Les contribuables de Loire-Atlantique peuvent commencer à provisionner. À Nantes comme à Saint-Nazaire, les maires socialistes multiplient depuis quelques jours les déclarations préparant les esprits à une hausse des impôts locaux en 2027. En toile de fond : l’effort de 54 milliards d’euros demandé par le Premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027 de l’État, dont une partie retombera sur les collectivités, et des dépenses locales gonflées par l’inflation et l’énergie.
À Nantes, « l’option fiscale » officiellement sur la table
Le ton avait été donné le 10 septembre par Bertrand Affilé, maire de Saint-Herblain et 1er vice-président de la métropole chargé des finances, pour qui une augmentation fiscale devra être étudiée « comme toutes les autres » solutions — l’élu n’excluant pas non plus de relever les taux de sa propre commune au prochain budget. Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de la métropole, a confirmé le 19 septembre dans Presse Océan : à l’échelle métropolitaine, « l’option fiscale sera abordée et soumise à la discussion », parmi d’autres pistes — économies de fonctionnement, projets décalés. À l’échelle de la ville, l’élue, soutien d’Olivier Faure à la primaire socialiste, espère pouvoir l’éviter, tout en conditionnant sa réponse au futur projet de loi de finances. Le tout en annonçant dans le même temps de nouvelles dépenses : goûter gratuit dans les écoles d’ici 2 ans et extension de la tarification solidaire des transports à 15 000 personnes.
L’opposition municipale n’a pas tardé à réagir. Pour Foulques Chombart de Lauwe, chef de file du groupe de centre droit et adversaire de l’édile aux dernières municipales, qui rappelle 40 % de hausse de la taxe foncière en 10 ans dans la cité des Ducs, le compte est vite fait : « Johanna Rolland a décidé de faire les poches des Nantais » — sans amélioration du service public en retour, cingle-t-il.
À Saint-Nazaire, la hausse est déjà actée
Le maire de Saint-Nazaire David Samzun, soutien de Raphaël Glucksmann, ne s’embarrasse pas des mêmes précautions : la ville augmentera l’impôt, faute de choix selon lui. « Il faut se préparer à l’augmentation de la pression fiscale pour l’année prochaine », annonce-t-il dans Presse Océan, sans pouvoir en chiffrer l’ampleur à ce stade. L’élu, qui dit ne plus faire confiance à l’État, avance 15 millions d’euros de compensations non versées sur 2 ans — l’équivalent de 30 % de la taxe foncière de la commune — et 400 000 € de surcoûts d’énergie et de carburants sur les 8 derniers mois. Il pointe aussi la suppression de la taxe d’habitation, qui prive la ville de recettes malgré l’arrivée de nouveaux habitants et crée à ses yeux un déséquilibre démocratique : 48 % seulement des Nazairiens sont désormais assujettis à l’impôt local. S’il refuse de toucher aux cantines, à la tranquillité publique et à l’adaptation climatique, il écarte en revanche, à rebours de Nantes, toute gratuité des bus, jugée hors de portée des finances municipales.
Les conseils municipaux et métropolitains consacrés à la préparation des budgets 2027 s’annoncent animés — et la facture, elle, se précisera dans les prochains mois.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.