Nouvelle matinée de chaos ce mercredi 9 septembre à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Dans le quartier de la Bouletterie, point de deal bien connu des forces de l’ordre, des tirs de mortiers d’artifice ont retenti pendant une bonne partie de la journée — des détonations entendues du parc paysager à Saint-Marc-sur-Mer en passant par Kerlédé. Bilan : une voiture de particulier incendiée au pied d’un immeuble de l’allée Barbara, un véhicule de la police municipale touché, et les élèves du collège voisin Albert-Vinçon confinés dans leur établissement.
Tout démarre peu après 11 h 30, quand les policiers sont alertés pour des incidents dans le quartier. À leur arrivée, ils sont pris pour cible par des tirs de mortier — certains visant un véhicule de la police municipale, légèrement endommagé. Une autre voiture s’embrase au 23 allée Barbara : 8 sapeurs-pompiers et 2 engins interviennent peu après 12 h 45 pour éteindre les flammes. Aucun blessé n’est à déplorer, mais de nombreux riverains, entendant ces salves à répétition, ont d’abord cru à des coups de feu — une habitante trentenaire pensait même à une fusillade ou à un règlement de comptes.
Des collégiens confinés à cause des trafiquants
Signe de la gravité de la situation : la direction du collège Albert-Vinçon, situé à proximité, a activé son protocole de mise en sécurité en entendant les détonations. Les collégiens ont été confinés dans l’établissement, le temps que la police lève le risque — environ trois quarts d’heure, avant une sortie autorisée un peu avant 13 h. Le rectorat a confirmé le confinement, présenté comme bref et préventif face à une situation jugée plus impressionnante que dangereuse.
Reste l’image, saisissante : dans une ville moyenne de l’Ouest, des enfants et leurs professeurs contraints de se calfeutrer dans leur collège parce que des trafiquants arrosent le quartier de mortiers en pleine matinée. Les habitants, eux, ne s’y trompent pas : un riverain d’une soixantaine d’années résume que ce sont les dealers qui font la loi ici, tandis qu’un autre, installé depuis trop longtemps à ses propres yeux dans le quartier, décrit crûment une situation devenue invivable. Un climat de tension qui, de l’aveu général, perdure depuis des années.
La police a patrouillé tout l’après-midi, épaulée par des renforts de CRS venus de Nantes : vers 17 h 30, près de 10 camions étaient encore sur place pour des contrôles dans différents secteurs de la Bouletterie, et une opération de sécurisation était annoncée.
Un « objectif zéro point de deal » qui se fait attendre
L’épisode intervient alors que les autorités multiplient les annonces. Le 23 juillet, le nouveau préfet de Loire-Atlantique, Laurent Hottiaux, s’était déplacé dans ce même quartier pour promettre un renforcement de la présence policière et fixer un objectif de zéro point de deal. Ces derniers jours encore, 2 mineurs de 17 ans ont été interpellés à la Bouletterie et placés en garde à vue pour des infractions liées aux stupéfiants, avant une prochaine convocation en justice. Des actions ciblées sont régulièrement menées sur réquisition de la procureure de la République de Saint-Nazaire. Force est de constater que ni les visites préfectorales ni les gardes à vue n’ont, pour l’heure, rendu le quartier à ses habitants.
La classe politique locale a réagi : dans un communiqué, le Rassemblement national de Loire-Atlantique, par les voix de Gauthier Bouchet et Julio Pichon, juge intolérable que des enfants et des enseignants en soient réduits à se confiner à cause de voyous et de trafiquants, apporte son soutien aux habitants excédés comme aux policiers attaqués, et réclame le rétablissement de l’ordre républicain dans les quartiers de Saint-Nazaire, estimant que la sécurité des enfants et la tranquillité publique ne se négocient pas.
Illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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