Les nids ne s’installent plus au fond du jardin. Terrasses de restaurants, cours d’écoles, chambres d’enfants, coffrages de volets roulants, faux plafonds, combles : les colonies de guêpes et de frelons se logent désormais au cœur des espaces de vie.
C’est le constat que dresse Nuisi’Clean, entreprise de désinsectisation forte de 14 années d’exercice et de plusieurs milliers de destructions de nids, dans un communiqué diffusé cet été. Son fondateur, Valentin Kramzar, décrit des situations qui n’ont plus grand-chose à voir avec celles observées il y a une dizaine d’années — et une méconnaissance persistante du danger chez les particuliers.
Le frelon asiatique a changé la donne
L’évolution la plus lourde tient à l’expansion du frelon asiatique. Longtemps considéré comme ponctuel dans certaines zones, il fait aujourd’hui partie des interventions régulières du secteur. Les nids se retrouvent à proximité immédiate des maisons, des jardins, des terrasses et des espaces publics.
Cette progression a contraint les entreprises spécialisées à revoir leurs méthodes, leurs équipements et leur organisation. Elle pose aussi un problème qui dépasse la sécurité des personnes : le frelon asiatique reste une menace directe pour les colonies d’abeilles, sujet que les apiculteurs bretons connaissent mieux que quiconque.
Les erreurs qui envoient aux urgences
Le communiqué insiste sur un phénomène en hausse : les tentatives de destruction improvisées. Feu, jet d’eau, insecticides inadaptés, interventions sans protection — les particuliers s’y risquent encore massivement.
Une colonie menacée devient extrêmement agressive en quelques secondes. Pour une personne allergique, le pronostic vital peut être engagé.
L’idée reçue la plus dangereuse concerne la nuit. Beaucoup pensent qu’intervenir après la tombée du jour élimine tout risque. C’est faux : les frelons restent particulièrement dangereux la nuit, et ils sont fortement attirés par les sources lumineuses. Plusieurs clients de l’entreprise rapportent avoir été attaqués simplement après avoir éclairé un nid avec une lampe torche, provoquant la sortie immédiate de dizaines d’individus.
Deuxième erreur fréquente : croire qu’un nid dissimulé derrière un mur, un plafond ou un coffrage finira par disparaître tout seul. Sur le terrain, les professionnels constatent l’inverse. Il arrive que guêpes et frelons rongent progressivement les matériaux pour agrandir leur nid, jusqu’à provoquer l’apparition soudaine d’insectes à l’intérieur même du logement.
Certaines interventions ont ainsi nécessité l’ouverture de plafonds ou de cloisons dans des chambres d’enfants, parfois en pleine nuit, après l’apparition d’insectes dans la pièce.
Les publics les plus exposés
Le phénomène touche autant l’urbain que le rural. Nuisi’Clean intervient chez des particuliers, mais aussi dans des hôtels, des restaurants, des campings, des entreprises, des copropriétés et des établissements accueillant des enfants.
Les situations impliquant des personnes allergiques constituent la préoccupation principale : lorsqu’un nid est repéré à proximité immédiate d’une habitation ou d’un lieu recevant du public, l’intervention doit être menée très rapidement.
L’évolution des produits
Le communiqué évoque un changement de pratiques sous l’effet des préoccupations environnementales. L’entreprise dit chercher à éviter, dans certaines situations, les formulations fortement chargées en pyréthrinoïdes de synthèse — perméthrine, cyperméthrine — afin de limiter les résidus persistants.
Elle s’oriente vers des solutions à base de pyrèthre naturel, substance d’origine végétale qui se dégrade rapidement à la lumière et laisse moins de résidus que les insecticides de synthèse traditionnels.
Comment choisir un professionnel
Le secteur reste peu réglementé, et les interventions improvisées y sont nombreuses. Un repère existe : la certification CEPA, reconnue à l’échelle européenne, qui encadre les protocoles d’intervention, les méthodes employées et les exigences de sécurité et de qualité. N
Pour un particulier confronté à un nid, c’est le premier critère à vérifier avant de faire appel à un prestataire.
En pratique : ne jamais tenter de détruire un nid soi-même, ne pas l’éclairer ni le déranger, s’en éloigner et faire appel à un professionnel certifié. En cas de piqûres multiples ou de réaction allergique, appeler le 15.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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