En France, l’excision était jusque-là des récits terrifiants, des chiffres alarmants et un film – Fleur du désert – dont il faut plusieurs jours pour se remettre. Mais ces dernières semaines, les images aussi terrifiantes que révoltantes d’une petite fille excisée par trois femmes dans une bassine ont fait le tour des réseaux et sidéré plus d’un internaute.
Une coutume « barbare » qui perdure
La réalité de l’excision en Afrique dépasse le simple concept de coutume. C’est un acte de violence physique extrême infligé à des enfants, par des personnes de confiance. Dans les faits, les fillettes sont immobilisées de force au sol par plusieurs adultes. L’ablation du clitoris et des petites lèvres se fait le plus souvent sans aucune anesthésie. Les praticiennes utilisent des outils rudimentaires et non stérilisés comme des lames de rasoir, des couteaux de cuisine, des morceaux de verre pilé, des coquillage. Sans parler des conditions hygiéniques.
Cette mutilation provoque immédiatement une douleur atroce et un choc traumatique profond. Les risques mortels sont immédiats. De nombreuses filles succombent à des hémorragies massives ou à des infections foudroyantes comme le tétanos et le VIH, transmis par l’usage d’outils partagés. À long terme, les survivantes subissent des douleurs chroniques lors des mictions, des menstruations bloquées par les cicatrices, et des déchirures dramatiques lors des accouchements qui mettent en péril leur vie et celle de leur bébé. Sans parler des rapports sexuels qui peuvent être réduits à de douloureux supplices.
La pression sociale reste pourtant implacable. Une femme non coupée est rejetée, insultée et jugée impure, ce qui pousse les mères à infliger à leurs propres filles ce calvaire indicible qu’elles ont elles-mêmes subi.
Excision clandestine en France
En France, cette violence n’a pas disparu ; elle s’est importée et s’exécute dans l’ombre. Le crime se commet soit de manière clandestine dans des appartements en banlieue, soit lors de vacances scolaires dans le pays d’origine. De plus en plus de mères d’origine africaine ou nord-africaine craignent ce retour au pays et alertent sur les réseaux sociaux en conseillant de ne jamais laisser les filles sans surveillance, même pour un court instant, avec les membres de l’entourage familial. Des témoignages font état d’enfants ou d’adolescentes emmenées de force par des proches pour subir ces mutilations génitales. Le corps médical de l’Hexagone est régulièrement confronté à la découverte de ces sexes mutilés lors d’examens scolaires ou de consultations gynécologiques.
L’État français se vante d’avoir l’une des législations les plus sévères au monde. Sa justice rejette fermement toute excuse culturelle en qualifiant l’excision de violence grave ayant entraîné une mutilation permanente sur mineure, un crime passible de 20 ans de réclusion. De plus, le principe d’extraterritorialité permet de poursuivre les coupables même si l’acte a été commis hors des frontières nationales.
(In)justice et antiracisme
Mais comme toujours avec la justice française, la réalité est tout autre : l‘application concrète de ces lois révèle un décalage flagrant avec les discours officiels. Et un certain antiracisme pourrait ne pas être innocent.
En effet, après s’être illustrée par une grande fermeté à travers plusieurs procès d’assises retentissants dans les années 1980 et 1990, l’institution judiciaire a relâché sa vigilance. Les procédures se sont taries au tournant des années 2000. Après 2012, les tribunaux français n’ont d’ailleurs prononcé aucune condamnation pour mutilation génitale pendant près d’une décennie. Aucune. Une telle absence de verdicts ne peut s’expliquer par la seule omerta des diasporas ou par un simple manque de signalements, soulevant des interrogations sur la réelle volonté politique de traquer ce crime.
Certains critiques et militants de la protection de l’enfance dénoncent les dérives d’une forme d’antiracisme institutionnel. La crainte d’être accusé de racisme ou de stigmatiser des communautés spécifiques paralyse des professionnels de la santé, de l’éducation et du travail social, les incitant à la réticence face à des signaux d’alerte. En privilégiant le relativisme culturel ou le politiquement correct par peur de la polémique, cette approche a créé une forme de complaisance involontaire. Ce recul de la vigilance est ainsi pointé du doigt comme un dommage direct qui laisse des mineures sans protection face à des violences criminelles, reléguant l’intégrité physique de ces fillettes au second plan pour préserver une forme de paix sociale (qui n’existe pas).
