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Les tensions sociales s’intensifient au sein de la régie d’eau de Golfe du Morbihan – Vannes Agglomération (GMVa). Après des années de revendications ignorées, les agents de la régie organisent un débrayage ce mercredi 19 mars 2025, entre 11h et 12h, devant le siège de GMVa à Vannes. Ce mouvement, soutenu par le syndicat Force Ouvrière, vise à dénoncer la détérioration des conditions de travail et l’absence de réponse de l’administration face aux multiples alertes lancées par les employés.
Un conflit social qui dure depuis 2020
Le mécontentement des agents de la régie d’eau ne date pas d’hier. Depuis 2020, ils dénoncent une dégradation continue de leurs conditions de travail et un manque total de prise en compte de leurs revendications. Trois droits d’alerte sur les Risques Psycho Sociaux (RPS) ont été déposés ces dernières années, sans qu’aucune action concrète ne soit mise en place pour remédier à la situation.
En novembre 2024, un Comité de Pilotage avait pourtant affirmé une amélioration des conditions de travail, une déclaration en totale contradiction avec le ressenti des employés. Un questionnaire interne réalisé par Force Ouvrière en décembre 2024 a d’ailleurs révélé des conditions de travail jugées alarmantes. Face à cette situation, un tract de revendications a été diffusé le 15 janvier 2025, suivi d’un courrier adressé au Président de GMVa début février. Ce dernier étant resté sans réponse, un préavis de grève a été déposé le 25 février, là encore sans réaction de l’administration.
Des revendications légitimes et une administration muette
Les agents de la régie d’eau de GMVa exigent :
- Une harmonisation des conditions de travail et de rémunération entre agents publics et privés.
- Une reconnaissance de l’ancienneté et des qualifications professionnelles, aujourd’hui négligées.
- Une revalorisation des astreintes, qui n’ont pas été revues depuis plusieurs années.
- Le respect du cadre légal en matière de statut, de mutuelle et de négociations obligatoires.
- La mise en place d’une convention collective adaptée, prenant en compte les spécificités des régies ayant une simple autonomie financière.
Malgré ces demandes claires et structurées, l’administration persiste dans son mutisme, aggravant le sentiment de mépris ressenti par les agents.
Un service public menacé par l’absence de dialogue social
Les agents rappellent que leur mobilisation n’a pas uniquement pour but l’amélioration de leurs conditions de travail, mais aussi la préservation d’un service public de l’eau de qualité. En première ligne pour assurer l’accès à l’eau potable et le bon fonctionnement des infrastructures, ils estiment que leur mission mérite une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.
Le syndicat Force Ouvrière, qui soutient activement cette mobilisation, appelle l’administration de GMVa à assumer enfin ses responsabilités en engageant un dialogue social constructif. Une absence de réaction prolongée pourrait entraîner une intensification du mouvement et des perturbations accrues pour les usagers.
Pour l’heure, les agents maintiennent leur débrayage symbolique ce mercredi 19 mars, mais leur détermination ne faiblit pas. Si GMVa persiste dans son inaction, il est fort probable que ce mouvement ne soit que le début d’une contestation plus large et plus dure.
Crédit photo : DR
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