Charlie et les kangourous, De la Comédie-Française, La Fille dans les nuages, Nightborn, Sur la route d’Omaha, Cap Farewell : la sélection cinéma hebdo

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Charlie et les kangourous, De la Comédie-Française, La Fille dans les nuages, Nightborn, Sur la route d’Omaha, Cap Farewell : voici la sélection cinéma hebdo.

De la Comédie-Française

Comédie — 1h15 — de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, avec Pauline Clément, Laurent Stocker, Julien Frison, Marina Hands, Guillaume Gallienne, Benjamin Lavernhe

Dans trois heures, Nina dévoile sa première mise en scène à la Comédie-Française. Mais dans l’agitation des dernières répétitions, rien ne se passe comme prévu : retards, coups de stress, problèmes techniques et affrontements d’ego secouent la troupe. Nina n’a pourtant pas le choix : à la Comédie-Française, on n’annule pas. Commence alors une course contre la montre pour sauver la représentation.

Récompensée au festival de l’Alpe d’Huez en janvier dernier, cette comédie a la particularité d’avoir été construite avec l’institution elle-même : les scénaristes ont multiplié les entretiens avec sociétaires et pensionnaires pour recueillir anecdotes, habitudes de travail et situations vécues. De nombreuses scènes s’inspirent de faits réels, condensés et amplifiés pour les besoins du récit. Les réalisateurs tenaient à ce que la troupe raconte sa propre histoire — ce qui explique un générique où l’on retrouve une bonne partie du Français dans ses propres murs.

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Une durée resserrée, une unité de temps quasi théâtrale, et un pari : faire aimer le théâtre à ceux qui n’y vont pas.

La Fille dans les nuages

Animation, aventure, famille — 1h28 — de Philippe Riche, avec les voix de Louane, Jamel Debbouze et Grégoire Ludig

Providence, onze ans, découvre qu’elle habite à côté de l’auteur des romans jeunesse dont elle est fan. Quand l’écrivain lui avoue les avoir rédigés avec une plume qui rend réel tout ce qu’on écrit avec elle, puis lui confie l’objet, la préadolescente comprend qu’elle peut accomplir tous ses rêves. Accompagnée d’Airbag, son cochon d’Inde désormais doué de parole, elle s’envole pour une aventure qui la mènera à vouloir sauver la planète.

Premier long-métrage de Philippe Riche, cette coproduction franco-belge s’inspire très librement du roman de Romain Puértolas La Petite Fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel. Le producteur Luc Bossi avait déjà adapté le même auteur avec Le Fakir coincé dans une armoire Ikea. L’équipe d’animation compte des artistes passés par les grosses machines américaines, et la qualité graphique a été saluée par les premiers retours de presse.

À partir de 6 ans.

Charlie et les kangourous

Aventure, comédie, famille — 1h47 — de Kate Woods, avec Lily Whiteley, Ryan Corr et Rachel House

Après une panne de voiture, Chris, ancien présentateur météo vedette, se retrouve bloqué dans une petite ville reculée d’Australie. Il y rencontre Charlie, une fillette aborigène de douze ans passionnée par les kangourous — une passion qu’elle partageait avec son père, aujourd’hui disparu. Une amitié improbable se noue. Ensemble, ils vont recueillir et soigner des bébés kangourous orphelins.

Le film s’inspire de l’histoire vraie de Chris « Brolga » Barns, fondateur d’un sanctuaire australien pour kangourous orphelins. Deuil, confiance en soi, rapport au vivant : les thèmes sont universels, l’Outback est somptueux, et le récit reste très balisé — les critiques familiales saluent une sensibilité écologique bienvenue tout en pointant un déroulé prévisible. Pour les plus jeunes spectateurs, l’argument décisif tient probablement dans le bébé kangourou.

Dès 6 ou 7 ans selon les recommandations.

