprends totalement votre réaction.
      En fait, je donne à mes lecteurs une sorte de « cheminement » mais c’est à eux qu’il appartient de se faire une idée.

      1. Merci Jean, j’avais remarqué vos grandes connaissances, qualités d’analyste, et honnêteté intellectuelle.

        Mais dans ce cas précis du CFR, toute personne qui lit les travaux des ( rares ) historiens sait que les EUA ne sont plus une démocratie, mais une dictature ploutocratique à travers le CFR.

        La démocratie subsiste a minima dans les gouvernements des 50 états, mais l’état fédéral et l’empire sont aux mains des banquiers : Congres et Maison-Rouge ne dirigent plus, Biden est sénile et tout va bien…

        Il est avéré que les grandes familles de banquiers : Rothschild, Rockefeller, Loehn, etc. ont placé à la tête de toutes les grandes administrations plusieurs milliers de membres de leur prétendu think tank Council of Foreign Relations.

        Ils ont également été directement à l’origine des grandes institutions financières internationales : BMI. FMI. BCE. etc. où ils placent leurs pions ( en Europe parmi les derniers : Dragui, Lagarde membre du conseil d’administration du FEM ( créé par Rockefeller et dirigé par leur employé depuis 40 ans : Klaus Schwab )

        et ils sont devenus les propriétaires de la fameuse FED dont tout le monde croit qu’elle est la banque de réserve américaine : ils possèdent les dollars… achètent tout ce qu’ilsveulent et créent les crises monétaires ( dont l’actuelle inflation ) !

        Ils ont également participé plus qu’activement à la création des organisations mondialistes : ONU et ses filiales OMS. FAO. UNESCO. UE. etc.

        Et évidemment, ils ont leurs propres organisations internationales : Bilderberg ( qui choisit nos dirigeants ) Trilateral ( savez vous que Trichet en est le directeur Europe ? )

        Si vous passez à côté de cette réalité historique d’une organisation Internationale supranationale, vous manquez l’essentiel et vos lecteurs n’auront jamais aucune chance de comprendre pourquoi et comment l’empire met le monde à feu et à sang, et pourquoi la France et d’autres pays sont entrainés vers leur perte.

        Ni des  » détails  » : aux EUA Trump ne pu RIEN faire car tous ses décrets furent bloqués par des juges. Et Biden signa dès le 1er jour de l’ordre de 50 décrets ! Aux EUA toujours, la fraude électorale met 50/50 les membres du Congrès, laissant les mains libres aux patrons des Administrations ( l’ Etat dit Profond ) tous membres du CFR.

        La LISTE des membres du CFR figure toujours dans les sites www. cfr mais leurs biographies ont été retirées récemment, et il faut passer par wiki pour réaliser que TOUS ont les plus hautes fonctions. Non élus, quasiment inamovibles, ces membres du CFR dirigent les EUA pour le compte des grands banquiers américains …

        Hors les EUA, TOUS les chefs d’état occidentaux ( et leurs proches ministres et autres collaborateurs ) sont des  » young global leaders  » du FEM : ils furent choisis par Schwab et ses boys. Cela n’a pas été improvisé, mais préparé de longue date : le FEM de Davos existe depuis 40 ans ! EM, Trudeau etc. reçoivent leurs ordres directement par mcKinsey…

        Je vous avais indiqué le livre Une Main Cachée Dirige aux éditions du Trident.

        Il y a aussi des livres américains.

        Et la revue Thenewamerican.com qui suit à la trace le CFR ( tapez cfr dans la fonction recherche ).

        Bonnes lectures, je ne doute pas que votre compréhension du monde global en sera éclairée.

        Merci pour vos articles.
        Et merci à Breiz Info.
        😊

  5. Le problème pour la France c’est que Macron a décidé, et bien sur sans concertation aucune, (comme à son habitude) de s’aligner sur la position d’Ursula V-D-L qui veut un conflit total avec les Russes. Cette position est carrément suicidaire, nous en payons déjà les lourdes conséquences. Le pragmatisme aurait voulu que l’on ne coupe pas tous les ponts avec Poutine et plutôt que d’attiser les tensions on cherche des solutions pour un cesser le feu et des négociations. Mais le pragmatisme, l’hôte de l’Elysée ne connait pas ce mot, l’intérêt supérieur de la nation il s’en fout. Ce qui compte pour lui c’est sa carrière et la trace qu’il veut laisser dans l’histoire. A la fin de son deuxième mandat (si malheureusement il s’achève) la France ne sera plus qu’un tas de ruines.

