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Face aux problèmes d’érosion du littoral rencontrés en différents endroits sur les côtes françaises, certaines entreprises ne restent pas les bras croisés.
Depuis quelques jours, une société basée à Perpignan fait parler d’elle dans la presse après avoir mis au point des récifs artificiels en 3D pour lutter contre le recul du trait de côte.
Avec pour objectif de réduire d’environ 35 % l’effet de la houle, ces récifs ont donc la particularité d’être réalisés à partir d’une impression en 3D par l’entreprise perpignanaise 3D Concrete.

Récifs artificiels en béton. Source : France bleu Roussillon
L’activité principale de cette dernière étant l’impression 3D béton à grande échelle, elle a été sollicitée par la start-up Lineup Ocean basée dans l’Hérault. Une start-up qui est à l’origine de ce projet « Surfreef », après avoir remporté l’appel à projets Avenir Littoral.
Si le mot « Surfreef » est susceptible de faire penser à un célèbre sport de glisse, il s’agit en réalité d’un acronyme pour « Solution bio-inspirée multi-Usages de Résilience Face au Risque d’Érosion côtière et de dégradation Écologique des petits Fonds côtiers ».
Selon Robin Alauze, fondateur et dirigeant de Lineup Ocean cité par le quotidien le Parisien, « la nature a besoin de petites vagues pour reconstruire son littoral après une grosse tempête, l’objectif n’est donc pas de les faire disparaître mais de les réduire pour faciliter le réensablement naturel des plages et diminuer le niveau de submersion marine ».
Mais ces récifs artificiels n’ont pas seulement vocation à atténuer la houle : ils doivent également permettre au milieu marin de s’y installer.

Source : pyreneesfm.com
Sur le plan technique, la société 3D Concrete aura mis 10h30 à imprimer les deux premiers modules. Dont la forme est notamment inspirée des mangroves. Une impression réalisée à partir d’un « béton bas carbone », précise Benjamin Boulenc, l’un des dirigeants de 3D Concrete. Pour y parvenir, l’entreprise a utilisé un procédé nécessitant moins d’eau et de ciment tandis que de la poudre de coquilles d’huîtres prend de plus en plus le pas sur le sable. Côté budget, un récif artificiel d’un volume de 8 m3 coûte environ 20 000 €.
Cependant, la facture pourrait vite s’envoler si les collectivités veulent protéger efficacement certaines portions du littoral. Au journal francilien, Robin Alauze a par exemple confié que « le déploiement d’un site pilote, sur une centaine de mètres linéaire, représente, hors études et installations, entre 600 000 euros et 1 million d’euros d’investissement ».
Sur la côte méditerranéenne, ces récifs artificiels suscitent de l’intérêt. C’est notamment le cas du parc naturel marin du Golfe du Lion, où ces prototypes en béton vont être immergés d’ici la fin de l’année 2024 au large d’une plage de Palavas-les-Flots (Hérault). Nul doute que cette installation devrait faire des émules sur le reste du littoral français si son efficacité est au rendez-vous. Restera alors aux élus locaux des communes concernées à trouver les financements nécessaires…
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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Une réponse à “Innovation. Des récifs artificiels en 3D, solution face à l’érosion du littoral ?”
Si vous faites un tour entre Saint Guénolé (Sant Nola pour faire plaisir à quelques amis) et longez la côte de Trégennec jusqu’à hauteur de Pouldreucic tous les blockhaus se trouvent aujourd’hui à 300 m de la dune au milieu des vagues. Tréguennec, ma soeur aînée m’a compté une anecdote bien de chez nous qui plairait à Bernard que je raconterai bien volontiers en français afin que nul ne l’ignore. Et bien autres choses où l’au-delà surgit. Souvenirs d’un enfant du siècle qui n’est pas Musset.