Nightborn

Épouvante-horreur, fantastique — 1h32 — de Hanna Bergholm, avec Seidi Haarla, Rupert Grint et Pamela Tola

Rêvant d’une vie de famille paisible, Saga et son mari britannique Jon quittent Londres pour s’installer dans la maison où elle a passé une partie de son enfance, au cœur de la forêt finlandaise. Mais dès la naissance de leur fils, et malgré un entourage qui se veut rassurant, Saga perçoit chez son bébé quelque chose d’inexplicable et d’inquiétant. Son entourage attribue ses craintes à l’épuisement et au désarroi post-partum. Le comportement du nourrisson, lui, devient toujours plus troublant.

Après Egō (Grand Prix à Gérardmer), la Finlandaise Hanna Bergholm poursuit son exploration de l’horreur corporelle, cette fois du côté de la maternité. Coécrit avec Ilja Rautsi, le film puise dans le folklore finlandais ce qu’elle décrit comme un « conte de Grimm moderne ». Pour la créature, l’équipe a privilégié les effets pratiques aux images de synthèse. Rupert Grint, définitivement sorti de l’ombre de Ron Weasley, a raconté avoir lu le scénario au moment même où il apprenait qu’il allait devenir père.

Présenté en compétition à la Berlinale. Coproduction Finlande-Lituanie-France-Royaume-Uni. Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement — le film traite frontalement des difficultés d’une jeune mère avec son enfant et peut heurter un public sensible.

Sur la route d’Omaha

Drame — 1h23 — de Cole Webley, avec John Magaro, Molly Belle Wright, Wyatt Solis et Talia Balsam

Ella et son frère Charlie sont réveillés en pleine nuit par leur père. Sans explication, il les embarque pour un long voyage sur les routes du Midwest. Tandis que les deux enfants découvrent un monde qu’ils n’ont jamais vu, le père reste mutique et soucieux. Peu à peu, Ella commence à entrevoir la vérité derrière ce voyage improvisé.

Premier long-métrage de Cole Webley, sur un scénario de Robert Machoian conçu dès 2008 et longtemps refusé — y compris par un atelier d’écriture de Sundance. Le film y a finalement été présenté en avant-première mondiale en janvier 2025, avant une tournée de festivals qui l’a mené à Deauville, d’où il est reparti avec le Prix du Jury. Tourné dans l’Utah, le Wyoming et le Nebraska.

Un road-movie très américain dans sa forme, dont la sobriété et la brièveté (1h23) font une bonne partie de la force. Déconseillé aux moins de 14 ans selon certaines recommandations parentales : le sujet, qui se dévoile progressivement, est plus sombre que ne le laisse deviner l’affiche.

Cap Farewell

Drame — 1h48 — de Vanja d’Alcantara, avec Noée Abita, Pascale Bussières, Olivier Gourmet et Matteo Simoni

Toni, vingt-quatre ans, sort de prison et doit retourner vivre chez sa mère Betty, avec qui les relations sont tendues. Déterminée à renouer avec sa fille Anna, élevée par la grand-mère durant son incarcération, elle travaille dans la brasserie de son oncle près du port. Mais elle se retrouve bientôt impliquée dans les affaires de contrebande de Max, son amour d’enfance et père d’Anna — celui-là même pour lequel elle est allée en prison.

Le projet trouve son origine dans La Troisième Vie, un documentaire que Vanja d’Alcantara avait consacré au début des années 2000 à une détenue espagnole. La réalisatrice espérait filmer sa reconstruction après sa sortie ; la femme fut retrouvée morte quelques mois plus tard. Ce film est la seconde chance que la réalité lui a refusée.

Coproduction belgo-néerlando-canadienne, tournée loin des métropoles, dans des paysages portuaires et des quartiers modestes où l’horizon paraît immense sans jamais offrir d’échappatoire. Noée Abita, face à un Olivier Gourmet inquiétant, tient le film de bout en bout.

Photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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