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La délinquance est en hausse dans les villes françaises de moins de 20 000 habitants. Et ce, qu’il s’agisse des violences ou des cambriolages. Qu’en est-il pour les communes bretonnes ?
Quand la délinquance s’invite dans les petites villes
Bien qu’il soit communément admis qu’une saine concurrence puisse occasionner de l’émulation, il est des « performances » et des podiums dont on se passerait volontiers… Il en va ainsi du classement publié par le quotidien Le Figaro le 21 juin dernier, dans un article mettant à l’honneur les communes françaises de 5 000 à 20 000 habitants les plus touchées par la délinquance.
Pour y parvenir, le journal s’est appuyé sur les données du service statistique (SSMSI) du ministère de l’Intérieur. Un service qui a effectué la recension à travers la France de toutes les infractions relevées par la police et la gendarmerie selon leur lieu de commission, et non pas seulement en fonction du lieu où elles ont été signalées aux forces de l’ordre.
Aussi, pour dresser ce classement comprenant 1650 communes, Le Figaro a choisi de retenir deux critères. À savoir celui des coups et blessures volontaires, hors du cadre familial. Ce que l’on pourrait donc désigner comme étant la violence de voie publique. Et, d’autre part, pour évaluer les atteintes aux biens, le critère des cambriolages de logements dans leur ensemble. Détail intéressant, la publication indique que dans ce millier de communes passées au crible, résident environ 15 millions de personnes dans quelques 7,7 millions de logements.
Avant même d’entrer dans le détail des résultats de ce classement, il apparaît d’emblée que la délinquance frappe désormais dans tout l’Hexagone, y compris en zone rurale et dans les petites communes que l’on pensait jusqu’à présent préservées du phénomène.
Augmentations vertigineuses depuis 2016
En effet, dans ces villes de moins de 20 000 habitants, ce sont plus de 32 000 faits qui ont été enregistrés en 2022. Un nombre qui donne le vertige en comparaison des un peu plus de 23 000 faits recensés en 2016. Pour ne rien arranger, il faut préciser que cette hausse de 38 % des infractions ne tient évidemment compte que des faits ayant donné lieu à une plainte transmise à la justice…
Ces communes françaises de taille modeste ont ainsi vu passer le taux d’agressions de 1,72 fait pour 1000 habitants en 2016 à 2,32 faits pour 1000 habitants en 2022. Une hausse continue qui n’aurait été contrariée qu’en 2020, au plus fort de la crise sanitaire, avant que les violences ne repartent de plus belle.
Côté classement, la commune de Rungis, dans le Val-de-Marne, avec 5 600 habitants, est en tête du top 10 des petites villes les plus exposées à ces coups et blessures volontaires dans l’espace public ou à l’école avec ses 14 faits pour 1 000 habitants. Vient ensuite la commune du Cateau-Cambrésis, dans le département du Nord, avec 11,3 faits pour 1 000 habitants. Soit une hausse de… +293,7 % depuis 2016 ! Enfin, Marmande, commune du très rural département du Lot-et-Garonne, vient compléter le podium.
Située également dans une zone apparaissant comme très reculée, la ville de Guéret, dans la Creuse, comptant 13 000 habitants, apparaît en huitième position avec une hausse du nombre de coups et blessures volontaires de 200 % entre 2016 et 2022.
Élément récurrent, il apparaît que plusieurs communes des départements de l’Hérault, du Pas-de-Calais et du Nord figurent dans les premières places de ce classement.
Nombre de coups et blessures volontaires en 2022. Source : le Figaro
Quant aux cambriolages, c’est la commune de Sarrians (Vaucluse) qui décroche la médaille d’or avec 23,8 faits pour 1000 habitants, en hausse de 154 % depuis 2016. Devant Noyelles-sous-Lens, dans le Pas-de-Calais. On relèvera également la 4e place de la commune du Vésinet, dans les Yvelines, réputée pour abriter de nombreux ménages CSP+ de l’Ouest parisien.
Nombre de cambriolages de logements en 2022. Source : le Figaro
Délinquance : quels résultats pour la Bretagne ?
Enfin, qu’en est-il pour les petites villes bretonnes en ce qui concerne cette propagation de la délinquance ? Pour ce qui est des coups et blessures volontaires, Guingamp, avec sa 25e place, apparaît comme la ville la plus violente de Bretagne. La commune du Trégor a ainsi enregistré une augmentation de 102 % du nombre de coups et blessures volontaires hors famille entre 2016 et 2022.
Il faut ensuite descendre jusqu’à la 75e place et la commune de Châteaubriant, en Loire-Atlantique, pour retrouver la trace de la deuxième ville bretonne de ce classement, avec cinq faits recensés pour 1 000 habitants en 2022 (+34,5 % par rapport à 2016).
À l’inverse, la commune de Fouesnant, dans le Sud Finistère, apparaît comme la ville la plus tranquille des 1650 passées au crible, avec seulement cinq faits de violences de voie publique recensés en 2022, soit 0,5 pour 1000 habitants. Toujours dans le Finistère, Plouzané arrive en troisième position pour sa quiétude.
Un classement de la tranquillité où les communes de Saint-Julien-de-Concelles (Loire-Atlantique) et de Séné (Morbihan) arrivent ensuite respectivement en 13e et 14e position.
Du point de vue des cambriolages, la commune de Héric, en Loire-Atlantique, fait pâle figure puisqu’elle est troisième au classement du nombre de cambriolages de logements en 2022 avec 22,9 faits pour 1000 habitants. Soit une explosion de + 197 % ! Viennent ensuite La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique) en 39e position, Acigné (Ille-et-Vilaine) en 40e position et Châteaubourg (Ille-et-Vilaine) en 45e position.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “Insécurité. La réalité d’une délinquance en hausse dans les petites villes, y compris en Bretagne”
Un système d’alarme branche surtout la nuit, une carabine ou un fusil de chasse à portée, n’appelez pas la gendarmerie si intrusion, un trou dans un champ ou une décharge publique pour le « visiteur » (si vous n’avez pas de champ à portée jamais votre jardin restons Ecolo). Sinon vous irez en prison pour homicide telle est la loi ! Evidement j’affabule mais je pense au train ou nous allons aller mes propos ne sont pas recommandable et contraire à l’état de droit inadapté à notre époque mais déjà pratiqués. Merci de ne pas être censuré.
….mais tu n’est plus tres loin de la realité …..et comme on dit meme avec toutes les consequences que ça entraine j’en connait beaucoup qui prefereront faire le boucher que le veau….!
une pub « bienpensante » à la télé montre un couple mari noir, femme oie blanche et 2 enfants métis et un cambrioleur vieux et blanc , bien sur la réalité!