La mobilisation contre le projet d’éolien flottant en Bretagne sud a franchi un nouveau cap vendredi 2 janvier à Saint-Pierre-Quiberon. Près de 300 personnes se sont réunies au centre culturel de la commune à l’appel des Gardiens du Large, lors d’une conférence-débat consacrée aux conséquences du projet dit « Bretagne-Sud ». Une réunion marquée par la convergence des inquiétudes environnementales, économiques, culturelles et identitaires autour de l’avenir du littoral breton.
Ouverte par la maire de Saint-Pierre-Quiberon, aux côtés d’élus de Quiberon et de Houat, la soirée a permis aux organisateurs de rappeler leur position : l’association ne se dit pas opposée par principe à l’éolien, mais conteste fermement le développement d’énergies industrielles intermittentes en mer. Selon eux, la transformation de l’espace maritime en zone industrielle constitue une rupture profonde avec l’histoire et la vocation du territoire, façonné depuis des millénaires par un rapport direct et vivant à la mer.
Les critiques portent d’abord sur l’impact paysager. Les intervenants ont dénoncé une « défiguration » annoncée de l’horizon maritime, symbole fort de l’identité locale. À leurs yeux, les futures structures ne représenteraient pas un progrès, mais l’effacement d’un patrimoine naturel et culturel transmis de génération en génération, depuis les mégalithes jusqu’aux communautés maritimes contemporaines.
Au-delà du paysage, la mer elle-même est au cœur des préoccupations. Fonds marins, écosystèmes, biodiversité et pêche artisanale sont jugés directement menacés par l’ancrage des éoliennes, le déploiement des câbles et les nuisances sonores sous-marines. Les pêcheurs côtiers, déjà fragilisés, pourraient voir leurs zones de travail durablement perturbées, avec des conséquences économiques et sociales majeures pour les ports du secteur.
La question énergétique a également occupé une place centrale dans les échanges. Les Gardiens du Large ont rappelé que la production électrique française repose déjà sur un mix largement décarboné, dominé par le nucléaire et l’hydraulique. Dans ce contexte, l’apport de nouvelles capacités intermittentes serait, selon eux, sans bénéfice climatique réel, tout en compliquant l’équilibre du réseau électrique. Le risque de déséquilibre, voire de coupures, est désormais présenté comme une donnée banalisée du système.
Le coût du projet a suscité de vives critiques. Les opposants dénoncent des investissements massifs d’argent public au profit d’acteurs financiers étrangers, dans un contexte de subventions élevées et de retombées locales jugées faibles. L’exemple de l’usine dite « Bretagne Sud », subventionnée en grande partie par des fonds publics, a été cité comme symbole d’un modèle économique considéré comme déséquilibré et appauvrissant pour la France.
À ces arguments s’ajoutent désormais des doutes sur la viabilité industrielle de la technologie flottante elle-même. Jugée immature, coûteuse et techniquement incertaine en milieu marin profond, elle ferait l’objet de réévaluations jusque dans des scénarios officiels récents, liés à la faiblesse structurelle de la consommation électrique. Les fragilités financières du promoteur allemand BayWa r.e. renforcent également les interrogations autour de la poursuite du projet.
Lors de la réunion, un message du maire de Quiberon, lu par son adjoint, a donné une tonalité politique claire à la contestation. L’élu y a défendu une vision de la mer comme bien commun, indissociable de l’identité locale, et dénoncé une transition énergétique « mal pensée », éloignée des réalités du terrain. Il a insisté sur la nécessité de concilier écologie, cohérence économique et respect des territoires, refusant que la protection de l’environnement serve de justification à ce qu’il considère comme une fuite en avant technocratique.
Les opposants au projet entendent désormais élargir le front de la contestation. Des recours juridiques sont engagés avec plusieurs organisations partenaires, tandis que de nouveaux acteurs institutionnels rejoignent progressivement le mouvement. Un rassemblement public, annoncé pour le mois de février à l’initiative de communes opposées au projet, pourrait constituer la prochaine étape visible de cette mobilisation.
Pour les Gardiens du Large, l’objectif demeure inchangé : obtenir l’abandon pur et simple du projet éolien flottant Bretagne-Sud. Une bataille qui, au fil des mois, dépasse le seul cadre énergétique pour poser une question plus large : celle du rapport entre décisions technocratiques, souveraineté locale et avenir des territoires maritimes bretons.
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4 réponses à “Éolien en Bretagne sud : à Saint-Pierre-Quiberon, la contestation s’organise contre le projet flottant”
Devant les résistances de plus en plus forte des populations terrestres face a l’implantation d’éoliennes sur leur territoire; les société d’éoliennes en majorité étrangère essaient d’installer leurs horreurs en mer , milieux déjà atteints par l’activité humaine, que ce soit la pêche industriel (Pays-bas, Suède….) ou bien les reliquats des différents conflits.
Les écologistes qui en temps normale défendent la nature bec et ongles sont au contraire pour l’implantation de ces grands moulins a vents qui ont le sait suite a des études poussées, perturbent l’aérologie des lieux ou elles sont implanté sur des kilomètres.
Stop aux éoliennes , stop aux panneaux solaire qui l’un comme l’autre sont dépendant des conditions climatique pour produire.
On a déjà droit à ces affreuses éoliennes un peu partout sur notre sol breton, on ne va pas en plus se les coltiner en mer!
Une grosse €scroquerie énergétique. Les éoliennes sont OBLIGATOIREMENT COUPLÉES aux centrales thermiques charbon-gaz-fioul pour la stabilité et l’équilibre du réseau, à cause des fluctuations du vent qui n’est jamais constant. Derrière l’éolien (et le photovoltaïque) se cache la forêt fossile.
Pour 1 Mégawatt éolien installé il faut 1 Mégawatt thermique en soutien pour les jours de vent faible, de vent violent ou d’absence de vent. Niveau réduction des émissions carbone c’est du foutage de gueule. Dès 2013, le magazine allemand Der Spiegel écrivait déjà : « les éoliennes sont des tueuses du climat et n’ont pas permis d’économiser un seul gramme de charbon ».
Mais savez-vous pourquoi on continue d’installer des éoliennes ?
– Parce que l’Allemagne a sous ses pieds de très grosses quantités de charbon
– Parce que des idéologues verts ont décrété que le nucléaire tue
– Parce que les Allemands fabriquent et nous vendent des éoliennes (Nordex, Siemens, Enercon, Vestas – Parce que, tout simplement, le Pognon ça sent bon !
Quand est-ce que l’on arrêtera d’avoir des projets destructeurs ?
Arrêtons de détruire la nature !