Mardi 4 novembre, à la Maison d’Argentine, au cœur du campus historique de l’Université de Paris, un public nombreux s’est pressé pour assister à la présentation française du rapport « The Great Reset : Restoring the Sovereignty of Member States in the European Union », fruit d’une coopération entre l’Institut Ordo Iuris (Pologne) et le Mathias Corvinus Collegium (MCC, Hongrie).
L’événement, organisé avec le concours de l’Institut de Formation Politique (IFP) et de la Bourse Tocqueville, a réuni plus d’une cinquantaine de personnalités issues de toutes les tendances de la droite française.
Une salle comble et une droite au complet
Jamais sans doute une réunion d’experts sur l’avenir de l’Union européenne n’avait rassemblé un spectre aussi large de la droite française. Étaient présents des députés et élus issus des Républicains (LR), du Rassemblement National (RN) de Marine Le Pen, du mouvement Reconquête d’Éric Zemmour, de la formation Identité et Libertés de Marion Maréchal, mais aussi des Patriotes de Florian Philippot et de Via – La Voix du Peuple de Jean-Frédéric Poisson.
Les grands médias conservateurs français couvraient également l’événement : CNews, TV Libertés, Radio Courtoisie, Radio Notre-Dame, Valeurs Actuelles, Causeur, Boulevard Voltaire, Le Figaro, JDD, Le Monde, The Epoch Times, ou encore The European Conservative. Plusieurs essayistes et journalistes indépendants étaient présents, confirmant le regain d’intérêt pour une alternative européenne enracinée et souverainiste.
Une proposition pour refonder l’Union européenne
Le rapport présenté à Paris, déjà dévoilé à Budapest, Varsovie, Madrid et Bruxelles, propose une réforme en profondeur de l’Union européenne, centrée sur la restauration de la souveraineté des États membres. Il s’agit, selon ses auteurs, de répondre à la dérive centralisatrice de Bruxelles, qui tend à vider les nations de leurs prérogatives essentielles.
La version française du document a été présentée par Olivier Bault, directeur de la communication d’Ordo Iuris et journaliste français installé en Pologne, aux côtés de Rodrigo Ballester, directeur du Centre d’études européennes du MCC. Tous deux ont opposé la vision d’une Europe des nations libres et coopérantes à celle d’un super-État européen dominé par des élites technocratiques et idéologiques.
À la suite de la présentation, les discussions ont été nourries, notamment sur les thèmes de la migration, de la démocratie européenne et de la subsidiarité. Les participants ont salué la clarté du diagnostic et la cohérence du projet proposé par les deux instituts d’Europe centrale.
L’enthousiasme était tel que tous les exemplaires disponibles des rapports d’Ordo Iuris — près de 30 kilos de documents, comprenant aussi les analyses sur le pacte migratoire européen et le projet de super-État — ont été emportés par le public avant la fin de la soirée.
La présentation s’est conclue sur un cocktail informel de plus de deux heures, propice aux échanges entre intellectuels, journalistes et responsables politiques.
Une dynamique intellectuelle conservatrice en Europe
Les partenaires français ont d’ores et déjà annoncé leur intention de traduire d’autres rapports d’Ordo Iuris en français, notamment Why Do We Need Sovereignty? et The EU Migration Pact and Border Protection in Questions and Answers.
Ils ont également invité les représentants polonais et hongrois à venir présenter prochainement un nouveau rapport consacré au transfert des compétences migratoires de Bruxelles vers les États membres.
Cette soirée parisienne confirme le rapprochement intellectuel croissant entre les droites d’Europe centrale et occidentale, autour d’une vision commune : rendre l’Europe aux nations, restaurer la liberté politique des peuples, et défendre une civilisation européenne enracinée, face à la bureaucratie et à l’idéologie gauchiste.
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