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Dans la Manche, l’érosion du littoral n’est plus une menace lointaine. Dunes fragilisées, maisons démolies et secteurs placés sous surveillance : sur plusieurs portions du Cotentin, le recul du trait de côte est désormais visible. Selon le Département, 35 % du littoral manchois est aujourd’hui en érosion. Face à cette évolution, les collectivités renforcent leurs outils d’observation, tandis que des associations réclament des décisions plus rapides.
Le littoral déjà profondément transformé
Avec plus de 674 kilomètres de littoral, constitué à 72 % de côtes d’accumulation (sable, vases ou galets), la Manche est particulièrement exposée aux risques côtiers. À Saint-Germain-sur-Ay, la « maison rose », construite en 1963 à une soixantaine de mètres du rivage, n’était plus qu’à six mètres du bord de la dune en 2020. Elle a été démolie au début de 2025 pour des raisons de sécurité.
D’autres secteurs illustrent la même fragilité. À Saint-Jean-le-Thomas, le recul maximal atteint 370 mètres depuis 1947. Le Département recense aussi 36 000 hectares de zones basses situées sous l’actuel niveau marin centennal.
Le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) estime que 309 logements pourraient être menacés en 2050 dans la Manche. Dans un scénario d’inaction, ce nombre atteindrait 18 750 en 2100. Ces chiffres restent des ordres de grandeur, dépendants des tempêtes, des choix d’aménagement et du maintien des ouvrages de protection.
Observer, protéger et parfois relocaliser
Le Département et l’État ont officialisé en juin 2026 la création d’un observatoire du trait de côte manchois, dont la mise en œuvre doit se poursuivre jusqu’à la fin de 2029. Son objectif est de mieux suivre les mouvements du littoral et d’aider les collectivités à adapter leurs réponses.
Selon les secteurs, celles-ci pourront passer par la restauration des dunes, des ouvrages de protection, une gestion souple du rivage ou la relocalisation de certains biens et équipements. Les enrochements peuvent stabiliser un point précis, mais aussi reporter l’érosion vers les zones voisines. Les pouvoirs publics devront donc choisir les secteurs à défendre durablement et ceux où une recomposition spatiale devra être envisagée.
L’Association de défense du trait de côte du Cotentin refuse, elle, l’attentisme. Elle demande une simplification des procédures et des autorisations plus rapides pour les ouvrages de protection. Pour l’association, l’État ne peut rappeler aux élus leurs responsabilités en matière de prévention tout en maintenant des démarches jugées excessivement longues.
Dans la Manche, le débat ne porte plus sur l’existence du phénomène, mais sur la capacité des pouvoirs publics à anticiper, protéger ce qui peut l’être et accompagner les territoires les plus exposés.
Crédit photo : capture YouTube (photo d’illustration)
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5 réponses à “Érosion dans la Manche : protéger ou subir”
Mouais mais la volonté n’y est pas.
J’habite dans la manche, suis entouré de falaises qui se dégradent, des maisons s’effondrent, au nom de la « protection de l’environnement » rien n’est fait bien que toutes les solutions techniques non invasives existent.
Rochers et brise lames au pied de falaise, végétalisation des surfaces, maillage etc…
Il n’y a pas seulement une non volonté, il y a surtout et avant tout une grosse volonté de laisser faire.
Que fait l’Etat? Ah c’est vrai il s’occupe de la Coalition des Jupîtaires pour l’Ukraine avec le pote Merz el Kébir…et de l’arrivée de 250.000 égorgeurs violeurs supplémentaires d’Algérie, la DZ Mafia applaudit Macaron.
Je pensais que c’était plus au nord dans le ventre mou Carentan (est) Surtainville (ouest) où cela souffle…à décoiffer les chanoines de Coutances la belle!
Bon je constate que le commun des mortels de Breizh Info ne sait pas où est la Manche!!! Pauvres Français franchouillards. J’y ai un modeste logis normand…hérité d’une tante hors d’âge que j’ai cédé à Miss de Caligny…à cause des frais divers de sucessession…Ras le bol de la république!
Oh là là Raymond, mais ne confondez pas tout svp, arrêtez le cognac le matin par pitié.