  6. Excellent article !!!! en france , en europe , il n’y a plus de « presse » , mais un outil du système , un outil de propagande ; Il est sûr que les amerlocks , les anglo-saxon judéo-protestants , pilotés par la city et wall street , les rosbifs qui ont pillé la planète depuis des siècles , supportent mal de trouver une opposition ; et celle d’aujourd’hui est très sérieuse et sera j’espère fatale à ce monde là , décadent et dégénéré .

  7. merci de nous faire lire autre chose que la propagande officielle (hormis les quelques mots anglais inutiles)

  8. Euh, pour la citation de de Gaulle, de mémoire ça n’est pas de lui, mais de Bossuet… Tout de même quelques crans au dessus. Mais il est vrai que de Gaulle avait l’habitude de piocher chez les uns et les autres.

  9. Bravo, Excellente analyse comme toutes les grandes périodes de notre humanité similaires à la chute de l’empire romain, si loin dans l’histoire, mais si proche dans la période actuelle. J’ajoute que l’occident vivant dans le luxe à crédit, sur le dos du monde en exploitant ou achetant les matière premières en dessous de leur prix, du difficile labeur de ceux qui les extraient. L’occident couvert de dettes de près de 260’000 milliards irremboursables et même beaucoup, plus compte tenu des approvisionnements actuels. Les USA contrôlent les marchés de l’or et vendent à terme sans couverture pour ne pas voir monter les cours. D’où l’inflation qui devrait avoisiner 25% dans les subsistances et plus de 60% à 240 % dans les énergies, une sorte de remise à l’heure des pendules. Déjà en 2008 nous étions sur un précipice dettes et surtout hors bilans bancaires des Usa touchant le dollars. Le tout laissant un trou financier de 16’000 milliards que l’on a reporté maintes et maintes fois. Aucuns pays ne voulant trouver une solution. Je vous parle en connaissance de cause dans les faits et causes de mon métier auprès d’autorités monétaires. Cet article est une Magnifique analyse de l’aventure économique actuelle dont la France n’a pas la capacité d’une quelconque analyse réelle sinon du show off pour aller nul part, menée par le bout du nez par les USA

  10. Comme dans toutes les guerres criminelles que l’empire du mal et du mensonge mène dans le monde entier, ses médias nous cachent les destructions civiles et les êtres innocents tués par ses bombes, au coeur des villes.

    Et aujourd’hui ses bombes sont également françaises : les projectiles de haute précision qui sont tirés par des canons français – les fameux canons automoteurs CAESAR.

    Au Donbass, ce sont des cibles civiles qui sont de plus en plus visées : immeubles, hotels, marchés, et des innocents meurent chaque jour.

    Vous ne verrez pas les images de ces crimes de guerre dans les medias français ou dans les réseaux américains. Par contre un journaliste diffuse ses vidéos ( censurées par YT ) dans sa chaine TELEGRAM qui n’est pas soumis à l’empire globaliste.

    Graham Philipps est un journaliste indépendant anglais, reporter international il couvrait les grandes compétitions dans le monde entier y compris à Kiev et à Moscou.

    Puis il a couvert les évènements du Maïdan à Kiev et à Odessa ( voir sa chaine YT***e , et finalement il fut interdit de travailler en Ukraine par le gouvernement de Kiev. Il se fixa finalement au Donbass parmi les Russophones tout en faisant son métier en Europe, en Asie centrale etc.

    Récemment le gouvernement anglais saisit ses comptes bancaires à Londres…

    Ne manquez pas de suivre Graham Phillips sur sa chaine YT, et dans sa chaine TELEGRAM qui ne pratique pas la censure :

    t.me/grahamwphillips

    Ouvrir un compte est très simple et ne vous prendra que quelques secondes. TELEGRAM ne vous obligera pas à accéder à vos fichiers, contrairement aux GAFA. Une fois saisi votre numéro de portable vous pourrez répondre  » non  » aux quelques demandes d’accès sans vous faire jeter : bienvenu dans un réseau social de liberté, and f**k the gafa ! 😊

