Poulet crousty-riz : la cuisine hors sol de la « Nouvelle France » version asile psychiatrique

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Il fut un temps où un plat racontait une terre. Une saison. Un peuple. Une mémoire. Aujourd’hui, il suffit d’ouvrir TikTok pour comprendre que tout cela est terminé. Place au “poulet crousty-riz” : objet culinaire non identifié, sans racines, sans histoire, sans dignité.

Ce n’est pas un plat. C’est un produit de zone commerciale.

Un assemblage approximatif, ni bon, ni mauvais, né quelque part entre la friteuse industrielle et le cerveau d’un community manager. Du riz quelconque, bas de gamme, du poulet low cost, standardisé — ces bêtes gonflées à la chaîne qui n’ont jamais vu autre chose que la lumière artificielle — et une sauce sucrée-salée conçue pour saturer les papilles comme un soda bon marché.

Le tout vendu à bas prix, filmé en gros plan, poussé par des influenceurs qui confondent cuisine et bruit numérique. Mais le plus révélateur n’est pas là.

Ce “plat” n’appartient à aucune tradition. Ni nos façons de cuisiner le poulet en Europe. Ni les traditions exotiques. Il ne prolonge rien. Il ne respecte rien. Il est le fruit d’un monde où tout se mélange, se simplifie, se caricature. Une cuisine d’assemblage, déracinée, qui imite vaguement des influences venues d’ailleurs sans en comprendre ni la richesse ni l’exigence.

Car ailleurs, justement, on cuisine encore. On prend le temps. On travaille les sauces, les épices, les cuissons longues. On transmet des gestes. On respecte les produits. Ici, on empile.

Le poulet crousty-riz, c’est la version low-cost d’une mondialisation culinaire mal digérée. Une copie sans âme de cuisines qui, elles, ont une profondeur, une exigence, une histoire. Même le Big Mac paraitrait presque traditionnel à côté de cette arnaque.

Et c’est là que le malaise s’installe.

Parce que ce succès dit quelque chose : une société qui ne sait plus d’où elle vient, qui ne cherche plus à comprendre ce qu’elle mange, et qui accepte sans broncher qu’on lui serve des ersatz en guise de culture.

Le goût disparaît. La transmission disparaît. La fierté disparaît.

Il ne reste que le croustillant. Et les vidéos.

Dans cette Nouvelle France-là, chère à Mélenchon, à ses sbires, mais aussi à tous ceux qui ont permis son émergence, on ne cuisine plus : on consomme des tendances. On ne mange plus : on scrolle.

Le poulet crousty-riz n’est pas une anomalie. C’est un signal. Celui d’un monde où la cuisine devient un simple contenu, interchangeable, jetable, oublié dès le lendemain.

Un monde où l’on peut remplacer n’importe quelle tradition par un produit viral, pourvu qu’il soit gras, sucré, salé — et validé par l’algorithme.

La suite est déjà écrite.

Demain, on vendra n’importe quoi, y compris du vrai caca pané, emballé dans du marketing, porté par des influenceurs, applaudi par réflexe. Et ça marchera. Le Crousty-Riz, c’est le symptôme d’une époque qui a remplacé le goût par l’image, la cuisine par l’algorithme, et le plaisir par l’addiction.

Parce que le problème n’a jamais été le poulet.

Le problème, c’est tout ce qu’il remplace.

Julien Dir

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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3 réponses à “Poulet crousty-riz : la cuisine hors sol de la « Nouvelle France » version asile psychiatrique”

  1. guillemot dit :

    C’est dans tous les domaines, cuisine, musique, littérature, mode de vie etc … que les états européens sont en train de perdre leur âme et leur identité. Il est grand temps de se ressaisir et de faire revivre notre folklore

  2. Durandal dit :

    Bonjour,

    Les Français et leur (mauvais) goût pour l’exotisme. Ca ressemble à la nourriture africaine typique du côté du sénégal. Ca fait « étranger ». Mais c’est moins pire qu’un Mc Do consommé régulièrement et qui n’est plus de l’ordre de la mode chez nous.

    Cdt.

    M.D

  3. AD dit :

    Chez moi, tous les soirs, on fait la queue pour acheter le fameux crousty chicken ( poulet d Ukraine )
    des célibataires mais aussi des familles…le midi à côté du marché et des vrais producteurs locaux, l’odeur du  » graillon » de l’huile surchauffée envahit l’atmosphère pendant qu’on demande des « wings » bien cramées….hélas, on ne veut plus passer du temps en cuisine, on préfère regarder des vidéos stupides pendant des heures et on nous dit que les pauvres ne peuvent pas acheter de bons produits. Mais ils achètent les chips, les saletés pour apéro, les sodas, les barres hyper sucrées, les viandes industrielles, les légumes hors saison et…tout cela résulte de la culture d’un pays et on est mal barrés !

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