La Belgique et l’Espagne se retrouveront en quarts de finale de la Coupe du monde, vendredi à Los Angeles. Les deux nations ont franchi le cap des huitièmes lundi, mais par des chemins radicalement opposés : là où les Diables rouges ont déroulé face aux États-Unis (4-1), la Roja a dû attendre le temps additionnel pour venir à bout du Portugal (1-0).
À Seattle, la Belgique déroule sans forcer
Rudi Garcia, sélectionneur français des Belges, avait fait un choix fort en laissant Kevin De Bruyne et Jérémy Doku sur le banc au coup d’envoi. Le message — les meilleurs joueront, aux remplaçants d’assumer — a été parfaitement reçu. Charles De Ketelaere s’est retrouvé impliqué sur les trois premiers buts belges : ouverture du score de près sur un centre de Leandro Trossard (9e), doublé de la tête (33e), puis provocation du contre décisif sur le troisième but, conclu par Hans Vanaken dans la cage désertée par un gardien américain trop aventureux (57e).
Les États-Unis, pays coorganisateur, n’auront existé que le temps d’une égalisation de Malik Tillman sur coup franc dévié (31e), avant de sombrer dans l’intensité. Entré en fin de match, Romelu Lukaku a inscrit son 92e but en sélection pour sceller le score. Le rendez-vous avait été précédé d’une polémique autour de Folarin Balogun, dont la suspension avait été annulée sur fond de pressions politiques, sans que l’affaire ne pèse sur le cours du jeu.
À Arlington, l’Espagne arrache sa qualification
Le duel entre l’Espagne et le Portugal a offert un tout autre visage. Longtemps accroché, indécis, il a livré une première période spectaculaire où les deux formations ont multiplié les occasions franches : Mikel Oyarzabal a manqué le cadre seul face au but (8e), tandis que le gardien portugais Diogo Costa multipliait les parades. Devant, Unai Simon a maintenu l’Espagne à flot, sauvé une fois par sa transversale sur une frappe de Nuno Mendes déviée (41e).
Il aura fallu deux entrants pour débloquer la situation. Ferran Torres, jusqu’ici en difficulté dans le tournoi, a glissé un ballon parfait dans la profondeur pour Mikel Merino, qui a enfin trompé Costa à l’entrée du temps additionnel (90e+1). Le Portugal a poussé jusqu’au bout — têtes de Bernardo Silva puis de Joao Neves à quelques centimètres du cadre — sans parvenir à égaliser. Au coup de sifflet final, Cristiano Ronaldo quittait la pelouse en larmes, peut-être conscient de venir de disputer son dernier match en Coupe du monde.
Reste désormais un quart de finale d’une tout autre consistance pour les hommes de Garcia : vendredi, à Los Angeles, la Belgique retrouvera une Espagne qui, malgré ses doutes, n’a pas encaissé le moindre but depuis le début de la compétition.
Photo : DR
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