Cancer du sein métastatique : vers un essai clinique de médecine personnalisée en 2027

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Plusieurs équipes de l’Institut Curie et du CNRS ont validé une nouvelle méthode destinée à choisir les traitements les plus adaptés pour les patientes atteintes de cancer du sein métastatique, fondée sur des « tumeurs sur puce ». Ces résultats, qualifiés de preuve de concept, ont été publiés dans la revue Cell Reports Medicine le 28 août 2026 et posent les bases d’un essai clinique porté par l’Institut Curie, dont le lancement est prévu pour 2027.

Avec plus de 61 000 nouveaux cas en France en 2023, le cancer du sein reste le premier cancer et la première cause de décès par cancer chez les femmes. Au stade métastatique, la maladie se caractérise par une forte hétérogénéité et par un manque de biomarqueurs permettant d’orienter le choix du traitement, d’où la nécessité d’outils capables de guider les soignants vers des traitements personnalisés, dans des délais compatibles avec la pratique clinique.

Une modélisation tridimensionnelle en environnement contrôlé

Parmi les différentes méthodes de modélisation 3D des tumeurs actuellement explorées — organoïdes tumoraux, xénogreffes dérivées de patients, tumeurs sur puce — cette dernière technologie présente l’avantage de la rapidité, là où d’autres modèles nécessitent un temps de génération incompatible avec une utilisation clinique urgente, selon le Dr Stéphanie Descroix, directrice de recherche CNRS et directrice adjointe de l’unité mixte de recherche Physique des cellules et cancers.

Les chercheurs ont construit ces modèles à partir de cellules prélevées chez les patientes, répliquant la diversité de l’écosystème tumoral ainsi que les paramètres physico-chimiques des tissus, au moyen de systèmes miniatures fabriqués par microfluidique. Il ne s’agit pas de reproduire des organes à part entière, mais de modéliser en 3 dimensions le fonctionnement de la tumeur et sa réponse aux traitements, précise la chercheuse.

Une fiabilité de 88 à 91% en seulement 4 jours

L’équipe a comparé les résultats de sensibilité et de résistance aux traitements — chimiothérapie et anticorps conjugués — obtenus par les tumeurs sur puce avec ceux issus de la méthode de référence in vivo, les xénogreffes dérivées de patients. Les résultats correspondent dans 88% et 91% des cas respectivement, et ont été obtenus en seulement 4 jours, un délai jugé compatible avec la pratique clinique et permettant de discriminer les profils de réponse et de résistance des patientes.

Un essai clinique attendu au second semestre 2027

Cette étude de faisabilité ouvre la voie à une prochaine étape indispensable avant toute intégration en pratique clinique : un essai clinique de validation, prévu pour le second semestre 2027 et coordonné par le Dr Stéphanie Descroix et le Dr Luc Cabel, oncologue médical à l’Institut Curie et co-dernier auteur de l’étude.

Selon Stéphanie Descroix, ces travaux pluridisciplinaires, associant chercheurs et cliniciens de l’Institut Curie, illustrent la concrétisation d’une médecine adaptative reposant sur des technologies personnalisées et rapidement exploitables par les soignants. À plus long terme, la technologie des tumeurs sur puce, comme d’autres modèles fonctionnels, pourrait également servir en recherche pour tester l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques.

Crédit photo : Pixabay (cc)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.

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