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Considéré comme le meilleur tireur d’élite de tous les temps, Simo Häyhä fut le héros de la guerre de l’hiver 1939-1940 entre la Finlande et l’Union soviétique. Son parcours a inspiré une bande dessinée.
Dans sa jeunesse, parce que piètre tireur à la chasse, Riku, jeune finlandais, est durement réprimé par son père, une brute alcoolique. Il rencontre heureusement la belle Lümi. Mais en novembre 1939, l’URSS envahit la Finlande. Riku s’engage, comme ses frères, contre l’envahisseur soviétique. Riku est le seul à s’en sortir vivant. L’armée finlandaise confie alors à Riku, au cœur des rangs ennemis, des missions d’embuscades et de sabotage. Riku, tireur d’élite solitaire, sème ainsi la mort dans les rangs soviétiques. Abattant des centaines d’ennemis, on le surnomme « Mort Blanche »…
Le scénariste Thierry Toussaint (sous pseudonyme Kid Toussaint), né en 1980 à Bruxelles, est journaliste de formation. Il entre au journal Spirou en 2015. Il crée des scenarios dans des domaines différents : humour (Marsupilami Des histoires courtes par…, Absolument normal, Marsupilami tome 35 La dernière chasse), policier (Sanglante Chicago, Snooze, Notorious circus, Killing Time), science-fiction (The notorious), fantastique (Holly Ann) et historique (À l’ombre du convoi, Brûlez Moscou, De l’autre côté du mur, Woodstock 69). Pour La course du siècle, traitant du marathon aux Jeux olympiques de 1904, il reçoit le prix Historia. En plus de son activité de scénariste, il traduit des comics et travaille dans l’audiovisuel.
Dans cet album, il s’inspire de la vie de Simo Häyhä (1905–2002). Ce finlandais, qui s’engage dans la milice volontaire finlandaise à l’âge de 17 ans, excelle dans les compétitions de tir. Pendant la guerre d’Hiver de 1939-1940 entre la Finlande et l’Union soviétique, il sert comme tireur d’élite dans l’armée finlandaise, par des températures oscillant entre -20 et -40 °C. Il est vêtu d’un uniforme de camouflage blanc. Surnommé la Mort Blanche, tous ses tirs mortels (au moins 500 victimes) ont été effectués en moins de 100 jours. En mars 1940, une semaine avant la fin de la guerre, Häyhä est grièvement blessé par une balle explosive tirée par un soldat de l’Armée rouge qui lui fracasse la mâchoire inférieure gauche. Après la guerre, il devient éleveur de chiens et chasseur d’élans.
Mais le scénariste imagine un récit qui n’est pas une biographie de celui qu’on a surnommé la Mort Blanche. Il expose ainsi une enfance dure, puis un jeune homme qui devient une machine à tuer, en se refermant de plus en plus. On devine une cassure profonde au fond de son âme. Dans les dernières pages de cet album, le scénariste travestit même totalement l’Histoire en imaginant une autre fin pour ce héros finlandais, s’inspirant ainsi du parcours d’Hiroo Onoda, soldat japonais retranché dans la forêt des Philippines depuis 1944 et qui n’a rendu les armes qu’en 1974 !
Le récit est néanmoins très intéressant. Le scénariste alterne les passages où Riku traque et tue ses adversaires, et le rappel de son passé : sa jeunesse, sa romance avec la belle Lümi et ses relations houleuses avec son père. Ce récit de guerre, qui devient ainsi un drame psychologique, rappelle les œuvres de Dimitri.
Le dessinateur espagnol Iñaki Holgado est né à San Sebastián (Pays Basque). Après douze années passées à travailler pour l’animation, le jeu vidéo et la publicité, il se consacre exclusivement à la bande dessinée.
Son dessin avait déjà séduit dans les albums Verdun, Jean Moulin (Les compagnons de la Libération, tome 3), La prière aux étoiles, Le réseau Comète La ligne d’évasion des pilotes alliés, La guerre des Amazones, MP Police Militaire. Par un trait semi-réaliste léché et fin, il nous faire ressentir une sorte d’hiver éternel où erre Riku, aux traits expressifs. Il apporte un soin particulier aux uniformes et armes de ce conflit méconnu. Le dynamisme des planches convient bien à ce récit rythmé. Les scènes de combat, dans une intensité dramatique poignante, restituent avec justesse toute la violence de la guerre.
Raphaël Bauduin met en couleurs cet album, avec l’aide d’Anaïs Blanchard qui s’occupe des aplats. La palette de couleurs adaptées à chaque ambiance, créant de forts contrastes, apporte une lumière bienvenue à ce récit dramatique.
Kristol Séhec
Mort Blanche, 64 p., 15,90 euros. Bamboo, Grand angle.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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Une réponse à “Mort Blanche, le sniper finlandais en bande dessinée.”
« Le dessinateur espagnol Iñaki Holgado est né à San Sebastián (Pays Basque). » Dans B.I. on aurait aimé lire : « Le dessinateur basque Iñaki Holgado est né à Donostia (Guipuscoa) ».