On le voit, la contre-productive religion de l’antiracisme fait des victimes partout, dans toutes les communautés. Il est temps d’ouvrir les yeux, d’en finir avec le relativisme culturel et d’exposer ces faits au grand jour. Sans peur et sans compromis. Pour que cette abomination, insensée, absurde, sexiste cesse enfin.
Audrey D’Aguanno
Photo d’illustration : capture d’écran @Tabara Toure
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14 réponses à “Excision : les images glaçantes d’une réalité africaine qui traverse les frontières”
Quelles belles traditions dans ces pays de merde ! Ces bonnes-femmes devraient aussi couper les couilles aux bonhommes! Encore un coup d’Allah sans doute. Quelle belle religion !
Comment peut-on fermer les yeux sur des horreurs pareilles 😡? Et le merluchon, lui non plus on l’entend pas là ?
l’excision , c’est le poids d’une tradition ancestrale défendue le plus souvent par des femmes ayant subi cette mutilation.
On nous demande de pleurer sur un truc pratiqué par des étrangers. Ben non, en fait.
Les invasions barbares en France ont débuté au 5ème siècle, et il semblerait que ça continue !
Il y a aussi le célèbre film d’Ousmane Sembene.
https://www.lemonde.fr/archives/article/2004/05/17/moolaade-contre-l-excision-la-tragedie-d-une-antigone-de-la-brousse_365183_1819218.html?srsltid=AfmBOopfktaNgZaiD_nGQ-IQLschvN3T_Fjt3TZ-mVjXl00U3xLvqV3Z
Cela dit, cette triste coutume n’a rien à voir avec l’islam qui certes ne l’a jamais combattue
Cela fait parti de leur tradition.
Cela ne nous concerne pas.
Avec un qi entre 55 et 85 nous devons juste comprendre que si on importe l afrique on devient l afrique.
Qu il reste chez eux et vous verrez ca ce passera bien.
Ce sont des creatures gregaires impossible d evolution nous ne pouvons rien pour elles.
Le Mordor et ses Orques doivent etre considérés comme une deuxieme humanité…un autre monde.
Imagine t on ce qui se passerait en justice si des Blancs Faisaient ça en France ? Et les Africains ne risquent rien ? Quelle honteuse lâcheté !
Bonjour,
Et l’excision éthique ? Où en est-on ? Car la plupart des commentateurs qui critiquent l’excision trouvent probablement normal que des mères tuent des enfants dans leur ventre. Il faut y reconnaître à quel point la sexualité est sacrée chez nous, et la vie ne l’est point. Avant de juger les peuplées lointaines, faites déjà le ménage dans votre famille.
Cordialement.
M.D
Facile: on enlève la nationalité et tous les droits liés à la présence sur le sol français aux parents responsables. Pas à l’enfant qui n’est pas responsable. Vérification par les médecins scolaires. dénonciation obligatoire..
Et la Sainte (paraît-il) Eglise du nabot de Galilée elle disait quoi? Croissez et multipliez donc coupables! Ils se civilisent ou ils disparaissent!
Bien dit, Durandal.
Cela n’enlève rien à l’horreur de l’excision, comme la circoncision, il existe plein de vidéos regardez simplement.
Mais ce sont des moeurs étrangères et tribales. Chez nous, c’est la licence absolue des moeurs, le droit de faire tout ce qu’on veut au nom de notre liberté sans devoirs.
Autant, beaucoup auraient peut-être accepté de se rapprocher d’une grande civilisation comme la nôtre si elle était demeurée ce qu’elle était, autant l’état de décadence que nous montrons ne doit faire envie à personne. Alors, ils restent dans leurs moeurs tribales et nous regardent nous détruire.
Mais ce sont eux qui ont un problème et pas nous, n’est-ce pas, avec nos QI élevés.
Et que penser des peuples psychopathes qui se charcutent le
zizi ?
A Fred
« les peuples psychopathes qui se trafiquent le zizi » vous évoquez sans doute la circoncision dont vous faites le parallèle avec l’excision à tort puisque ces interventions n’ont rien en commun. L’excision concerne l’ablation d’un organe (le clitoris) ainsi que celle des petites lèvres, suivies ou pas d’une « infibulation » (fermeture par couture) des grandes lèvres, ne laissant qu’un petit passage pour la miction et les futures règles. On peut imaginer l’immense souffrance de l’enfant pendant cet acte barbare, celle des jours et semaines qui suivent, puis lors de sa vie maritale et lors de ses accouchements. Une vie gâchée par une constante douleur voulue par sa propre mère. Cette coutume exigée par des hommes dans le but de les priver du plaisir sexuel !