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Des membres de l’UDA South East Antrim (SEA), une des organisations paramilitaires les plus puissantes d’Irlande du Nord, liée aujourd’hui essentiellement au trafic de drogue, aurait entamé des pourparlers avec des représentants du gouvernement en vue d’abandonner la criminalité.
En contrepartie, le gang terroriste – considéré par la police comme le plus grand cartel de trafiquants de drogue d’Irlande du Nord – verrait les groupes communautaires (les groupes unionistes et loyalistes) qu’il soutient, bénéficier de millions de livres sterling de financement public pour l’aider à « opérer une transition ».
Ces révélations évoquées par le Belfast Telegraph arrivent alors que l’organisation, qui compte environ 2 500 membres, est en proie à de profonds troubles. Son dirigeant de longue date, Gary Fisher, a été contraint de démissionner après avoir été victime d’une crise cardiaque qui l’a profondément marqué, et après la saisie par la National Crime Agency (NCA) d’une maison de vacances cachée. Son remplaçant, un loyaliste du quartier de Ballyduff, à Newtownabbey, a du mal à empêcher l’éclatement du groupe, car il ne jouit pas du même respect de la part de ses membres.
Cela s’est vérifié le week-end dernier, lorsque des tensions ont éclaté lors d’une commémoration. Il y a huit jours, des centaines de loyalistes se sont rassemblés dans le quartier de Rathcoole pour regarder les Cloughfern Young Conquerors (CYC), un groupe de musiciens, défiler dans les rues. C’était le 50e anniversaire de la formation du groupe de flûtes Blood and Thunder, dont les anciens membres comprennent John « Grugg » Gregg, l’ancien « brigadier » de l’UDA qui a été assassiné au cours d’une querelle interne il y a 20 ans. Ce dernier était pourtant considéré comme un héros par les loyalistes car ayant été emprisonné pour avoir tenté d’assassiner l’ancien dirigeant du Sinn Fein, Gerry Adams, lors d’une attaque à l’arme à feu en 1984.
Les membres de l’UDA South East Antrim se sont ensuite, après le défilé de la CYC, rendus dans un pub pour un hommage à leur camarade. Un proche collaborateur de Gregg a été invité à prononcer quelques mots en sa mémoire. Mais au lieu de faire l’éloge de l’UDA South East Antrim, l’orateur s’est lancé dans une attaque verbale contre la bande criminelle. Il a ainsi indiqué que Gregg « se retournerait dans sa tombe » s’il pouvait voir l’organisation aujourd’hui, la qualifiant de rien d’autre qu’une bande de trafiquants de drogue se faisant passer pour des loyalistes qui ont jeté l’opprobre et le déshonneur sur son nom. Le microphone a été retiré à la hâte à l’associé de Gregg, qui a reçu l’ordre de quitter le club avec un membre de sa famille.
L’incident a mis en évidence les fractures qui s’aggravent dans les milieux loyalistes. D’un côté, on trouve des plus jeunes qui se lancent dans le trafic de drogue et qui contrôlent le gang paramilitaire aujourd’hui, sans avoir la moindre ossature idéologique ou politique, de l’autre, les plus anciens qui soutiennent une stratégie de transition qui verrait l’organisation abandonner la criminalité.
C’est ce dernier groupe qui a fait appel à des médiateurs pour sonder les agences gouvernementales sur la perspective d’un financement public des projets communautaires qui les aideraient dans cette voie. Ces derniers jours, ils ont insisté pour que le proche collaborateur de John Gregg – dont le discours du week-end a publiquement dénoncé la criminalité de l’UDA – ne soit pas puni pour avoir « dit la vérité ». Les membres du gang qui vendent de la drogue ont demandé que des mesures soient en effet prises à l’encontre de cette personne.
Selon nos sources sur place, beaucoup au sein même de l’UDA et dans la mouvance loyaliste sont exaspérés de l’emprise, de la terreur que font régner les barons de la drogue et leurs petites mains. Et surtout de l’image que ces individus drapés des étendards loyalistes donnent de la communauté.
Rien qu’au cours des 18 derniers mois, la police spécialisée dans la lutte contre le trafic de drogue a saisi plus d’un million de livres sterling de cocaïne et de cannabis liée à l’organisation paramilitaire, et a emprisonné plusieurs de ses principaux trafiquants de drogue.
D’ici à la fin de 2024, les autorités nord irlandaises auront dépensé 24 millions de livres sterling de l’argent des contribuables pour des projets de lutte contre le paramilitarisme dans les régions d’Irlande du Nord ravagées par les gangs loyalistes et républicains. Une part importante de l’argent a été consacrée à des projets impliquant d’anciens détenus et visant à éloigner les groupes armés de la criminalité. Bien que nombre de ces programmes soient suivis d’effets, des critiques ont été émises sur le fait que cela enrichit parfois également les organisations paramilitaires qui en font un usage parfois détourné.
Crédit photos : Breizh-info.com (TDR)
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4 réponses à “L’UDA South East Antrim, l’une des plus puissantes organisations paramilitaires d’Irlande du Nord, en crise et en discussion avec les autorités ?”
Qui peut y croire ?
L’ antagonisme ne va pas disparaître.
La croix a six branches à été récupérer par le judaïsme. Elle n’est pas exclusive. Elle existe sur nombre de frontons d’églises chrétiennes. Un exemple important est l’église de Santa Croche à Florance (La Sainte Croix). La question que je pose: Qu’elle est la raison du choix de ce symbole par UDA South East Antrim?
a été récupérée………….Florence……..
Le terme Paramilitaire qui devrait être Mafia me parait ambigu. Avez-vous une explication?