Les indicateurs sont au rouge outre-Atlantique. Jamais depuis près d’un quart de siècle les Américains ne s’étaient dits aussi mal dans leur tête. Les jeunes générations paient le prix fort.
Le constat est sévère. Selon les dernières données issues d’enquêtes d’opinion, le niveau de bien-être mental des Américains atteint un point historiquement bas. En 2025, moins d’un tiers de la population affirme se sentir « très bien » psychologiquement. Un effondrement spectaculaire si l’on compare avec le début des années 2000, période durant laquelle une majorité se déclarait en bonne santé mentale.
La dégradation s’est accélérée au moment de la pandémie de Covid-19, mais la tendance ne s’est pas inversée depuis. Au contraire, elle s’enracine dans la durée.
Si toutes les catégories d’âge sont concernées, ce sont les plus jeunes qui trinquent le plus. Adolescents de la génération Z et jeunes adultes issus de la génération Y enregistrent la chute la plus brutale du sentiment de bien-être.
Un signal d’alarme pour une société qui se veut tournée vers l’avenir : ses forces vives se disent de plus en plus fragiles, anxieuses, voire déprimées.
Réseaux sociaux, précarité, pression permanente
Les explications sont multiples. La montée en puissance des réseaux sociaux, avec leur cortège de comparaisons toxiques, de harcèlement et d’hyperexposition, est souvent citée. À cela s’ajoutent l’angoisse financière, la difficulté d’accéder au logement, l’instabilité professionnelle et la perte de repères collectifs.
Paradoxalement, les jeunes parlent davantage de leurs problèmes qu’autrefois. La parole se libère, ce qui permet une meilleure visibilité… mais révèle aussi l’ampleur du malaise.
En vingt ans, le recours aux professionnels de santé mentale a fortement progressé. Au début des années 2000, seuls quelques pourcents des adultes consultaient psychologues ou psychiatres. Aujourd’hui, un quart de la population américaine y a déjà eu recours.
Pourtant, cette hausse des consultations ne suffit pas à enrayer la spirale. Le mal-être progresse plus vite que les réponses apportées.
Un climat politique et économique anxiogène
L’année 2026 ne s’annonce pas plus sereine. Élections de mi-mandat, polarisation politique extrême, tensions raciales, inquiétudes économiques persistantes… tous les ingrédients sont réunis pour alimenter le stress collectif.
Les experts notent également un lien entre les marchés financiers et la santé mentale : une chute boursière accentue souvent les symptômes dépressifs, notamment chez ceux qui voient leurs projets de retraite s’éloigner.
Derrière ces chiffres, c’est un modèle de société qui vacille. Hyperconnexion, compétition permanente, solitude numérique, perte du sens collectif… Les Américains semblent de plus en plus seuls face à leurs angoisses.
La question n’est plus seulement médicale, mais civilisationnelle : comment reconstruire un cadre de vie apaisant dans une société fragmentée, anxieuse et obsédée par la performance ?
En Europe, alors que les conséquences sont les mêmes, la question semble ne pas intéresser nos dirigeants.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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