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À Arpajon, dans l’Essonne, le week-end de Pâques a été marqué par une scène troublante dans l’église Saint-Clément. Samedi 4 avril, vers 16 h 15, un homme de 43 ans, né en Tunisie selon les sources policières citées par Valeurs actuelles et Actu Essonne, s’est introduit dans l’édifice en criant à plusieurs reprises « Allah Akbar ». Il s’est ensuite agenouillé pour prier, avant de se relever, de renverser plusieurs objets et de bousculer une fidèle. Plusieurs personnes se trouvaient alors dans l’église, dont le prêtre, qui a immédiatement alerté la police.
Interpellé sans difficulté, l’homme a fait l’objet d’une expertise psychiatrique, laquelle a conclu à son discernement. Une perquisition menée à son domicile n’a rien révélé de préoccupant. En revanche, les sources concordent sur un point : le mis en cause avait consommé une quantité importante de cannabis. Selon Valeurs actuelles, il a expliqué avoir été pris d’une « folie passagère » après avoir fumé un joint avant les faits. Sa garde à vue a été levée, tandis que le parquet d’Évry a demandé la poursuite de l’enquête préliminaire.
L’atteinte aussitôt minimisée
Les faits d’Arpajon ne peuvent pourtant être réduits à un simple épisode confus. Un homme entre dans une église catholique, y hurle une invocation islamique, perturbe un lieu de culte et s’en prend à une fidèle : l’ensemble dessine autre chose qu’un banal incident. Comme souvent lorsque les chrétiens sont visés, l’affaire semble aussitôt renvoyée à la drogue, au trouble momentané ou au dérapage isolé. Que le suspect ait été déclaré discernant devrait pourtant empêcher toute évacuation trop rapide du sujet.
Sans préjuger des intentions exactes de l’homme, cet épisode rappelle au moins une réalité : les églises apparaissent de plus en plus vulnérables, et les atteintes qui les visent sont trop souvent regardées avec une étrange indulgence. En pleine période pascale, un tel acte touche nécessairement à quelque chose de plus large que le seul comportement d’un individu.
Climat troublant jusque pendant Pâques
Ce malaise dépasse d’ailleurs le seul cas d’Arpajon. En Italie, à Pordenone, quatre voitures garées en face de l’église du Sacré-Cœur ont eu leurs pneus crevés le matin de Pâques, entre 10 h 30 et 11 h 30, pendant que les fidèles assistaient à la messe. Une enquête a été ouverte. En l’état, le mobile exact n’est pas établi, et il faut s’en tenir à cette prudence.
Il n’empêche : la répétition de tels faits pendant les fêtes pascales rappelle combien les lieux, les symboles et les temps chrétiens semblent de moins en moins protégés. À Arpajon, l’affaire renvoie à une question plus large, celle du recul du respect dû au christianisme dans l’espace public.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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4 réponses à “Christianophobie à Arpajon (Essonne) : un homme crie « Allah Akbar » dans une église en plein week-end de Pâques”
Ils peuvent pas nous fichent la paix ???
Nous sommes rassurés : il n’est pas absolument nécessaire d’être « fou » ou psychologiquement perturbé pour commettre des attentats – car il s’agit bien de cela en l’espèce même en l’absence de violences physiques – c’est d’ailleurs peut-être cette circonstance particulière qui a permis de conclure très rapidement que l’agresseur disposait de son « discernement » ; qu’en aurait-il été en présence de victimes sacrificielles ?
On va encore nous raconter que l’auteur de ces hurlements avait des troubles psychiatriques !
Ça c’est de l’info. Moins violent que le bataclan mais préoccupant…quand même. Selon d’autres sources que Valeurs Actuelles, le suspect n’aurait pas crié Allah Akbar, Dieu est plus grand, qui dans un lieu religieux aurait été de circonstance et on peut être d’accord avec l’intitulé, mais: ‘Allah vous faire enc.. » ce qui l’est moins.