    TELEGRAM serait également une solution pour Breiz Info. Enfin, c’est mon avis

    1. Telegram a été fondé par deux frères russes, Pavel et Nicolai Durov qui ont fuit la Russie car les alcolytes de poutine en 2014 voulaient les noms des manifestants ukrainiens et des opposants politiques russes. Finalement l’état russe s’est emparé de leur société de messaging VK. Pavel a du démissionner. Après avoir quitté la Russie, un pays où la liberté n’existe pas et où l’état a droit de vie ou de mort sur tous les citoyens, ils ont fondé TELEGRAM avec l’aide financière de trois société capital-risques californiennes, les mêmes qui ont financé les GAFA. Le siège social de Telegram change souvent de pays pour éviter les assignations. Pavel a au moins quatre nationalités. Tout est permis sur Télégram ? pas vraiment. Les comptes islamistes sont régulièrement fermés, les comptes terroristes et pédophiles aussi.

  11. A suivre une autre chaineTelegram, celle du Breton Erwan Castel. Il apporte quotidiennement des nouvelles du front, des nouvelles de Russie, et des réflexions philosophiques.
    https://t.me/s/ErwanKastel

    Un lecteur envisage ainsi une fin rapide de la guerre :  » Il est évident que l’armée russe va lancer une grande offensive. Parmi les paramètres il y a certes le général hiver qui doit rendre le terrain praticable tout en affaiblissant les Ukrotaniens. Le préalable au lancement de cette grande offensive sera d’avoir détruit 99% des capacités logistiques des Ukrainiens en coupant leurs lignes d’approvisionnement, puis de déclencher un black-out de toutes les communications et un brouillage des satellites de renseignement de l’OTAN. Alors commencera le bombardement terrestre massif avec les 10.000 canons et LRM + l’aviation sur toute la ligne de front, préparant l’attaque des 4.000 blindés au sols avec 500.000 soldats de la grande armée russe. Je plains les Ukrotaniens qui vont subir cet effroyable feu roulant d’artillerie et ce déferlement de chars dont l’objectif sera comme durant l’hiver 42-43 un vaste encerclement de 40% de l’armée ukrotanienne… Les restes de l’armée ukrainienne ne seront plus en capacité que de freiner la poussée dévastatrice russe.  »
    on n’est pas sur bfmtv !

  12. D’autres propos collent à la réalité, tels ceux de Erwan Castel qui est officier. Il rapporte une très importante déclaration de Poutine :

     » Déclarations de VVP concernant le conflit ukrainien :

    Le conflit se déroule de manière stable, il n’y a rien à redire sur ce sujet, l’armée russe est transparente sur les événements en cours.
    C’est la situation qui se dessinera sur le terrain qui imposera le menu des négociations qui devront finir par se tenir.

    Merkel a avoué que les accords de Minsk-2 ont été utilisés par l’occident pour tromper la Russie en gagnant du temps pour armer et former l’armée de Kiev. Cet aveu a fortement déplu à VVP, il comptait notamment sur Merkel comme future médiatrice et cela est donc maintenant hors de question.

    VVP regrette s’être fait berner par les accords de Minsk-2 et regrette de ne pas avoir attaqué le régime de Kiev plus tôt.

    VVP évoque un travail de révision de la doctrine nucléaire russe pour l’amener à une arme d’utilisation PRÉVENTIVE, notamment par les vecteurs nucléaires hypersoniques russes.
    https://t.me/boris_rozhin/72395

    ➡️ Ce sont des déclarations intéressantes et importantes, les plus pertinentes depuis le début du conflit, voire depuis 2014 ou 2000 voire depuis Staline…
    👉🏻 La Russie veut donc négocier sur la base de la situation militaire, elle ne veut donc pas envahir une grande partie du territoire.

    👉🏻 VVP avoue s’être fait rouler par les occidentaux via Minsk-2 et dit regretter de ne pas avoir attaqué plus tôt. Une déclaration qui coûte politiquement cher et montre un grand courage politique … Malheureusement, le laxisme demeure et le conflit va durer.

    👉🏻 Nous verrons si la pique nucléaire permet d’imposer une hystérie en occident, qui pourrait permettre d’imposer des négociations sur le modèle de la Crise de Cuba.  »

    Lorsqu’un réseau social ne censure pas, un homme qui est sur le terrain peut nous apporter des informations de première importance et qu’aucun gross média ne nous apportera.

    https://t.me/ErwanKastel/2346

Les commentaires sont fermés.

- Je soutiens BREIZH-INFO -

PARTAGEZ L'ARTICLE !

LES DERNIERS ARTICLES

ARTICLES LIÉS